Alfa Romeo progresse moins vite que ses rivaux mais "rien n'est perdu"
En délicatesse à Bakou, Alfa Romeo estime avoir progressé moins vite que la concurrence ces dernières semaines.
Les temps sont durs pour Alfa Romeo, et ce n'est pas le Grand Prix d'Azerbaïdjan qui a inversé la tendance. Jamais, à Bakou, les deux monoplaces exploitées par Sauber n'ont terminé dans le top 10, exception faite de la peu lisible unique séance d'essais libres. Surtout, jamais Valtteri Bottas et Zhou Guanyu n'ont paru en mesure de se battre pour viser les points, confirmant un besoin urgent de redresser la situation.
Pour Xevi Pujolar, directeur de l'ingénierie à Hinwil, le constat est clair : non seulement la concurrence a progressé plus vite qu'Alfa Romeo en milieu de grille, mais les points à améliorer sont en plus très nombreux. L'heure est donc à la mobilisation mais aussi à faire le dos rond avant de connaître des jours meilleurs.
"Je pense que l'on manquait de grip et que ça affectait notre rythme, c'est un sujet sur lequel l'équipe travaille actuellement", explique d'abord l'Espagnol après le rendez-vous de Bakou. "On dirait que chez la concurrence, tout le monde progresse, et que l'on doit se ressaisir, voir ce que l'on peut faire pour Miami puis voir comment on peut corriger les choses, mais dans l'immédiat, il faut du travail d'équipe. À présent, tous les écarts sont vraiment infimes donc rien n'est perdu, c'est encore le début de la saison, mais on doit progresser collectivement dans de nombreux domaines."
Tout est perfectible, et Alfa Romeo considère que cela passe également par l'exécution. "En course aussi, il y a des choses que l'on aurait pu mieux faire, comme le premier tour ou les arrêts au stand", relève Pujolar, qui estime que la C43 demeure une monoplace bien née, avec un potentiel exploitable : "Je ne crois pas qu'il y ait quelque chose de fondamentalement raté, c'est juste que tout le monde progresse et que l'on doit faire en sorte de progresser en même temps qu'eux. Ce n'est pas comme si quelque chose ne fonctionnait pas. Tout fonctionne, mais tout le monde s'améliore et on doit faire en sorte de les rattraper".
Le Grand Prix d'Azerbaïdjan, Bottas l'a conclu bon dernier, après être passé à trois reprises par les stands. Quant à Zhou, il n'en a pas vu l'arrivée, contraint de mettre pied à terre après l'apparition d'un problème au niveau du système de refroidissement. Si les deux pilotes ont certainement hâte de passer à autre chose dès le week-end prochain à Miami, tout ne changera toutefois pas en un jour.
"Je m'attends à ce que soit aussi difficile pour nous", prévient déjà Pujolar. "Mais d'une course à l'autre, de petites variations peuvent intervenir, donc on fera de notre mieux. Et si quelqu'un a des problèmes, qu'il y a une opportunité, il faut être prêt à la saisir. On ne lâchera pas et on essaiera de marquer des points."
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