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Lurquin encense Al-Attiyah : "Une masterclass du début à la fin"

Dans un entretien exclusif pour Motorsport.com, Fabian Lurquin est revenu sur sa collaboration avec Nasser Al-Attiyah et leur victoire lors du Dakar 2026, désireux d'expliquer au mieux des propos que d'aucuns ont pu mal interpréter à l'issue de l'épreuve.

#299 The Dacia Sandriders Dacia: Nasser Al-Attiyah, Fabian Lurquin

Photo de: A.S.O.

Si Nasser Al-Attiyah est entré un peu plus dans la légende du Dakar en remportant une sixième fois l'épreuve reine des rallyes-raids en ce début d'année, son copilote Fabian Lurquin a de son côté mis un pied dans l'histoire et fin à une longue attente pour se hisser enfin sur la plus haute marche du podium.

Il y a quelques mois encore, au moment de disputer le South African Safari Rally, cette association n'était pas forcément attendue : pendant qu'Al-Attiyah était encore associé à Edouard Boulanger, Lurquin était pour sa part aux côtés de Sébastien Loeb. Puis, au moins de septembre, alors qu'il restait encore deux épreuves à disputer dans le championnat du monde des rallyes-raids, Dacia et les pilotes ont tranché : Boulanger serait désormais associé à Loeb et Lurquin à Al-Attiyah.

La fin d'année 2025 a donc été placée sous le signe de la préparation au Dakar 2026 avec ces équipages remaniés. Pour le duo Al-Attiyah-Lurquin, les choses se sont passées on ne peut mieux lors de la classique. Pour leur première association sur l'épreuve, ils l'ont emporté au terme des 13 étapes, avec 9'42 d'avance sur la Ford pilotée par Nani Roma

Alors que Fabian Lurquin était sur son petit nuage, une petite phrase, prononcée sur La Chaîne L'Équipe au milieu d'une réaction à chaud suite à son tout premier succès, a fait se lever quelques sourcils : "Il fallait être avec Nasser pour gagner."

Interrogé par Motorsport.com dans le cadre d'un entretien téléphonique quelques jours après sa victoire, Lurquin a tout de suite compris quand nous allions aborder le sujet. "Je sais de quoi vous allez me parler", lance-t-il alors que la question avait à peine commencé. Puis il ajoute : "Mais c'est très bien. Comme ça, ça me permet aussi développer un petit peu ce qu'était mon idée."

Le Dakar "absolument parfait" d'Al-Attiyah

Fabian Lurquin et Nasser Al-Attiyah après leur victoire sur le Dakar 2026.

Fabian Lurquin et Nasser Al-Attiyah après leur victoire sur le Dakar 2026.

Photo de: A.S.O.

Avant de nous attaquer à l'éléphant au milieu de la pièce, nous lui demandons d'abord ce qu'est un Dakar aux côtés d'une légende comme Nasser Al-Attiyah. "Bien qu'il y ait énormément de pression, de la concurrence comme jamais dans l'Histoire du Dakar Autos, il y avait vraiment de la sérénité dans la voiture", explique Lurquin. "Il est très calme, il est posé, il sait ce qu'il fait, il montre l'exemple en faisant jour après jour des masterclass."

"Il faut se rendre compte de ça : Nasser a fait un Dakar absolument parfait, il a tout le temps été dans le bon rythme, ni au-dessus, ni en dessous. Il a préservé la voiture, il a préservé les roues, il a su me donner un petit coup de main quand il fallait... et il ne m'a pas fait peur une [seule] fois avec la voiture. La performance personnelle de Nasser, au-delà du trio voiture-pilote-copilote, lui sa partition a été une masterclass du début à la fin."

"Donc c'est pour ça que quand je dis [qu'il] fallait être à coté de Nasser cette année, c'est que Nasser avec toute son expérience, tout son palmarès, qui en plus fait une performance masterclass, si on voulait gagner le Dakar il fallait être avec lui. Voilà, c'est juste ça que je dis. Alors, j'ai participé à ça mais le fait est que c'est le meilleur qui a peut-être rendu sa meilleure partition."

On a beaucoup moins de crevaisons que la plupart de nos concurrents. Certes, il peut y avoir une petite partie de réussite, mais l'écart est tellement grand par rapport aux autres...

La question pneumatique est intéressante. Elle aura quelque peu hanté certains concurrents dans ce Dakar 2026, à commencer par Sébastien Loeb qui dénombrait un total de 13 crevaisons ou bien d'Henk Lategan qui en a compté une quinzaine. Du côté de la Dacia d'Al-Attiyah ? "Alors, moi j'en ai dénombré trois mais les statistiques ont l'air de dire quatre, mais moi je n'ai pas changé de quatrième roue donc...", répond Lurquin.

Puis il a ajouté "Peu importe. Mais on a beaucoup moins de crevaisons que la plupart de nos concurrents. Certes il peut y avoir une petite partie de réussite, mais l'écart est tellement grand par rapport aux autres que même s'il y a de la réussite, on ne peut pas tout mettre sur ce compte. [...] On a vu que ça a été un facteur déterminant encore cette année."

"Si j'avais un truc à dire à Seb, on parlerait l'un avec l'autre"

Edouard Boulanger, Fabian Lurquin et Sébastien Loeb lors du Dakar 2025.

Edouard Boulanger, Fabian Lurquin et Sébastien Loeb lors du Dakar 2025.

Photo de: Red Bull Content Pool

Quand nous évoquons le fait que sa phrase avait été interprétée par certains comme une critique en filigrane ou une pique déguisée envers Loeb - avec qui Lurquin a confessé avoir bu un verre après la victoire -, le Belge se montre très clair : "Alors non, ce n'est pas du tout mon genre d'envoyer ce genre de pique. Si j'avais un truc à dire à Seb, on est des grands garçons, on parlerait l'un avec l'autre. Et ce n'est même pas un sujet quoi. Non, moi je parlais juste purement - je n'avais pas du tout Seb dans un coin de ma tête -, je saluais juste la performance de mon pilote, c'est tout ce que je faisais ; la performance masterclass de mon pilote."

"Parce que même si certains journalistes ou certains spécialistes de notre discipline peuvent appréhender la performance de Nasser, moi je suis aussi quelque part un grand spécialiste de ma discipline et j'étais avec lui tout le long. Donc s'il y en a un qui peut à un moment dire : 'Chapeau bas, Nasser, quelle magnifique masterclass, quel magnifique Dakar tu nous as fait', c'était ma manière de le dire. Rien à voir avec Seb."

Seb et Nasser n'ont pas besoin, par exemple, de la même chose en termes de de réconfort, de renforcement positif, ce genre de chose-là.

Clair et net. Aussi, tout ceci étant mis de côté, nous lui demandons ce que c'est, pour un copilote comme lui, de passer de Loeb à Al-Attiyah à ses côtés "Un pilote n'est pas comme un autre. Alors, forcément, l'essentiel - le squelette du boulot - reste le même, mais la manière de communiquer, les canaux ne vont pas toujours être les mêmes, les mots ne vont pas être les mêmes. On cherche forcément à faire en sorte que son binôme soit le plus possible dans une situation où la performance est facile à réaliser."

"Donc quelqu'un, pour être bien avec moi, ne va pas avoir besoin des mêmes choses... Seb et Nasser n'ont pas besoin, par exemple, de la même chose en termes de - je ne sais pas - de réconfort, de renforcement positif, ce genre de chose-là. Et donc on va toujours s'adapter en fonction du nouvel humain qu'on a en face de soi ; et là on apprend à le connaître pour pouvoir, quelque part, le mettre dans les meilleures dispositions favorables à la perf, c'est ça l'idée."

Encore "meilleurs" au prochain Dakar

Nasser Al-Attiyah et Fabian Lurquin en discussion pendant le Dakar 2026.

Nasser Al-Attiyah et Fabian Lurquin en discussion pendant le Dakar 2026.

Photo de: Red Bull Content Pool

Nous osons alors une drôle de question : alors que le duo vient de remporter l'épreuve la plus prestigieuse de sa discipline, l'adaptation avec Nasser est-elle toujours un processus en cours ou ont-il trouvé leurs marques ? Avec un sourire dans la voix, Fabian Lurquin commence : "Je pense qu'on est quand même..." 

Puis il se coupe lui-même : "[Gagner le Dakar], ça ne veut pas dire que ce n'est pas perfectible. Mais naturellement... Forcément, il avait énormément d'expérience, [et] je commence à en avoir beaucoup aussi, donc ce sont quand même deux professionnels qui se rencontrent, qui ont de la bouteille, donc ça facilite les choses, bien sûr."

"Mais naturellement aussi, c'était assez facile de bosser ensemble rapidement. Est-ce qu'on a des caractères qui s'emboîtent bien ? Ça, je ne saurai pas le dire, mais en tout cas il n'y a pas de heurts dans la voiture, ça s'est très vite passé harmonieusement et justement, le but c'est d'avoir une disponibilité à la performance et très vite ça a été possible et le cas." 

"Mais par contre, effectivement, je pense que si on se re-présente - et j'espère bien que ce sera le cas - l'année prochaine sur le Dakar ensemble, je pense qu'on sera plus prêts et meilleurs ensemble que cette année." La concurrence est prévenue.

Retrouvez prochainement sur Motorsport.com l'interview exclusive de Fabian Lurquin après sa victoire avec Nasser Al-Attiyah sur le Dakar 2026.

Lire aussi :
Article précédent Sébastien Loeb laisse planer le doute sur son avenir au Dakar
Article suivant Lurquin et sa première victoire sur le Dakar : "Ce n'est pas que pour moi..."

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