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Fernando Alonso a vécu "un cauchemar" au Brésil

Lointain 14e du Grand Prix de São Paulo, Fernando Alonso a vécu un week-end difficile, le pilote espagnol révélant après la course avoir éprouvé des douleurs au doset des problèmes de freins persistants.

Fernando Alonso, Aston Martin AMR24

Fernando Alonso, Aston Martin AMR24

Photo de : Lubomir Asenov / Motorsport Images

Neuvième sur la grille de départ, Fernando Alonso a terminé 14e du Grand Prix de São Paulo, loin de la zone des points. Surtout, le double champion du monde a souffert tout au long de la course. Le nouveau revêtement du tracé brésilien ayant accentué le phénomène de rebond sur les monoplaces de F1, ce dernier a dû composer avec des douleurs dorsales qui n'ont cessé de s'intensifier au fil des tours.

Pour rajouter à la difficulté, le double champion du monde a vu sa course compliquée par des problèmes de freins sur son Aston Martin, qui l'ont contraint à lutter en permanence pour maintenir sa monoplace sur la piste. Désireux rallier l'arrivée coûte que coûte, Alonso a même adressé un message à son équipe à la radio dans les derniers tours : "Je vais finir la course pour les mécaniciens", a-t-il lancé depuis son cockpit. "Ils ont fait du très bon travail aujourd'hui. Mais j'ai mal au dos. Ces rebonds ne sont pas normaux."

L'équipe Aston Martin n'a effectivement pas ménagé sa peine lors de cette journée, ses deux pilotes, Fernando Alonso et Lance Stroll, ayant tous deux été accidentés lors de la séance qualificative reportée le dimanche matin en raisons des fortes pluies.

Fernando Alonso est allé jusqu'au bout de ses ressources pour rallier l'arrivée au Brésil.

Fernando Alonso est allé jusqu'au bout de ses ressources pour rallier l'arrivée au Brésil.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Après s'être péniblement extrait de sa monoplace, Alonso est revenu sur sa course. "Il y a eu beaucoup de rebonds, beaucoup de glissades dans la seconde moitié de la course", a-t-il déclaré. "Je ne sais pas pourquoi, mais c'était une course difficile. Nous n'étions plus dans les points. Je pense que dans d'autres circonstances, j'aurais probablement arrêté. Mais les mécaniciens ont fait un travail incroyable avant la course pour préparer la voiture sur la grille, alors je devais la finir pour eux."

La semaine du natif d'Oviedo a été compliquée puisque ce dernier était rentré en Europe sitôt après le Grand Prix du Mexique pour soigner une infection intestinale. Un aller-retour imprévu, qui l'avait contraint à arriver au Brésil plus tardivement qu'attendu. Rétabli pour l'épreuve, Alonso s'attendait cependant à souffrir physiquement durant la course à Interlagos.

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"C'était douloureux, c'est sûr, et oui, avant cette course, il y a eu beaucoup de préparation de ma part, beaucoup de contrôles, beaucoup de travail, beaucoup de kinés et de médecins pour me permettre d'être ici au Brésil", a-t-il continué. "Il y a donc eu beaucoup d'efforts de la part de tout le monde : les mêmes efforts que ceux fournis par les mécaniciens aujourd'hui."

Il y a des gens qui sont plus mal en point que moi, et à Valence aussi, nous avons vu des images terribles. Et des gens qui se battent. J'ai donc dû me battre pendant quelques tours pour tout le monde.

"Ce n'était pas confortable dans la voiture. Mais il y a des gens qui sont plus mal en point que moi, et à Valence aussi, nous avons vu des images terribles. Et des gens qui se battent. J'ai donc dû me battre pendant quelques tours pour tout le monde."

En plus de la douleur, Fernando Alonso a également dû s'employer à maintenir son Aston Martin sur la piste, en proie à des problèmes de freins, dont s'est également plaint son équipier Lance Stroll, piégé dans le tour de formation, avant même le départ.

"Je pense que Lance a eu un problème de freins dans le tour de formation, et j'ai eu le même problème après toutes les relances, où l'équilibre des freins allait complètement vers l'arrière", analyse Alonso. "C'était comme freiner avec un frein à main. Dans l'ensemble, c'était un cauchemar. Nous devons nous améliorer pour les trois prochaines courses."

Avec Jonathan Noble

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