Course - La 51e pour Hamilton, égal de Prost !

Lewis Hamilton a remporté un nouveau succès sans concurrence au Grand Prix du Mexique, remportant la 51e victoire de sa carrière : autant que le légendaire Alain Prost.

Course - La 51e pour Hamilton, égal de Prost !

Lewis Hamilton s'élançait de la pole position après avoir dominé tout au long du week-end son coéquipier Nico Rosberg, qui a toutefois accroché une place en première ligne à ses côtés. Derrière les Mercedes en gommes tendres, on retrouvait les Red Bull de Max Verstappen et Daniel Ricciardo en pneus supertendres. Romain Grosjean, en revanche, a pris le départ de la voie des stands.

Le départ a été chaotique, c'est le moins que l'on puisse dire. Hamilton a conservé la première place, mais sous la pression de ses rivaux, il a tiré tout droit au premier virage. Rosberg, quant à lui, s'est vu tassé dans l'herbe par Max Verstappen, même s'il est parvenu à rester devant. Plus loin, un accrochage entre Esteban GutiérrezPascal Wehrlein et Marcus Ericsson a contraint la Manor à l'abandon et la voiture de sécurité est intervenue pendant trois tours.

 

C'était l'occasion de rentrer au stand pour certains pilotes, notamment Ricciardo, qui a troqué ses supertendres pour un train de mediums, reprenant la piste en fond de peloton.

Lorsque le drapeau vert a été agité, Hamilton a rapidement acquis une avance de deux secondes sur Rosberg, qui s'est retrouvé sous la pression de Verstappen, alors que les commissaires écartaient toute sanction à l'égard du Néerlandais concernant l'incident du premier tour. Les écarts ont fini par se creuser entre les trois pilotes de tête.

Verstappen a pris le parti de rentrer au stand pour chausser des pneus medium dès la fin du 12e tour, alors que son coéquipier était déjà remonté au 10e rang, et a repris la piste à trois secondes de celui-ci.

Hamilton n'a cessé de creuser l'écart sur Rosberg, celui-ci atteignant près de six secondes lorsque le Britannique a changé de pneus à la fin du 17e tour pour prendre, comme tout le monde, un train de mediums. Rosberg, en revanche, a adopté une stratégie différente en retardant son arrêt au 20e tour.

Le pari de Vettel

Au même moment, Verstappen entrait dans la zone DRS de son coéquipier et lui mettait la pression. Le Néerlandais a trouvé l'ouverture sous peu. En tête de la course, on retrouvait alors Sebastian Vettel, parti en gommes tendres, qui n'a effectué son premier arrêt qu'au 32e tour. Jusque-là, la durée de vie de ses pneus était remarquable, car le rythme de la Ferrari n'a certainement pas pâti d'une éventuelle dégradation.

À ce stade de la course, Hamilton était en tête avec cinq secondes d'avance sur Rosberg, six sur Verstappen, dix sur Ricciardo, seize sur Räikkönen et dix-huit sur Vettel, ce dernier disposant donc de gommes bien plus fraîches.

Cependant, les écarts n'ont que peu évolué par la suite. Au 45e tour, Hamilton disposait d'une avance un peu réduite de quatre secondes sur Rosberg, six sur Verstappen, dix sur Ricciardo, quatorze sur Räikkönen et quinze sur Vettel, qui tentait de trouver l'ouverture sur son coéquipier. C'est justement le moment qu'a choisi le Finlandais pour rentrer au stand et chausser des pneus medium usés.

La lutte pour la deuxième place s'est animée au 50e tour, lorsque Rosberg a été gêné par Carlos Sainz, ce qui a permis à Verstappen de se rapprocher et de porter une attaque... toutefois mal maîtrisée, puisque le pilote Red Bull a bloqué ses roues et a tiré tout droit, permettant à son rival de reprendre son bien.

 

Dans la foulée, Ricciardo a chaussé des gommes tendres, reprenant la piste derrière Vettel. Le pari de Räikkönen et de Ricciardo, avec une stratégie à deux arrêts, n'a toutefois pas porté ses fruits, les deux hommes ne parvenant pas à gagner du terrain avec leurs gommes plus fraîches. À dix tours du but, Hamilton comptait 8 secondes d'avance sur Rosberg, 11 sur Verstappen, 14 sur Vettel et 23 sur Ricciardo.

Les dernières boucles ont été le théâtre d'une lutte acharnée entre Verstappen et Vettel pour la troisième marche du podium. L'Allemand a réduit l'écart à moins d'une seconde à cinq tours du but. Verstappen peinait à résister à sa pression, bloquant ses roues au premier virage et tirant tout droit à travers l'herbe, même s'il est parvenu à rester devant en coupant ainsi ce virage. Pendant ce temps, Ricciardo revenait sur leurs talons.

Toujours coincé derrière Verstappen, Vettel ne cachait pas sa frustration, en venant à insulter Verstappen à la radio. En effet, Ricciardo en a profité pour porter une attaque sur le pilote Ferrari, qui s'est décalé au freinage jusqu'à provoquer un léger contact avec la Red Bull. Vettel a conservé la quatrième place.

 

Lewis Hamilton remporte donc la 51e victoire de sa carrière et réduit son retard sur Nico Rosberg, deuxième de ce Grand Prix, à 19 points ! Max Verstappen a obtenu la troisième place, mais a écopé de cinq secondes de pénalité pour avoir coupé le virage devant Vettel. Le Néerlandais a appris la nouvelle dans la cool down room qui précède le podium ! Sebastian Vettel hérite de sa place sur le podium devant Daniel Ricciardo.

Suit Kimi Räikkönen, Nico Hülkenberg ayant laissé échapper la sixième place lorsqu'il était à la lutte avec le Finlandais avec un tête-à-queue coûteux.

 

Peinture Ayrton Senna - Lotus F1, de Mike Kim
Peinture Ayrton Senna - Lotus F1, de Mike Kim
Grand Prix du Mexique
 PiloteÉquipeTempsPts
01 L. Hamilton Mercedes 71 tours 25
02 N. Rosberg Mercedes +8.3 18
03 D. Ricciardo Red Bull +20.8 15
04 M. Verstappen Red Bull +21.3 12
05 S. Vettel Ferrari +27.3 10
06 K. Räikkönen Ferrari +49.3 8
07 N. Hülkenberg Force India +58.8 6
08 V. Bottas Williams +65.6 4
09 F. Massa Williams +76.2 2
10 S. Pérez Force India +76.7 1
11 M. Ericsson Sauber + 1 tour  
12 J. Button McLaren + 1 tour  
13 F. Alonso McLaren + 1 tour  
14 J. Palmer Renault + 1 tour  
15 F. Nasr Sauber + 1 tour  
16 C. Sainz Toro Rosso + 1 tour  
17 K. Magnussen Renault + 1 tour  
18 D. Kvyat Toro Rosso + 1 tour  
19 E. Gutiérrez Haas + 1 tour  
20 R. Grosjean Haas + 1 tour  
21 E. Ocon Manor + 2 tours  
  P. Wehrlein Manor Abandon  
partages
commentaires
Technique - Ricciardo et Verstappen divergent sur le monkey seat
Article précédent

Technique - Ricciardo et Verstappen divergent sur le monkey seat

Article suivant

Championnat - Les classements après le GP du Mexique

Championnat - Les classements après le GP du Mexique
Charger les commentaires
La F1 ne manquera pas à Räikkönen, mais il manquera à la F1 Prime

La F1 ne manquera pas à Räikkönen, mais il manquera à la F1

Trois ans après sa dernière victoire en Formule 1, à Austin, Kimi Räikkönen est désormais à quelques Grands Prix de mettre un terme à la plus longue carrière de l'Histoire. Son ami et ancien attaché de presse au sein de l'équipe de rallye Ice1 Racing, Anthony Peacock, explique pourquoi il laissera un vide tout en s'épanouissant dans une nouvelle vie.

Il y a 35 ans, le deuxième titre quasi inespéré de Prost Prime

Il y a 35 ans, le deuxième titre quasi inespéré de Prost

Le 26 octobre 1986, Alain Prost décrochait son deuxième titre mondial consécutif, à l'issue d'un Grand Prix d'Australie de folie, ponctué de nombreux rebondissements et retournements de situation. Récit.

Formule 1
26 oct. 2021
Les notes du Grand Prix des États-Unis 2021 Prime

Les notes du Grand Prix des États-Unis 2021

Après le Grand Prix des États-Unis, dix-septième manche de la saison 2021, nous avons attribué les notes suivantes aux pilotes.

Formule 1
25 oct. 2021
Quand Briatore tendait un piège à Zanardi et Jordan Prime

Quand Briatore tendait un piège à Zanardi et Jordan

Alessandro Zanardi a bien cru qu'il allait pouvoir faire ses débuts à domicile au Grand Prix d'Italie 1991, mais il ne s'est pas rendu compte que Flavio Briatore était en train de lui tendre un piège.

Formule 1
23 oct. 2021
Denny Hulme, le plus méconnu des Champions du monde F1 Prime

Denny Hulme, le plus méconnu des Champions du monde F1

Le 22 octobre 1967, Denny Hulme était sacré, au nez et à la barbe des stars de l'époque. Retour sur la carrière du plus méconnu des Champions du monde de la discipline reine.

Formule 1
22 oct. 2021
Les dernières péripéties de l'unique équipe brésilienne de F1 Prime

Les dernières péripéties de l'unique équipe brésilienne de F1

Emerson Fittipaldi est surtout connu pour ses deux titres de Champion du monde de F1 et ses deux victoires aux 500 Miles d'Indianapolis. Mais le Brésilien a également enfilé la casquette de directeur d'équipe. L'ancien designer de l'écurie Fittipaldi, Tim Wright, revient sur une période marquée par des conflits internes, un financement limité et des résultats blancs en dépit d'un excellent casting.

Formule 1
21 oct. 2021
Les erreurs qui ont privé Williams du titre 1991 Prime

Les erreurs qui ont privé Williams du titre 1991

La saison 1991 représente l'une des plus grandes opportunités manquées de l'Histoire de Williams. Des problèmes techniques et des erreurs parfois grossières de Nigel Mansell ont aidé Ayrton Senna à décrocher la dernière de ses trois couronnes mondiales.

Formule 1
20 oct. 2021
Pourquoi l'expansion de McLaren contribue à sa renaissance en F1 Prime

Pourquoi l'expansion de McLaren contribue à sa renaissance en F1

Dans les années 1960 et 1970, McLaren jonglait avec des engagements en F1, en Endurance et à Indianapolis, tout en concevant des F3 et des F2. Aujourd'hui, l'équipe retrouve ses racines, se développe en IndyCar et en Extreme E tout en poursuivant sa renaissance en F1, tandis que la Formule E et le WEC sont à l'étude. Mais n'est-ce pas trop, trop tôt ? Stuart Codling en discute avec Zak Brown.

Formule 1
19 oct. 2021