La FIA dévoile les échéances de la future réglementation WRC

La FIA entend dévoiler sa feuille de route concernant le futur règlement du WRC d'ici la fin de l'année, une fois terminées les consultations menées conjointement avec les constructeurs.

La FIA dévoile les échéances de la future réglementation WRC
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Petit à petit, la Fédération Internationale de l'Automobile continue à paver le chemin qui doit mener à l'avenir du WRC. Une première étape d'envergure a été franchie cette saison avec l'introduction des Rally1, voitures qui se conforment à la nouvelle réglementation hybride entrée en vigueur cette année et qui doit perdurer jusqu'à fin 2024 avant d'être mise à jour.

Ces nouvelles machines développent ainsi jusqu'à environ 135 ch supplémentaires (100 kWh précisément), qui viennent s'ajouter aux 360 ch déjà proposés par les précédentes voitures, offrant ainsi aux équipages une puissance pouvant culminer par moment à 500 ch.

Mais la FIA ne compte pas s'arrêter là, et réfléchit déjà à la direction que doit continuer de prendre la discipline pour les trois à cinq prochaines années. La réglementation hybride avait notamment pour but d'attirer de nouveaux constructeurs en WRC.

Un objectif partiellement rempli puisque si Toyota et Hyundai ont bien renouvelé leur engagement et que Ford a renforcé son soutien auprès de M-Sport, l'arrivée d'une nouvelle marque dans le championnat se fait toujours attendre.

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Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, avait pourtant déclaré en décembre dernier que "deux constructeurs et demi n'étaient pas suffisants". Son adjoint, Robert Reid, s'est alors empressé dès le mois suivant, à l'occasion de la manche inaugurale de la saison WRC au Monte-Carlo, d'annoncer qu'une nouvelle série de réglementations étaient à l'étude, et devraient être mises en application à l'issue du cycle actuel, d'une durée de trois ans et qui s'achève en 2025.

Depuis lors, la FIA a donc travaillé d'arrache-pied pour déterminer quelles devaient être les prochaines étapes à franchir. Une consultation a ainsi été entreprise avec les constructeurs basés en Europe, celle-ci devant être conclue d'ici le mois prochain.

Une autre période de consultation sera ensuite organisée avec les constructeurs basés en dehors de l'Europe, avant que l'ensemble des informations recueillies soit analysé et permette de dresser une trame pour l'avenir de la discipline. "L'idée est d'avoir analysé toutes ces données pour septembre afin de disposer d'une feuille de route et savoir ce à quoi vont ressembler les trois à cinq prochaines années", a ainsi indiqué le directeur des rallyes auprès de la FIA, Andrew Wheatley, à Motorsport.com.

"C'est notre calendrier, et les partenaires avec lesquels nous travaillons sont en adéquation avec cela. Les constructeurs commencent à être à l'aise et à avoir une certaine expérience sur la façon de gérer ces voitures [Rally1], et ils ont leur idée sur la direction à prendre pour la suite. Si nous partons du principe que la cellule de sécurité est là pour durer, tout comme la transmission, les suspensions et les freins, nous sommes en train de regarder quelles améliorations nous pouvons apporter. C'est l'objet des consultations que nous sommes en train de mener en ce moment. Je m'attends à ce que d'ici le Rallye de Nouvelle-Zélande (à la charnière des mois de septembre et octobre) nous soyons en mesure d'expliciter quelles vont être les prochaines étapes. Tout cela devrait être par la suite confirmé par les commissions avant la fin de l'année."

Ford va renforcer son implication en WRC par l'intermédiaire de M-Sport, au même titre que Toyota et Hyundai.

Ford va renforcer son implication en WRC par l'intermédiaire de M-Sport, au même titre que Toyota et Hyundai.

Une évolution plus qu'une révolution

Il ne faut cependant pas s'attendre à une révolution concernant le futur règlement. Lors d'un précédent entretien accordé à Motorsport.com, Wheatley avait en effet indiqué que la future réglementation conserverait 80% de la législation actuelle entourant les Rally1.

Suffisant pour susciter l'intérêt de plusieurs marques, à l'instar d'Alpine, Skoda et du groupe Stellantis, qui pourraient être intéressés à l'avenir pour rejoindre le championnat. Par ailleurs, toujours selon Wheatley, les consultations menées avec les constructeurs européens ont été encourageantes jusqu'ici.

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Mais le directeur des rallyes de la FIA a insisté sur le fait que pour attirer de nouveaux constructeurs, il faut créer une opportunité marketing et surtout un programme de ventes de voitures de rallyes clientes au travers des différentes catégories du WRC.

"Je pense qu'il faut considérer le rallye dans son entièreté. Vous ne pouvez pas simplement prendre le Rally1, le Rally2 et le Rally3 séparément, il faut voir la pyramide dans son ensemble", reprend-il. "Une chose est claire pour le moment : nous suscitons de l'intérêt à tous les niveaux. Nous avons des gens qui développent activement de nouveaux véhicules. Je pense que cela permet aux constructeurs de constater qu'il ne s'agit pas uniquement d'une bonne façon de promouvoir notre marque, mais également d'une bonne façon de se transformer en entité commerciale."

"En discutant avec certains constructeurs en Europe, nous nous sommes rendus compte que le rallye n'était plus seulement une activité marketing. C'est une activité marketing mais aussi une possibilité de vendre des voitures clientes. S'il y a une activité de ventes de voitures clientes qui puisse soutenir un programme, alors cela nous permettrait de transformer tout cela en véritable industrie et de pérenniser la chose. L'ensemble aurait ainsi une bien meilleure longévité en vendant des voitures de rallyes à des clients, quel que soit le niveau de la pyramide dont on parle."

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