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Analyse

Bilan saison - Ricciardo, la force tranquille

Daniel Ricciardo a été défié à de nombreux égards en 2017 mais a comme toujours répondu présent.

Le vainqueur Daniel Ricciardo, Red Bull Racing dans le parc fermé

Bilan F1 2017

Le bilan de la saison 2017 de Formule 1, pilote par pilote.

Secoué en qualifications par un Max Verstappen décidément spectaculaire en qualifications, l’Australien a cependant mis en exergue sa vision de la course, sa gestion d’un week-end sur sa globalité et son assistance pointue auprès du team dans la validation des directions de réglages et de développements, pour s’imposer comme un vrai roc et un très demandé pilier du marché des transferts.

Ce n’est pas Ricciardo qui s’opposera à une confrontation directe face à un pilote coté du plateau. Après avoir imposé sa loi à Sebastian Vettel au cours de leur seule année de collaboration – au point de sans doute accélérer la décision de celui-ci de quitter Red Bull pour porter la combinaison Ferrari de ses rêves –, le #3 ne rechigne pas face à un duel interne à gros enjeux depuis l’arrivée du chouchou Max Verstappen dans l’étable Red Bull, tout comme il fait savoir qu’être associé au quadruple Champion du monde Hamilton au summum de sa carrière chez Mercedes représente un défi sportif dont il se délecterait.

Daniel Ricciardo, Red Bull Racing fait un shoey

Ricciardo sera-t-il le prochain Champion du monde de Red Bull Racing ? Peut-être ne reste-t-il plus qu’une saison pour le faire, celle de sa dernière année de contrat en date avec le team anglo-autrichien. Sans doute le pilote le plus sollicité de la grille pour 2019, Ricciardo sait en tout cas qu’il dispose d’options pour son futur : serein et porté en estime par les directeurs d’équipe qui savent à quel point Red Bull s’appuie sur lui pour valider le développement de l’auto et déterminer les pistes de réglages week-end après week-end, tout en jouissant d’une excellente réputation dans et en dehors de l’auto, Ricciardo est encore jeune et n’attend que la bonne monoplace pour enfiler les succès comme des perles. Red Bull, Mercedes, Ferrari, Renault, McLaren sont autant de portes pouvant être ouvertes de manière pluriannuelle si l’Australien y trouve son compte.

Avec une moisson mathématique de 200 points cette saison (décevante lorsque l’on a des ambitions comme les siennes), Ricciardo manque d’un rien la quatrième place du championnat, reprise de justesse par un Kimi Räikkönen indéchiffrable. Aucune des courses dont il a vu l’arrivée n’a été achevée au-delà de la sixième place ; neuf le furent sur le podium, et trois des quatre dernières, tout de même, par un abandon relatif à la fiabilité. Mais au contraire du Finlandais, l’adapte du shoey a sabré le champagne de la victoire en 2017.

Il n’y a pas eu une saison, ces quatre dernières années, lors de laquelle Ricciardo a disposé de la meilleure voiture du plateau – ni même, souvent, de la seconde meilleure. Pourtant, dès que l’occasion de victoire s’est présentée, l’Australien a su la convertir, quelles que soient les circonstances, et souvent avec la manière, à grand renfort de beaux dépassements – il est celui qui a réalisé le plus de manœuvres gagnantes en 2017.

Daniel Ricciardo, Red Bull Racing RB13, contraint à l'abandon

La Hongrie, cette année, aurait pu être une occasion de victoire : au lieu de cela, elle poussa le souriant pilote Red Bull dans ses retranchements, avec une collision dès le premier tour provoquée par son jeune équipier. En ébullition dans les instants suivant le contact, Ricciardo est parvenu à éviter la montée en sauce de la rivalité interne pourtant tentante dans le contexte du moment.

La tension aurait aussi pu monter d’un cran lorsqu’il découvrit par voie de presse que Verstappen disposait de la seule évolution du moteur Renault en fin de saison, et ce quelques jours seulement après la signature d’une prolongation de contrat de celui-ci avec le team pour plusieurs années, alors que la fiabilité de son package commençait à faire sérieusement défaut au moment même où les performances de Red Bull lors du dernier tiers de saison permettaient de venir jouer les arbitres entre Mercedes et Ferrari, et offraient deux succès à Verstappen en quelques semaines…

Red Bull, le bilan

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