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Honda calme les ardeurs après le discours de Ben Sulayem : Pas de "solution miracle"

Après des déclarations étonnantes du président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, Honda a tenu à se démarquer de ce discours en affichant sa prudence et la nécessité de travailler sur ses faiblesses.

Lance Stroll, Aston Martin

Photo de : Simon Galloway / LAT Images via Getty Images

Fernando Alonso 17e à deux tours, Lance Stroll contraint à l'abandon après 12 boucles : voici le bilan famélique du Grand Prix d'Espagne 2026 de Formule 1 pour Aston Martin. L'écurie britannique et son motoriste Honda ont beau avoir semblé connaître un regain de forme au moment de l'introduction de leurs évolutions châssis et moteur - ce qui a conduit à l'inscription de deux points à Zandvoort -, les GP suivants n'ont jusqu'ici pas été brillants.

La course d'Alonso aura été quasi anonyme, si l'on excepte finalement l'accrochage avec Carlos Sainz, qui aura mis en lumière - sans doute à leur corps défendant - les deux Espagnols sur leurs terres. En dehors de cet épisode, le week-end du double champion du monde aura surtout été marqué par une nouvelle sortie acerbe contre les F1 2026 et... d'étonnantes déclarations du président de la FIA vendredi.

Dans le cadre du "New Economy Forum", qui se tenait à Madrid, Mohammed Ben Sulayem a en effet suscité une certaine incrédulité en déclarant publiquement à propos d'Alonso "Je l'ai vu très triste. Je lui ai dit : 'Fernando, je comprends qu'il soit inacceptable que tu arrives dans ton propre pays et que, après avoir été deux fois champion du monde, tu te retrouves désormais à la dernière place'."

Mohammed Ben Sulayem, President, FIA, avec Fernando Alonso, Aston Martin F1 Team

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Puis, en référence à Honda, il a ajouté : "Nous avons fait quelque chose au début du mois de mai, légalement, pour l'équipe, au niveau du moteur, pour qu'elle progresse."

"Je lui ai dit : 'Ce n'est pas à moi de te dire ce que nous allons faire. Dis-moi ce que tu veux ! Parce que c'est toi le pilote, dis-moi ce que tu veux que nous fassions pour améliorer ces résultats'."

Des mots qui n'ont pas manqué d'interroger sur ce que le président de la FIA voulait dire, notamment concernant ce "quelque chose" fait en mai. D'après les informations de Motorsport.com, cette allusion faisant en fait simplement référence à l'augmentation du plafond budgétaire alloué aux motoristes dont les performances accusent un déficit allant au-delà d'un certain seuil.

Toutefois, cela n'a pas empêché des rumeurs de circuler dans le paddock à propos de réflexions sur d'autres modifications des moteurs pour 2027 ou sur un nouvel ensemble de concessions pour tenter de sortir Honda de l'ornière, bien que la FIA - sollicitée par Motorsport.com - a rappelé qu'elle n'a pour l'heure connaissance d'aucun projet de ce type. 

Honda n'attend pas de miracle

Shintaro Orihara, ingénieur en chef de Honda

Shintaro Orihara, ingénieur en chef de Honda

Photo de: Alex Bierens de Haan / LAT Images via Getty Images

Dimanche soir, après la course, Honda a été questionné sur ces déclarations et ce qu'elles pouvaient bien impliquer. Au-delà de tout fantasme de favoritisme envers le motoriste japonais pour éviter une retraite d'Alonso, Shintaro Orihara, le directeur général et ingénieur en chef de Honda F1, a surtout joué la prudence.

Ainsi, lorsqu'il a été interrogé sur les propos de Ben Sulayem et à d'éventuelles solutions qui viendraient des instances, Orihara a répondu "Je n'en sais rien, mais il y réfléchit beaucoup."

"Je ne pense pas qu'il puisse nous proposer une solution miracle. Nous nous concentrons simplement sur notre plan de développement et travaillons d'arrache-pied pour améliorer notre prestation. C'est notre stratégie pour le moment."

"Je n'en ai aucune idée", a-t-il insisté quand il lui a été demandé si Ben Sulayem avait dit quelque chose à Honda sur cette question.

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