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Actualités

Brawn : Le départ d'Ecclestone, "je n'en ai jamais fait une condition"

Ross Brawn a clarifié sa situation vis-à-vis de Bernie Ecclestone, avec lequel il n'aurait pas été impossible mais très difficile de travailler à la tête de la Formule 1.

Bernie Ecclestone et Ross Brawn, Mercedes GP
Ross Brawn, manager sportif de la F1, FOM
Bernie Ecclestone, président d'honneur de la Formule 1
Valtteri Bottas, Mercedes AMG, Lewis Hamilton, Mercedes AMG, et Ross Brawn, directeur du sport automobile à la FOM, sur scène
Bernie Ecclestone, président d'honneur Formule 1
Ross Brawn, manager sportif de la F1, FOM
Bernie Ecclestone, président d'honneur Formule 1
Bernie Ecclestone, président d'honneur de la F1
Ross Brawn, directeur du sport automobile, FOM

Ross Brawn fait partie depuis janvier dernier du nouvel organigramme mis en place par Liberty Media à la tête de la Formule 1. Les nouveaux propriétaires de la catégorie reine lui ont confié les rênes des aspects sportifs et techniques de la discipline, et l'ancien homme fort de Ferrari et Mercedes œuvre sous la houlette du président Chase Carey et aux côtés du manager commercial Sean Bratches.

Le rachat de la F1 par Liberty a conduit à l'éviction de Bernie Ecclestone, aujourd'hui cantonné au rôle symbolique de président émérite. L'ex grand argentier a récemment assuré que Ross Brawn n'aurait pas accepté ses nouvelles fonctions s'il était resté en place, mais le principal intéressé a tenu à préciser sa pensée. "Ce n'est pas vrai", assure-t-il dans les colonnes de F1 Racing. "Je veux dire, je ne pourrais pas travailler avec Bernie, mais je n'en ai jamais fait une condition."

Brawn explique que sa vision très différente de celle d'Ecclestone pour l'avenir de la F1 aurait inévitablement mené à une relation de travail extrêmement difficile.

"Ça aurait été vraiment amusant de travailler avec Bernie", lance-t-il. "Ce n'était pas impossible, mais Bernie a fait des choses à sa manière pendant des années, et très efficacement. Mais je n'ai jamais vu Bernie avec des partenaires sérieux, certainement pas pour gérer les affaires. Il avait des gens qui l'aidaient pour des aspects du business, mais je ne suis pas certain que ma philosophie, ma manière de penser comment devraient aller les choses, s'alignent avec celles de Bernie."

"Bernie était très adepte d'une approche réactive. La mienne est contraire, je veux une approche planifiée et à long terme. Je crois que Bernie a dit, c'est connu : 'Ne planifiez pas à long terme car vous ne savez pas qui sera là quand vous y arriverez'."

Travailler plus étroitement avec la FIA

Sous l'impulsion de l'arrivée de Liberty Media, la coopération entre la FOM et la FIA s'est visiblement améliorée ces derniers mois, et Brawn espère que cette tendance se confirmera. Il entend en être l'artisan dans son domaine, avec une forte implication pour tout ce qui concerne la réglementation, tout en soulignant que la responsabilité finale est toujours du ressort de la FIA.

"Nous allons nous défendre, en tout cas plus fortement que ce qui a peut-être été fait", promet-il. "Ce n'est pas pour dire que les dirigeants précédents ne s'y intéressaient pas, mais c'était un peu discontinu. Ils le faisaient quand il y avait une crise, alors que nous voulons faire partie d'un processus continu pour améliorer les choses."

"Nous croyons donc que nous avons un rôle à jouer, et nous avons le droit d'être impliqués pour aider à façonner les règlements futurs. Mais à la fin, ce n'est pas notre responsabilité, c'est la responsabilité de la FIA, car c'est l'instance régulatrice."

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