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Décryptage : tout comprendre à la pénalité de Lewis Hamilton à Monza

Le dimanche de Lewis Hamilton à Zandvoort est allé de mal en pis. Après avoir terminé sa course dans le mur, il a en plus écopé d'une pénalité de cinq places sur la grille de départ à Monza, pour une infraction commise avant même le départ. Explications.

Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images

Il n'est pas inhabituel de voir des pilotes commettre une infraction durant leurs préparatifs avant une course, et qu'ils soient sanctionnés. Lewis Hamilton avait même déjà été puni à Sotchi, en 2020, quand il avait mal interprété les consignes du directeur de course Michael Masi concernant les essais de départ. Il en avait effectué un dans une zone jugée inappropriée par les commissaires, et avait écopé d'une pénalité de cinq secondes en course. 

D'autres exemples existent ces dernières années, mais ce qui rend particulière la sanction infligée au Britannique à l'issue du Grand Prix des Pays-Bas, c'est justement que les commissaires n'ont rendu leur décision qu'après l'arrivée. 

Quelle infraction Hamilton a-t-il commise ?

Concrètement, Lewis Hamilton a été sanctionné pour avoir roulé trop vite lors de ses tours de reconnaissance, en particulier dans le dernier virage en banking qui mène à la grille de départ.

En raison de la configuration du circuit, le directeur de course, Rui Marques, avait indiqué avant l'épreuve – via ses notes officielles envoyées aux équipes – que le panneau lumineux n°18, situé à la sortie du dernier virage, afficherait un double drapeau jaune pendant la procédure de mise en grille. Les pilotes devaient donc ralentir fortement et être prêts à s'arrêter si nécessaire, comme le prévoit le règlement.

Lewis Hamilton dans la pitlane à Zandvoort.

Lewis Hamilton dans la pitlane à Zandvoort.

Photo de: John Thys / AFP via Getty Images

D'après le rapport des commissaires, Lewis Hamilton a bien réduit sa vitesse d'environ 20 km/h par rapport à ses passages habituels en essais libres, mais ce n'était pas suffisant. De plus, il a été reconnu en infraction à l'article 44.1, qui "exige que tous les pilotes effectuant plus d'un tour de reconnaissance et empruntent la voie des stands" le fassent "à une vitesse fortement réduite". Les données ont montré qu'il avait relâché l'accélérateur de seulement 10 à 20 % et freiné 70 mètres plus tôt, ce qui a été considéré comme insuffisant.

Ces faits se sont produits plus d'une demi-heure avant le départ, ce qui laissait théoriquement le temps de trancher. Si les commissaires avaient statué immédiatement, Lewis Hamilton aurait sans doute reçu un stop-and-go de 10 secondes, la sanction prévue dans les barèmes publiés cette année par la FIA pour le non-respect d'un double drapeau jaune.

Pourquoi la sanction n'a-t-elle pas été immédiate ?

La question est de savoir pourquoi les commissaires ont attendu la fin de la course pour se prononcer. Dans leur rapport, le panel de Zandvoort – constitué de Nish Shetty, Matthew Selley, Natalie Corsmit et l'ancien pilote Pedro Lamy – explique : "Nous avons examiné les données de télémétrie disponibles dans le système de la FIA. Nous avons également demandé à l'équipe de nous fournir ses données de télémétrie. Tout cela a pris un certain temps et cette décision a donc été retardée".

Il semble donc qu'ils n'aient pas disposé d'éléments suffisants sur le moment, d'autant que les données communiquées par Ferrari contredisaient celles de la FIA. Plutôt que d'infliger dans la précipitation un stop-and-go de 10 secondes – sanction qui aurait dû être purgée peu après le départ et aurait anéanti toute chance de bon résultat – ils ont préféré attendre la fin de la course pour entendre les ingénieurs et analyser les données.

Lewis Hamilton a été contraint à l'abandon à Monza.

Lewis Hamilton a été contraint à l'abandon à Monza.

Photo de: Gabriele Lanzo / Alessio Morgese / NurPhoto via Getty Images

Ferrari a été convoquée à 17h05, soit environ une demi-heure après l'arrivée. Ce n'est qu'alors que les commissaires ont estimé avoir assez d'informations en leur possession pour trancher. Au lieu d'appliquer la sanction maximale, ils ont retenu des "circonstances atténuantes", Lewis Hamilton ayant tout de même ralenti, mais insuffisamment.

En principe, lorsqu'un stop-and-go ne peut pas être purgé en course, il est converti en une pénalité de dix places sur la grille de départ suivante. Mais dans ce cas, la sanction a été réduite à cinq places. Hamilton a également reçu deux points de pénalité sur sa Super Licence, au lieu des trois prévus habituellement pour ce type d'infraction.

La conséquence de cette décision tardive, c'est qu'elle compromet désormais le week-end de Lewis Hamilton au Grand Prix d'Italie, où il fera sa première apparition à Monza sous les couleurs de Ferrari. 

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