DS Penske engrange des points précieux
L’écurie franco-américaine conclut son week-end japonais sur une note encourageante. Après avoir sécurisé une 8e place samedi, Jean-Éric Vergne a récidivé dimanche avec une solide 6e position. Son coéquipier Max Günther prend le point de la 10e place, au terme d'une course stratégique et intense.
Photo de : DPPI
En Formula E, la seconde course du double header ne comporte pas de Pitboost (recharge obligatoire pour des raisons stratégiques et non par manque d’énergie), et elle était ici prévue un peu plus courte (32 tours contre 35) que celle de la veille. Ceci a été imaginé pour pousser les écuries à dessiner de nouvelles feuilles de route énergétique et offrir plus de spectacle en piste, ce que DS Automobiles a l’habitude de faire, fort de sa longue expérience dans la discipline.
A Tokyo, le format de la seconde journée était en revanche le même que celui de la veille, avec une séance d’essais -la troisième du week-end- prévue dès 8 heures du matin. A cette heure quelque peu matinale il faisait déjà chaud sur le circuit de Tokyo Big Sight, qui a séché pendant la nuit. Les monoplaces électriques du championnat ont alors affolé les chronos, améliorant sensiblement les temps de référence réalisés vendredi lors de la première séance d’essai.
Dès le début de la séance on a alors pu observer que les Porsche et les Nissan étaient au rendez-vous, tout comme la DS Penske de Jean-Éric Vergne qui pointait en 4ème position, à 8 millièmes de seconde de la Maserati de Jake Hugues, et à 3 dixièmes de la tête. Max Günther, 8ème sur l’autre DS Penske, n’était que 2 dixièmes plus loin, ce qui semblait être de bon augure pour les qualifications. D’autant que cette fois celles-ci ont pu se dérouler normalement, après l’annulation de celles du samedi à cause des pluies nourries qui avaient rendu le circuit impraticable.
Dans le groupe A, Jean-Éric Vergne hisse d’abord sa DS E-Tense FE25 en quarts de finale sur un rythme prometteur. Juste derrière, toujours avec des conditions de piste plus favorables que la veille, Max Günther sort un très bon tour mais glisse légèrement dans l’avant-dernier virage et rate sa qualification pour 1 dixième de seconde. Dans les duels, JEV efface Lucas Di Grassi (Lola Yamaha) après un tour bien mené, et retrouve Oliver Rowland en demi-finale. Mais le pilote britannique, leader du championnat, se montre intouchable dans cet exercice. Le pilote tricolore s’élancera finalement de la seconde ligne sur la grille de départ à bord de sa DS E-Tense FE25.
Une course bien gérée par les pilotes DS Penske
Jean-Eric Vergne (DS Penske).
Photo de: DPPI
Le départ se passe sans encombre, sur ce circuit étroit où les opportunités de doubler sont peu nombreuses. La zone d’activation du mode Attack, située à l’extérieur du virage 4, n’est pas particulièrement pénalisante mais ne permet pas de conserver sa position. Il faut ensuite utiliser son surplus de puissance pour revenir dans le match. Les premiers pilotes à s’en saisir seront les hommes du premier tiers de la course, seulement après deux tours de piste. Jean-Éric Vergne choisi quant à lui de se décaler légèrement sa stratégie afin de protéger sa position.
Mais derrière plusieurs monoplaces subissent des contacts et une courte procédure de Full course Yellow est déclenchée afin de pouvoir retirer les débris qui jonchent la piste. A la reprise plusieurs des hommes de tête s’empressent de déclencher leur second mode Attack alors que nous sommes à mi-course. D’autres, plus attentistes, marquent un décalage dans l’approche énergétique qui promet une fin de course sous haute tension, alors que le management des batteries jouera un rôle important jusque dans les derniers virages. Les pilotes DS Penske, eux, sont en perpétuelle communication avec leurs ingénieurs afin de saisir toute opportunité.
Souvent en bonne position dans le peloton, JEV déclenche son second mode Attack à un moment favorable et s’installe en 5ème position. Il ne reste que 9 tours à couvrir, et le pilote français résistera ensuite avec intelligence aux assauts des pilotes bénéficiant encore d’un surplus de puissance réglementaire. Il coupera finalement la ligne d’arrivée à la 6ème place, les 10 premiers pilotes se tenant en 5 secondes ! Max Günther, bon 10ème, prend le dernier point distribué au terme de cette course très bataillée. Au final, l’écurie franco-américaine marque des points importants, alors que nous sommes désormais entrés dans la seconde moitié de la saison 11.
Après ce double header animé la Formula E reste encore un peu en Asie, avec deux courses prévues à Shanghai (Chine) les 31 mai et 1er juin.
Maximilian Günther (DS Penske).
Photo de: DPPI
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