Alonso explique son abandon : "On a décidé d'arrêter les souffrances"
Fernando Alonso a enregistré son quatrième abandon de la saison au GP du Canada, contraint de renoncer après avoir souffert physiquement à cause de la position de son baquet.
Photo de : Alex Bierens de Haan / LAT Images via Getty Images
Le Grand Prix du Canada de Fernando Alonso s'est finalement terminé par un abandon, le quatrième en huit courses cette saison pour l'Espagnol. Pourtant, le premier tour lui avait permis de retrouver une zone dans laquelle il n'avait plus figuré depuis un moment : le top 10.
En effet, Alonso a pris un excellent départ, se hissant jusqu'à la dixième place à l'issue de la première boucle. Aidé notamment par les arrêts aux stands précoces des McLaren et des Audi, le double champion du monde a expliqué avoir surtout bénéficié d'un avantage par rapport à ses adversaires : il n'avait rien à perdre.
"C'était un concours de circonstances entre le choix des pneus tendres, le fait que certains pilotes étaient en intermédiaires et le fait de prendre un peu plus de risques dans les deux premiers virages", a expliqué Alonso au sujet de ses positions gagnées dès le premier tour.
"D'autres ne peuvent pas se le permettre parce qu'ils sont dans les points et dans une position solide, mais moi je pouvais prendre davantage de risques."
Fernando Alonso a grimpé dans le peloton après un super premier tour au GP du Canada.
Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images
Mais la réalité a très vite rattrapé Fernando Alonso, qui n'a logiquement pas pu contenir sa position très longtemps : "On fait de bons départs, parfois on se retrouve complètement hors de position et ensuite on recule progressivement. On perd une place à chaque tour jusqu'à revenir à notre position naturelle au fond du classement."
"Mais oui, c'est la situation actuelle et ce sera comme ça jusqu'après l'été. Donc on l'accepte et on répond aux mêmes questions chaque week-end, mais on reste calmes."
Finalement, au 23e tour, Alonso a été contraint d'abandonner. Si l'on aurait pu penser à un problème mécanique sur une Aston Martin encore en pleine réparation, il s'agissait en fait surtout de limiter le mal physique dont souffrait l'Espagnol.
"On avait ce problème avec le baquet, dans lequel je me sentais de plus en plus inconfortable au fil des tours", a-t-il expliqué. "La position ne semblait pas être la bonne et on était évidemment hors des points, assez loin des points, sans menace de pluie non plus. Donc oui, on a décidé d'arrêter les souffrances."
Des progrès sur l'AMR26
Toujours en difficulté face à ses adversaires, Aston Martin a fait le choix de ne pas introduire d'évolutions majeures, privilégiant la compréhension de son châssis actuel et, surtout, de son moteur, plutôt que de multiplier des développements aérodynamiques jugés peu rentables, n'apportant que quelques dixièmes sans réel impact sur l'écart avec les rivaux.
Après le Canada, Fernando Alonso a toutefois expliqué que l'équipe avait réussi à améliorer plusieurs éléments de son package, même si cela ne se reflète pas encore dans les chronos.
"Il y a toujours des progrès", a-t-il déclaré. "Chaque fois qu'on prend la piste, il y a des nouveautés sur la voiture, sur le moteur, les réglages, la boîte de vitesses. Entre Miami et ici, on a beaucoup amélioré la boîte, la synchronisation des rapports, les rétrogradages. C'est difficile de quantifier cela au moment de le traduire directement en temps au tour."
"Mais clairement, on était plus rapides ici qu'à Miami avec exactement la même voiture, simplement parce qu'on a affiné certains éléments. Donc je m'attends à beaucoup de petits ajustements d'ici à Monaco, avec j'espère un nouveau pas en avant."
Néanmoins, le plus gros du travail reste à accomplir et il faudra encore patienter : "Mais le problème fondamental et les trois secondes qui nous manquent en performance et qui devront venir du moteur et du package aérodynamique, ça n'arrivera que dans la deuxième partie de la saison."
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires