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Barrichello rappelle la cohésion qu'avait Ferrari dans les années 2000

Membre de la "dream team" Ferrari au début des années 2000, Rubens Barrichello se souvient d'une Scuderia à l'organisation infaillible, où chacun se concentrait sur sa mission.

Le vainqueur Michael Schumacher, Ferrari,  Rubens Barrichello, Ferrari, dans le Parc Fermé

Rubens Barrichello dans les bras de Michael Schumacher.

Photo de : Sutton Motorsport Images

À 53 ans, Rubens Barrichello reste un passionné de compétition et le sport automobile rythme toujours son quotidien au Brésil. Depuis son pays natal, où il vient d'être sacré dans le championnat national de NASCAR, il s'efforce de ne pas trop se retourner sur le passé. Néanmoins, quand il évoque sa longue carrière en Formule 1, ponctuée de 11 victoires en 323 Grands Prix, ses six saisons passées chez Ferrari entre 2000 et 2005 occupent toujours une place à part. 

De cette période, qui lui a apporté son premier succès sous la pluie d'Hockenheim un dimanche de juillet 2000, celui qui a terminé deux fois vice-champion du monde derrière son coéquipier Michael Schumacher (en 2002 et 2004) conserve surtout le souvenir de la discipline et de la cohésion qui régnaient entre les murs de Maranello.  

"Dans mes discours auprès des entreprises ou des gens, je leur dis : 'Dans la vie, pour tout, il faut vraiment une bonne organisation et un bon leader'", témoigne Rubens Barrichello auprès de Pitlane Chronicle. "Un bon leader, ce n'est pas celui qui va venir dire : Pourquoi n'as-tu pas bien fait ça ? C'est plutôt : Comment puis-je t'aider à améliorer ton travail ? Cette équipe avait ce genre d'état d'esprit."

"Ils avaient des personnes qui faisaient les choses correctement parce qu'elles aimaient ce qu'elles faisaient. Ross Brawn ne faisait pas plein de choses, il en faisait une correctement. Jean Todt faisait une chose correctement, les pilotes faisaient ce qu'ils avaient à faire correctement. Les mécaniciens étaient là où ils voulaient être."

"C'était donc une bonne équipe dans tout ce qu'elle entreprenait. L'attitude du côté de l'aérodynamique, avec la soufflerie et tout le reste, allait dans le bon sens. C'était vraiment une très bonne équipe avec une très bonne voiture."

Barrichello "heureux et fier" de sa carrière

Rubens Barrichello lors de sa première victoire, à Hockenheim en 2000.

Rubens Barrichello lors de sa première victoire, à Hockenheim en 2000.

Photo de: Sutton Images

Son succès mémorable au Grand Prix d'Allemagne 2000, quand il avait fait le pari de rester en pneus secs sous la pluie, lui avait ouvert les portes d'une victoire qui s'était longtemps refusée à lui. Ce qu'il a vécu ce jour-là, Rubens Barrichello le met en parallèle avec ce qu'a vécu Nico Hülkenberg au début de l'été avec son premier podium en Formule 1.

"C'est beaucoup de pression qui vient de l'extérieur, plus que de l'intérieur, donc quand ça arrive, c'est un soulagement", se souvient-il. "On vient de voir Hülkenberg monter sur le podium après une si longue attente. C'est un soulagement. Honnêtement, ça ne change pas grand-chose, mais ça change davantage l'attitude des autres que la tienne."

"J'étais juste un petit garçon d'Interlagos qui essayait de vivre au jour le jour et d'en être heureux. Alors, si tu penses comme ça, ce que j'ai accompli... J'ai longtemps eu la plus longue carrière en Formule 1. Et si tu réfléchis au fait qu'à l'époque, nous n'avions que 14 ou 16 Grands Prix, pas 24..."

"À mon époque, seuls les six premiers marquaient des points. Tu n'avais qu'une course par mois. Donc ce n'était pas comme aujourd'hui. J'aurais adoré être dans la situation d'aujourd'hui parce que j'aime courir tous les week-ends. Mais je dois être heureux et fier de ce que ce petit garçon d'Interlagos, qui rêvait en grand, a accompli."

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