Dans la peau d'un pilote

Dans la peau d'un pilote : la sécurité au Mans

Tristan Gommendy prend cette année son 8e départ aux 24 Heures du Mans, avec le Jackie Chan DC Racing By Jota, en LMP2. Il fera équipe avec Alex Brundle et David Cheng. Avant le Jour J, il raconte à Motorsport.com les particularités de l'épreuve.

Les organisateurs essaient d'améliorer la sécurité tous les ans. Chaque année, j'espère que ça n'aille jamais contre le plaisir de la conduite. Mettre des règles et de la sécurité autour du circuit avec un juge qui vous tape sur les doigts dès que l'on sort le petit doigt, ce sont un peu les travers qu'il y a en ce moment, je trouve. 

Si l'on parle des commissaires, cela fait des années – en tout cas, moi, depuis ma première édition en 2003 avec Jan Lammers – que leur travail est reconnu. Ils ont des outils la nuit qu'ils n'avaient pas à cette époque-là. Mais il n'empêche que, derrière chaque lumière, il y a un homme qui presse un bouton, et honnêtement, encore une fois, ils font un travail exceptionnel. Vraiment, si Le Mans est une réussite chaque année, c'est en très, très grande partie grâce aux commissaires qui font un travail largement aussi important qu'un directeur de course.

Parfois, dans le regard du commissaire, on devine ce qui se passe. 

Tristan Gommendy

Il y a des fois, ils nous sauvent. Parfois, c'est marrant car avec un peu d'habitude, même dans le regard du commissaire qui vous met le drapeau, même si on ne voit pas l'accident, qu'on ne sait pas ce qui s'est passé, il n'empêche que dans le regard, dans l'engagement, on devine ce qui se passe. On sent que 100% des commissaires qui sont sur la piste sont vraiment très engagés et sont très passionnés par cette épreuve, avec un énorme respect pour les pilotes. Malheureusement, il m'est déjà arrivé de m'arrêter sur le bord de piste, et que ce soit avec des commissaires français, anglais, allemands, ce sont des grands passionnés, avec un immense respect pour les pilotes.

En matière de sécurité, la pluie peut aussi devenir un gros sujet. Au Mans particulièrement, le temps au tour est directement proportionnel au niveau de risque que l'on souhaite mettre en piste. Le problème, c'est que la moindre sortie est fatale pour la voiture. Il est évident que la pluie au Mans, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de pilotes qui en aient envie.

On peut aimer la pluie, mais au Mans, ça n'amuse quasiment personne. C'est une épreuve trop importante. Moi, j'aime la pluie, beaucoup de pilotes aiment certainement la pluie, mais il n'empêche qu'au Mans, généralement, on ne la souhaite jamais. Le Mans est déjà suffisamment difficile, donc on essaie de gérer ou de maîtriser un très grand nombre de facteurs, et la pluie multiplie par dix les probabilités de problèmes. La pluie n'est jamais, à mon sens, souhaitée par qui que ce soit au Mans. 

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A propos de cet article
Séries 24 heures du Mans
Événement 24 Heures du Mans
Circuit Circuit de la Sarthe
Pilotes Tristan Gommendy
Équipes Jackie Chan DC Racing
Type d'article Chronique
Tags commissaires, endurance, sécurité
Topic Dans la peau d'un pilote