Sainz encaisse la déception : "Je ne m'en cache pas, c'est ma faute"
Carlos Sainz n'aura pas été plus loin que la deuxième étape du Dakar 2025, contraint à l'abandon après avoir largement endommagé son Ford Raptor dans un accident au début de ce chrono musclé, disputé sur deux jours.
Photo de : Red Bull Content Pool
Accidenté dimanche, Carlos Sainz a bien réussi à rallier l'arrivée de l'étape 48H chrono qui s'étendait sur deux jours, néanmoins l'état de son Ford Raptor a sonné la fin de la course pour le tenant du titre. Le quadruple vainqueur de la course et son copilote Lucas Cruz font déjà leurs valises pour rentrer en Espagne, sans avoir pu véritablement entrer dans la compétition.
Passé sur le toit au km 327 de la deuxième étape, le côté gauche du Raptor a subi des dégâts sur l'arceau de sécurité, or le règlement de la FIA interdit à un concurrent de reprendre la course si un tel élément a subi des dommages structurels. Auprès des médias réunis pour recueillir son témoignage lundi soir à Bisha, Sainz a expliqué : "Quand nous sommes arrivés ici, ils ont inspecté un peu plus l'auto et ils ont vu qu'un des arceaux de sécurité était très, très légèrement endommagé."
"L'équipe a dit que c'était très simple à réparer, mais la FIA n'a pas voulu prendre de risques. En ce sens, peut-être que sur cette course, surtout avec la garantie de quelqu'un comme Ford, il faudrait être un peu plus flexible", a suggéré l'Espagnol.
Interrogé pour savoir s'il était d'accord avec la décision de la FIA, il a ajouté : "Je respecte à 100% la FIA et ses décisions. Ce que je dis, c'est qu'il faut trouver un équilibre. Si l'équipe ne pense pas pouvoir réparer en apportant des garanties, ils ne vont pas m'envoyer faire une spéciale, mais au final, ils ont vu l'auto hier [dimanche], on voyait à peine qu'elle était tordue et ils m'ont laissé courir aujourd'hui [lundi]. Si j'ai couru aujourd'hui… Je ne sais pas, je ne veux pas faire de critiques, mais un débat peut être ouvert."
L'abandon est quoi qu'il en soit acté et Carlos Sainz ne cache pas que ce revers est douloureux : "Je suis très déçu, c'est l'une des plus grandes déceptions de ma carrière, mais au final, j'ai des cheveux gris et je sais que les courses sont ainsi faites. Parfois ça fonctionne et parfois non, c'est une question de détails."
Le détail, cette fois, est un accident dont le pilote de 62 ans assume la responsabilité : "Je ne m'en cache pas, c'est ma faute parce qu'au final, je suis arrivé à 20 km/h sur une dune tellement profonde que la vitesse a suffi à me retourner. Il n'y a pas besoin de chercher des excuses. Ça m'est déjà arrivé deux fois auparavant et ça nous arrive à tous. Si j'étais à Madrid, assis dans un canapé, il est clair que ça ne m'arriverait pas."
VIDÉO - Dakar 2025 : Le résumé de la deuxième étape (dimanche)
"C'est ma responsabilité et je ne veux en aucun cas me chercher des excuses. Peut-être que la tactique de la première journée n'était pas la bonne, j'aurais dû perdre plus de temps pour partir plus loin, comme on l'a vu, mais avec le recul c'est très facile à dire", a ajouté Carlos Sainz, auteur d'une bonne première journée et deuxième à franchir cette dune dimanche.
"Ce qui est vrai, c'est que de mon point de vue, commencer un Dakar avec une étape de 48 heures, une journée de 'repos' et une étape marathon, ça ne s'est encore jamais fait. J'insiste sur le fait que nous n'avons jamais fait cela auparavant et, de mon point de vue, c'est peut-être trop. L'année dernière, l'étape de 48 heures était la deuxième semaine. Mettre l'étape marathon et l'étape de 48 heures sur deux semaines différentes pourrait être plus logique."
Carlos Sainz repart avec un regret profond, celui de n'avoir pu prendre beaucoup d'expérience au volant du Raptor : "Je suis en colère pour Ford, pour l'équipe, de ne pas pouvoir tirer de conclusions, essayer l'auto, engranger plus d'expérience. J'espère que Mattias [Ekström] et Mitch [Guthrie] vont pouvoir se battre pour la victoire. Pour ma part, je vais aller à Madrid et faire un peu contrôler mon dos."
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