Hülkenberg engrange mais Renault cherche des réponses

Sixième à Melbourne il y a deux semaines, Nico Hülkenberg a confirmé la tendance pour Renault à Bahreïn, en grappillant même une place de plus à l'arrivée. Mais des interrogations subsistent du côté du constructeur français.

Nico Hülkenberg s'installe pour le moment comme la meilleure arme de Renault pour inscrire des gros points, avec un niveau de performance qui s'est avéré plutôt similaire d'une course à l'autre. En revanche, il reste incrédule face à l'écart de performance qui sépare les écuries de pointe du milieu de grille.

"Nous avons tiré le maximum en course", estime-t-il. "C’est positif. Nous n’avions pas vraiment le rythme pour rivaliser avec les voitures devant nous. Cela me déçoit un peu, mais c’est clair que la lutte au cœur du peloton est extrêmement serrée. C’était une course dense. Notre principal objectif était d’économiser le carburant tout en essayant de batailler avec les autres. Je pense que nous y sommes bien parvenus ce soir."

La prestation du Losange n'est pas passée loin d'un quasi copier-coller de l'Australie puisque Carlos Sainz pensait tenir le point de la dixième place. Malheureusement pour l'Espagnol, il lui a été impossible de conserver sa place dans le top 10 face à Esteban Ocon, venu le doubler à deux tours de la fin alors qu'il était à l'agonie avec ses pneumatiques.

"Sur la fin, j’étais en mission survie avec des pneus tendres à bout et une grosse gestion de l’essence", déplore Sainz. "Nous devons analyser ce qui s’est passé au départ, j’ai trop patiné et cela a compromis ma course. J’étais bloqué dans le trafic après mes deux arrêts et il n’y avait pas grand-chose à faire de plus dans cette situation. Pour être honnête, c’était une journée difficile, mais la Chine arrive vite et nous nous battrons pour revenir dans les points."

Renault cherche à comprendre

Toujours est-il qu'avant la Chine, Renault a engrangé des points précieux, alors que l'adversité la plus proche reste compliquée à définir. Si Haas semble toujours devant Renault, voilà que Toro Rosso a surgi de nulle part pour s'immiscer dans cette lutte dense et complexe pour les places d'honneur.   

La concrétisation des résultats, avec 15 unités glanées et une cinquième place provisoire au championnat, concorde pour le moment avec les objectifs du début de saison pour l'équipe tricolore. Néanmoins, de nombreux points d'interrogations subsistent et doivent être compris dans l'exploitation de la R.S.18 et son rythme. 

"C’était une course mouvementée qui nous permet néanmoins d’être bien classés avec Nico", résume pour sa part Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing. "Nico a réalisé une belle prestation sur un circuit qui ne nous est pas favorable. Le mauvais départ de Carlos pénalise l’ensemble de sa course. Cela montre une nouvelle fois que chaque détail va compter. Il termine très près des points. C’est décevant, mais il a fait le maximum avec une gestion de la consommation très compliquée compte tenu de sa course pour remonter dans le peloton."

"Notre rythme en qualifications est bon, et le niveau de performance de la voiture doit nous permettre d’être mieux positionnés sur la grille et donc de connaître des dimanches plus simples. Avec la sixième place de Nico, nous restons bien placés au classement constructeurs avec un nombre de points en ligne avec nos objectifs. Néanmoins, le rythme de course n’était pas satisfaisant, en particulier avec les pneus tendres. Il va falloir analyser, comprendre et tenter d’améliorer cela au plus vite."

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP de Bahreïn
Sous-évènement Course
Circuit Bahrain International Circuit
Pilotes Nico Hülkenberg , Carlos Sainz Jr.
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Réactions
Tags cyril abiteboul, sakhir