Clash de Bakou : Hamilton revient sur le second restart
La seconde relance du Grand Prix d'Azerbaïdjan a été le théâtre de l'incident majeur du week-end dernier, quand les deux rivaux pour le titre 2017, Sebastian Vettel et Lewis Hamilton, sont entrés en contact.
Alors que la course s'apprêtait à reprendre à la fin du 19e tour après une seconde neutralisation, le pilote Ferrari est rentré dans l'arrière de la Mercedes puis, estimant que Hamilton avait mis un coup de frein volontaire, Vettel s'était ensuite porté aux côtés du Britannique pour lui signifier son mécontentement et lui donner un coup de roue.
Le triple Champion du monde a été innocenté de toute manœuvre volontaire et fautive par les commissaires, qui ont notamment souligné qu'il avait agi de la même façon sur les trois restarts et qu'il n'avait pas eu de conduite erratique au moment d'aborder et de sortir du virage 15.
Une semaine après l'incident, Lewis Hamilton est revenu sur son élément déclencheur : le premier contact. "Il y avait plusieurs tactiques concernant le moment d’attaquer, mais c'était après le virage 16. C’était soit le virage 16, soit plus tard", a-t-il expliqué.
"À ce stade [pour le deuxième restart], j’ai dû changer parce que je ne pouvais pas faire la même chose que précédemment, mais au virage 15 j’ai fait exactement pareil, j’essayais juste de laisser la voiture de sécurité s’échapper."
Lors de la première relance, Hamilton avait surpris Vettel en réaccélérant peu avant le virage 16, ce qui lui a permis d'être à l'abri de l'Allemand dans la longue pleine charge de 2,2 km. "[Quand] le Safety Car est déployé plusieurs fois, votre première astuce ne va pas nécessairement fonctionner à nouveau contre un quadruple Champion du monde, donc je devais avoir plusieurs solutions afin de m’assurer de conserver la tête au virage 1."
"Mais au virage 7, on me dit que le Safety Car va rentrer ; je suis seulement autorisé à avoir un écart de dix voitures entre moi et la voiture de sécurité quand les lumières sont allumées. En arrivant au virage 15, il y a à peu près cet écart et, quand je m’engage dans la descente, je vois les lumières s’éteindre et à ce moment-là, je n’avais plus besoin d’accélérer et d’hausser le rythme pour maintenir cet écart."
Le règlement autorise en effet le leader d'une course neutralisée à dicter son propre rythme, sans tenir compte de la distance qui le sépare du Safety Car, à partir du moment où les lumières clignotantes sur son toit sont éteintes, ce qui indique que la relance aura lieu à la fin du tour.
"Donc j’ai gardé un rythme constant, une décélération constante jusqu’à la corde et je n’ai juste pas accéléré. J’ai fait cela la première et la seconde fois. C’est juste lors de la seconde fois qu’il y a eu contact."
Les images embarquées des deux premiers restarts sur la Ferrari de Sebastian Vettel, diffusées par la FOM, confirment bien que Hamilton a agi de la même façon et que la seule différence notable était la proximité de la Ferrari, qui est donc arrivée en survitesse, provoquant le contact qui a mis le feu aux poudres.
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires