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Édito - Full power !

Déjà le cap de la mi-saison atteint qu’un bilan un peu amer est à mettre dans le clan Ducati. Présente en force sur la grille, la marque rouge continue cependant d’influer et de capter l’attention.

Andrea Iannone, Ducati Team et Scott Redding, Pramac Racing

En équipant plus d’un tiers du plateau MotoGP cette saison avec sa Desmosedici, Ducati a réussi à gagner des places dans le paddock face à Honda et sa machine compétition-client.
Le travail abattu par le directeur technique Gigi Dall’Igna est venu sauver une situation récupérée alors dans les abysses de la catégorie, ou presque.

S’en suivit une longue croisade infructueuse depuis les belles années Stoner et ce titre de 2007 comme unique trophée en 13 ans de présence en Grands Prix.

Alors oui l’ex petit poucet de l’industrie a bien grandi depuis son rachat par le géant Allemand VW, qui a compris que la démonstration en Grands Prix était incontournable stratégiquement pour s’élever et accompagner le développement. Mais voilà, les belles promesses de l’hiver n’ont pas encore trouvé leur récompense, leur graal.

En coulisses l’impatience du management face à ses pilotes a débuté à la même période, avec ce probable besoin de donner un nouveau souffle à l’équipe et un fort message aux pilotes officiels. Le retour de Casey Stoner dans le giron Italien a créé un impact dont personne ne peut rester indifférent, et continue à être un axe de communication où la seule évocation de son nom a de quoi lancer les discussions, voire être la cause des désastres dont l’Argentine reste le point d’orgue ?

Andrea Dovizioso, Ducati Team pousse sa moto pour passer la ligne d'arrivée

Casey l’Australien a acquis cette stature et ce charisme depuis les stands, montant sur la monture pour indiquer la direction aux ingénieurs, signant des chronos redoutables devant lesquels certains (et pas que dans le clan Ducati) redouteraient presque une apparition en course en cours de saison.

Premier tour de force réussi pour le programme MotoGP dont le premier pilote au cassement provisoire est tout simplement Héctor Barberá, qui aligne des beaux résultats, qualifications et courses réunies. D’autres comme Redding ont réussi à donner un assurer un podium, face à la noyade Néerlandaise des deux Andrea, et Petrucci montre également un niveau de performance égal à celui de 2015 et sa belle deuxième place de Silverstone.

Une vraie puissance de frappe que beaucoup aimeraient imiter. Mais l’expérience de Ducati à fournir aux équipes privées des motos performantes (en WSBK notamment) fait partie de l’ADN de la marque, avec cet supplément économique qui permet d’amortir l’engagement colossal qu’il représente.

En signant rapidement Jorge Lorenzo en début de saison pour 2017, l’équipe dirigée par Paolo Ciabatti a presque rendu une copie parfaite, avec un rapport de cause à effet qu’on est en droit de se questionner face aux événements que traversent le Champion en titre.

Décidément la belle italienne semble faire tourner les têtes avec un réel pouvoir de déstabilisation. Munie du plus puissant moteur du plateau, la Desmosedici se taille une place de choix et la victoire lui semble à portée d’aileron. Reste à savoir sur quel tracé.

Andrea Iannone, Ducati Team, Andrea Dovizioso, Ducati Team

Évidemment je vais parler ici des essais en Autriche où le rapt du top 4 est un coup de massue pour les acteurs du Championnat, en particulier ceux en lutte pour le titre. Pendant ce temps, Casey Stoner réfléchit à une éventuelle participation, et si elle a lieu cette année ce sera sur le Red Bull Ring. Quel meilleur terrain pour une pige, sur un circuit inconnu de tous et où il s’infiltre en 3e position. Regardez le tableau, nous y sommes déjà avec ce titre du retour incroyable poussant à imaginer une fiction où le numéro 27 s’impose. Il deviendrait ainsi le premier à offrir la victoire à une marque pour laquelle il fut le dernier à triompher, 6 ans après.

Et quelle conséquence pourrait créer la bonne forme des motos Italiennes sur une saison ayant déjà offert son lot d’imprévus? Rarement un constructeur a été aussi influent sur autant d’aspects du Championnat.

La dernière marche de la puissance Ducati serait, pourquoi pas, de tenter le même pari que celui effectué fin 2006 avec Stoner en se tournant vers le box d’un autre Australien : Jack Miller. Ça vous tente ?

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