Infrastructures : coup de pouce pour Williams et trois autres écuries
Les écuries de Formule 1 ont obtenu la marge souhaitée au niveau du plafond budgétaire pour l'amélioration de leurs infrastructures, avec 20 M$ supplémentaires pour les quatre équipes les plus en difficulté.
L'amélioration des infrastructures dans le contexte du plafond budgétaire aura fait l'objet de nombreux débats cette saison. Des écuries comme Williams, dont les infrastructures ne sont pas au niveau de la concurrence, se plaignaient qu'il serait autrement impossible pour elles de mener ces travaux afin de rejoindre les avant-postes.
Diverses options ont été discutées ces derniers mois. La principale difficulté était que donner la même marge supplémentaire à toutes les écuries ne réduirait pas l'écart de performance, car les grandes équipes trouveraient toujours le moyen d'utiliser cet argent à bon escient.
La FIA et les équipes se sont finalement mises d'accord pour répartir le plateau en trois divisions selon les résultats du championnat des constructeurs des trois dernières saisons.
Le Règlement Financier impose des dépenses maximales liées aux infrastructures sur une période de quatre ans. Initialement, la somme était fixée à 45 M$ par écurie sur la période 2021-2024. Ce nombre est désormais de 51 M$ pour les top teams que sont Red Bull, Mercedes et Ferrari, bien que des sources indiquent que la FIA ne voulait pas leur accorder d'augmentation.
Les trois écuries du groupe intermédiaire – McLaren, Alpine et Aston Martin – ont droit à 58 M$, tandis qu'en fond de tableau, l'allocation est de 65 M$ pour AlphaTauri, Alfa Romeo/Sauber, Haas et Williams. Cela représente un gain de 14 M$ par rapport aux top teams.
Pour la période couvrant les saisons 2025 à 2028, la répartition respective sera de 42 M$, 49 M$ et 56 M$, avant que les écuries soient replacées sur un pied d'égalité avec un total de 36 M$ pour la période 2026-2029 – autrement dit, le cœur des dépenses sera consenti lors des deux années à venir afin de ne pas empiéter sur les restrictions qui suivront.
James Vowles, directeur de Williams Racing
"C'est une bonne nouvelle de mon point de vue", se réjouit James Vowles, directeur de Williams Racing et plus fervent défenseur de cette mesure. "Du bon travail avec toutes les équipes nous a permis d'obtenir une dérogation d'une vingtaine de millions de dollars en notre faveur. Un accord et de bonnes discussions ont donc eu lieu depuis février. Nous pouvons désormais dépenser pour investir ; ce ne sont pas forcément les 100 M$ que j'espérais, mais c'est un bon pas dans la bonne direction."
Tandis qu'Andrea Stella, team principal chez McLaren Racing, salue également un "processus positif où les équipes et les institutions qui menaient le processus sont parvenues à trouver un accord", Frédéric Vasseur n'est "pas très convaincu".
"D'abord, si vous demandez à vos ingénieurs s'ils en veulent davantage, ils diront toujours 'oui, on en veut davantage'. C'est un processus sans fin. Nous avons ouvert la porte quelques fois à des modifications du règlement du plafond budgétaire, et c'est très dangereux", estime le directeur de la Scuderia Ferrari.
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