La "rédemption" de Stoffel Vandoorne

La victoire de Stoffel Vandoorne dimanche à l'E-Prix de Rome est venue valider la capacité de travail et de réaction de Mercedes.

La "rédemption" de Stoffel Vandoorne

Une victoire aux airs de "rédemption". C'est ainsi que Stoffel Vandoorne a qualifié sa course lors du deuxième E-Prix disputé à Rome, ce dimanche. Auteur de la pole position samedi mais accroché par André Lotterer avant de sortir de la piste sur une bouche d'égout en évitant la monoplace en perdition de Lucas di Grassi, le Belge ne s'est pas laissé abattre et il est reparti au charbon. Son équipe a elle aussi consenti de gros efforts, travaillant jusqu'à très tard samedi soir et aussi dimanche matin pour réparer une voiture qui avait souffert dans l'accident.

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Quatrième sur la grille de départ, Vandoorne a profité des malheurs de ses concurrents en début de course, avant de prendre l'avantage sur Pascal Wehrlein et de ne plus lâcher les rênes. Fait assez rare en Formule E, il s'est échappé à la mi-course en consolidant son avance, qui n'a fondu qu'en raison de l'intervention de la voiture de sécurité en fin d'épreuve.

"Hier, c'était une journée chargée en émotions pour nous", souligne-t-il. "Je savais qu'en course, j'avais le rythme pour partir et gagner. Nous étions rapides au moment où ça comptait. La voiture a été très endommagée hier et [les mécaniciens] avaient énormément de travail à faire pour que tout soit prêt aujourd'hui. Mais la voiture a de nouveau été parfaite."

Cette victoire à Rome est la deuxième pour Vandoorne en Formule E, la première cette saison. S'il reconnaît avoir été "un petit peu chanceux" quant au timing de la neutralisation de course par Full Course Yellow, consécutive à l'accident de Lucas di Grassi, il a aussi dû gérer l'intervention du Safety Car qui a remis Alexander Sims dans le match pour la victoire dans le dernier tour, lorsque l'autre Audi de René Rast est elle aussi sortie de piste.

"Alex réduisait l'écart avant l'intervention de la voiture de sécurité", souligne Vandoorne. "Ils semblaient plus forts que nous à un moment donné. Ils avaient le même niveau d'énergie et ils réduisaient l'écart. C'est difficile de dire ce qui se serait passé sans le Safety Car. Je ne sais pas vraiment pourquoi il a fallu la voiture de sécurité pour cet incident. J'imagine que c'était un peu pour le spectacle, et un restart est toujours difficile avec les pneus et les freins froids."

À l'heure d'un constat plus général, Vandoorne estime que Mercedes a validé lors des deux premiers week-ends de course en 2021 le travail fourni pendant des mois pour réduire l'écart avec la concurrence. Les cinq mois de pause forcée, il y a un an lorsque la crise sanitaire a explosé, ont également permis à la marque allemande de raccrocher le bon wagon.

"Lorsque la pandémie a commencé en début d'année dernière, nous avons vraiment eu le temps d'analyser notre package et d'examiner les points sur lesquels nous devions travailler", insiste Vandoorne. "Nous sommes arrivés à Berlin [en août 2020] et tout le monde avait vraiment fait un pas en avant : que ce soit sur le plan de l'ingénierie, de la stratégie ou du pilotage pour ma part. Nous avons tous fait des progrès. C'est très encourageant."

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Séries Formule E
Événement E-Prix de Rome II
Catégorie Course
Pilotes Stoffel Vandoorne
Équipes Mercedes
Auteur Basile Davoine