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Retrait d'Alpine : le point sur les chances de survie après 2026

L'Alpine A424 est engagée cette semaine pour la troisième et dernière fois aux 24 Heures du Mans. À moins qu'un constructeur ne reprenne le flambeau et empêche le démantèlement de l'équipe actuelle.

#36 Alpine Endurance Team Alpine A424

Photo de : Rainier Ehrhardt

L'édition 2026 des 24 Heures du Mans est particulière pour Alpine, dont le programme Hypercar prendra fin à l'issue de la saison du WEC. Néanmoins, dans la structure adossée à l'équipe Signatech et dirigée par Philippe Sinault, pas question de baisser les bras.

Si l'épreuve mancelle est vécue comme une parenthèse et fait l'objet de toute la concentration du moment, assurer la survie du projet est une priorité de taille. Depuis quelques semaines, les rumeurs vont bon train sur la question, et Philippe Sinault a tenu à clarifier les éventuelles avancées.

"Ce que je peux dire, c'est que tout le monde est en ordre de marche pour qu'il y ait une suite et un futur", a-t-il insisté auprès de Motorsport.com. "Quand je dis tout le monde, c'est y compris Alpine à nos côtés. On essaie de trouver les solutions parce qu'on a à écrire un avenir en commun, que ce soit nous sur le plan de l'exploitation, mais aussi Viry-Châtillon sur le plan des capacités qu'ils ont à développer et gérer un programme moteur autour de l'endurance."

"Notre volonté à tous, c'est de continuer, c'est clair, et ma volonté particulière, c'est de continuer avec la même équipe. On y travaille, on y consacre beaucoup de temps. Là, on s'est mis en mode pause, mais on continuera à faire tous les efforts nécessaires après Le Mans pour essayer d'apporter une solution."

Acteur majeur du retour d'Alpine en endurance dès 2013, Philippe Sinault mesure la complexité de la tâche et ne garantit rien. "Je suis de nature assez prudente, toujours", rappelle-t-il. "En tout cas, je ne suis pas suffisamment optimiste pour vous dire que les choses avanceront de façon sûre et certaine."

Cependant, le Français sait aussi que ce que Signatech a construit avec Alpine a permis à la structure d'acquérir une "légitimité" qui peut faire la différence pour convaincre un constructeur de prendre le relais du Groupe Renault. "Il y a en effet des marques d'intérêt, et c'est satisfaisant parce qu'à un moment, on était un peu inquiet", reconnaît-il. "Mais on a la possibilité de présenter des scénarios dans lesquels on pourrait continuer."

L'impératif soutien d'un constructeur

L'Alpine A424 aura-t-elle une seconde vie ?

L'Alpine A424 aura-t-elle une seconde vie ?

Photo de: Jakob Ebrey / LAT Images via Getty Images

Des scénarios qui passent tous par la conclusion d'un accord avec un constructeur, car il s'agit de la seule issue possible. "Qui que ce soit en Hypercar, on a besoin d'avoir le soutien d'un constructeur", précise Philippe Sinault. "On échange beaucoup avec l'ACO, et ils sont aussi bienveillants à notre égard. On se tient mutuellement au courant."

L'enjeu est bel et bien celui de faire reprendre l'Hypercar Alpine A424 par un constructeur, puis d'en faire l'outil de ce nouvel arrivant, avec quelques changements cosmétiques évidents à y apporter, à commencer par les feux arrière en forme de A fléché. "Si on prend les textes tels qu'ils sont écrits, il faut qu'on réhomologue la voiture", confirme Philippe Sinault. "Le vrai sujet, c'est celui-là."

"Il y a l'humain, parce que l'équipe est forte, on l'a construite, et on arrive à cette forme de maturité où elle délivre vraiment un travail de qualité et tout ce qu'il faut pour être performante. Et puis il y a aussi le matériel qu'on a entre les mains, qu'on a su faire évoluer. C'est pour ça qu'on a vraiment cette volonté commune de continuer ensemble avec les outils que l'on a aujourd'hui."

Si de nombreux regards sont aujourd'hui tournés vers l'Asie, rien ne permet d'affirmer à ce stade que la survie du programme passera absolument par là. Aucun nom ne sort du lot de manière certaine. "On a plusieurs contacts", conclut Philippe Sinault lorsque le nom de BYD est avancé. "Il n'y a pas que ce constructeur-là, il y en a d'autres avec qui on discute."

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