Leclerc - Une belle saison malgré une chute de performance inexpliquée

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Leclerc - Une belle saison malgré une chute de performance inexpliquée
Par : Benjamin Vinel
22 oct. 2015 à 13:00

À seulement dix-sept ans, Charles Leclerc a été l'une des stars de la saison 2015 de F3 Europe.

Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing, Dallara F312
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen
Le vainqueur, Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing, Dallara F312 Volkswagen
Le vainqueur Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara F312 Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara F312 Volkswagen
7 Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara F312 Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara F312 Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara F312 Volkswagen
Charles Leclerc, Van Amersfoort Racing Dallara Volkswagen

C'est avec une seule saison d'expérience en monoplace que Leclerc a fait ses débuts dans la discipline. En effet, l'an passé, le pilote monégasque avait couru en Formule Renault 2.0 Alps chez Fortec Motorsports, avec des résultats très convaincants et le titre de vice-champion à la clé.

En F3 Europe, Leclerc a rejoint van Amersfoort Racing, écurie qui a mené Max Verstappen du karting à la troisième place du championnat l'an dernier, et par conséquent, vers la Formule 1. D'emblée, le contact est bien passé entre les deux parties, comme l'a confié Leclerc dans une interview accordée à Motorsport.com.

"Nous avons fait des essais hivernaux et je me suis super bien senti avec eux, ils étaient très professionnels," se souvient-il. "Ils m’ont beaucoup appris directement, parce qu’avec Max, ils avaient un peu l’habitude des rookies, donc ils ont réussi à m’intégrer dans la catégorie directement. C’est un super feeling et ils m’ont beaucoup appris."

Deux moitiés de saison drastiquement différentes

Leclerc a toutefois connu une saison inhabituelle. La première moitié a été excellente, et le natif de la Principauté s'est imposé dès le premier meeting, à Silverstone, résistant à la pression de l'expérimenté Antonio Giovinazzi.

Leclerc a continué à enchaîner les bons résultats, si bien qu'après six meetings sur onze, il comptait treize podiums au compteur dont quatre victoires, et était en tête du championnat!

Cependant, lors des cinq derniers meetings, Leclerc n'a plus été aperçu sur le moindre podium, même s'il a continué à marquer des points très régulièrement. Par conséquent, il est tombé à la quatrième place du championnat, à quelques points de Jake Dennis. Comment l'expliquer?

"Nous n’avons pas vraiment d’explication," reconnaît Leclerc. "En début de saison, nous étions très rapides ; ensuite, il y a eu la pause estivale. Quand nous en sommes revenus, on a vu que les teams avaient fait un assez gros step et que nous avions l’air d’avoir un petit peu stagné. Ensuite, nous avons souffert jusqu’à la fin de la saison. Il n’y a pas beaucoup plus d’explications que cela."

"Nous étions toujours assez rapides sous la pluie, dans des conditions pas très bonnes, mais sur le sec, il nous en manquait beaucoup, et ce manque est resté le même jusqu’à la fin de la saison. Nous avons essayé de beaucoup travailler mais nous n’avons pas réussi à trouver. C’est vraiment dommage, parce qu’avec le début de saison que nous avions, c’est dommage d’avoir une fin comme ça."

Le contraste était encore plus marquant entre les deux meetings de Hockenheim, l'un disputé début mai, l'autre en octobre : lors du premier, Leclerc était monté sur le podium des trois courses et avait remporté la troisième d'entre elles, après un long duel face à Felix Rosenqvist. Or, pour les trois dernières de la saison, le pilote van Amersfoort n'est jamais parvenu à faire mieux que huitième.

"Certains teams ont fait un step, mais nous sommes restés plus ou moins au même niveau et malheureusement, nous l’avons payé. On a vu qu’à Hockenheim, avec les mêmes réglages que nous avions avant, nous n’étions plus du tout là où nous étions en début de saison," déplore-t-il.

Un manque d'expérience chez van Amersfoort

Il faut dire que le line-up de pilotes van Amersfoort n'a pas facilité la tâche à l'équipe. Arjun Maini, tout comme Leclerc, est arrivé en F3 Europe avec une seule année d'expérience en monoplace, en BRDC F4, où le titre lui a échappé pour trois points seulement face à George Russell (dans une discipline où l'on peut marquer jusqu'à 95 points par meeting!).

Le troisième larron, Alessio Lorandi, faisait tout simplement ses débuts en monoplace cette année. Autant dire qu'avec trois pilotes qui découvraient la discipline dont un en provenance du karting, la tâche n'était pas aisée.

"C’est sûr que quand Prema a Felix Rosenqvist qui a cinq années derrière lui, avec pas mal d’autres pilotes expérimentés comme [Jake] Dennis, [Brandon] Maïsano aussi… c’est sûr que c’est plus facile," commente Leclerc.

"Cette année, c’était quand même assez compliqué parce qu’en début d’année, mes coéquipiers ne jouaient pas vraiment la gagne. Les datas, je n’en avais pas vraiment, il fallait que je me concentre sur mon pilotage, que j’essaie des choses par moi-même et que je les trouve tout seul. Alors que les autres teams avaient sûrement plus de datas à comparer pour s’améliorer."

"C’est sûr qu’il y a un petit désavantage, mais je ne crois pas que ce soit la cause de notre perte de performance à la fin de la saison."

Une régularité impressionnante

Malgré tout, Leclerc a affiché une régularité impressionnante. En effet, avec 29 courses dans les points en 33 épreuves, c'est lui qui détient la palme. Sur les quatre courses où il n'en a pas inscrit, c'était dû à des accidents à trois reprises.

Et en fin de saison, alors que van Amersfoort souffrait en termes de performances, il a quand même effectué 12 courses consécutives dans le top 10. Comment Leclerc a-t-il atteint un tel niveau de constance?

"C’est difficile de répondre à cette question," répond le Monégasque. "Je pense qu’on était quand même rapides à la fin de la saison même si ce n’était pas aussi visible qu’au début de la saison, mais à chaque course, j’ai essayé de prendre le maximum de points possible. Cela n’a pas toujours été facile."

"Mais c’était clairement ça, ne pas prendre trop, trop de risques pour finir les courses. On essaie de rester dans les points au max pour en prendre le plus possible, et même quand ça ne marchait pas, éviter la casse, et c’est ce que nous avons fait." Avec succès, clairement, même si cela n'a pas été suffisant pour sauver le top 3 au championnat.

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À propos de cet article

Séries F3 Europe
Pilotes Charles Leclerc
Équipes Van Amersfoort Racing
Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Interview