Comment le "hooligan" Bearman est devenu le coéquipier préféré d'Ocon
Esteban Ocon estime que son arrivée chez Haas lui offre la meilleure cohabitation possible avec un coéquipier en Formule 1 : Oliver Bearman lui apporte énergie et passion… mais pas seulement !
Photo de: Peter Fox
Lorsqu'Esteban Ocon a signé chez Haas il y a un an, il cherchait un environnement de travail plus sain que celui qu'il avait quitté chez Alpine. À mi-saison 2025, le Français considère que ce choix s'est révélé payant, tant sur le plan des résultats qu'au niveau de l'ambiance au sein de l'équipe.
Après avoir connu des relations compliquées avec certains de ses anciens coéquipiers, comme Pierre Gasly chez Alpine ou Sergio Pérez chez Force India, Esteban Ocon dit apprécier de travailler aujourd'hui aux côtés d'Oliver Bearman. Selon lui, leur passion commune pour la course et l'absence de calculs expliquent cette bonne entente.
"Nous avons un peu la même passion", confie Esteban Ocon à Motorsport.com. "Sauf que lui, c'est un hooligan ! Parce qu'il est jeune, donc il expérimente… Par exemple, à Goodwood, nous avions ce défi de savoir qui allait ramener le pneu le plus lisse après la démonstration."
Oliver Bearman a finalement remporté ce défi, générant des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, où on le voit transformer les pneus pluie de la Haas VF-23 en slicks grâce à un impressionnant burnout.
"Il a trouvé un moyen de contourner l'ordinateur de la boîte de vitesses et de faire tourner ses roues arrière jusqu'en 7e alors qu'il roulait à 30 km/h", explique Esteban Ocon. "Je n'aurais jamais eu le cran de faire ça ! Même si tu roules à 30 km/h, si tes roues arrière tournent à 280, la voiture peut réagir. C'était assez drôle à voir !"
Le directeur d'équipe, Ayao Komatsu, a de son côté salué la collaboration entre ses deux pilotes, en citant notamment l'exemple de Spa, où Esteban Ocon a volontairement laissé passer Oliver Bearman sans consigne du muret des stands. Même leur accrochage à Silverstone, qui a coûté de précieux points, a été rapidement réglé. Les deux pilotes se sont expliqués avec leur patron après la course et l'incident a été plutôt ignoré par les médias.
"Je n'y avais pas pensé, mais c'est un bon point", répond Esteban Ocon lorsqu'on lui demande s'il est surpris que Silverstone n'ait pas pris l'ampleur qu'avaient pu connaître d'autres épisodes avec Pierre Gasly ou Sergio Pérez. "C'est parce que nous sommes très francs et honnêtes entre nous. Juste après la course, nous nous sommes posés avec Ayao, nous avons parlé des différentes conditions, de ce que nous aurions pu faire de mieux pour éviter ce scénario, et de l'endroit du virage où il fallait faire plus attention."
"Ça n'a fondamentalement rien changé. Nous avons simplement appris un peu plus sur ce que nous pouvons faire dans ces situations. Ça n'a rien changé non plus à ma relation avec Ollie. C'est probablement la meilleure relation que j'ai eue avec un coéquipier."
"Nous nous entendons vraiment très bien et c'est agréable d'avoir cette ambiance dans l'équipe et sur la piste. Avec le directeur d'équipe aussi : parce que parfois, le directeur d'équipe peut être assez déconnecté de ce qui se passe dans la salle d'ingénierie. Là, nous sommes tous unis, et c'est positif."
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