Kubica n'est "pas heureux à 100%" mais n'a pas ressenti de douleurs

Robert Kubica est revenu sur son roulage lors des essais du Hungaroring, où il a signé le quatrième temps de la journée de mercredi, avec 142 tours au compteur.

Au-delà des temps, qu'il est toujours difficile de comparer à ceux des titulaires réalisés plusieurs jours avant sur une piste qui a pu changer, avec des pneus inédits (l'ultratendre par exemple) et avec des programmes sensiblement différents, le total de tours de l'ancien pilote BMW Sauber et Renault est pour le moins intéressant, ses 142 boucles du circuit du Hungaroring équivalant à un roulage de plus de 610 km en huit heures.

Et pourtant, la journée n'a pas très bien démarré... Le Polonais a en effet tourné trop tôt en sortant de son garage et a touché le mur, ce qui a fait sauter légèrement sa voiture et manqué d'avoir de plus graves conséquences quand le panneau à l'effigie de Nico Hülkenberg s'est décroché et est tombé sur l'aileron arrière de la R.S.17.

"Le début de la journée n'a pas été facile", admet Kubica en conférence de presse. "C'était probablement l'une de mes plus grosses conneries en F1. Pour être honnête, j'étais tellement concentré sur les gens devant mon garage, que j'ai oublié que les voitures étaient plus longues et plus larges. C'est la seule erreur que j'ai commise, donc c'est positif."

"Il aurait été mieux de ne pas en faire, mais je pense que ça a été une journée très productive, surtout pour moi, mais aussi pour l'équipe. Nous avons testé plein de choses. Nous n'avons manqué qu'un seul relais à la fin, en raison des drapeaux rouges, sinon nous étions parfaitement dans le timing avec le programme."

"Les voitures sont rapides. La plus grande... pas difficulté... différence est que cette voiture n'a rien de similaire [...] aux voitures que j'ai testées récemment. Quand il y a autant de différences, ça prend normalement du temps pour s'adapter, mais je pense que nous pouvons être contents et évidemment, on en veut toujours plus, mais il faut être réaliste. Ce n'était pas une journée facile, mais je pense que nous avons fait du bon travail."

Une journée "difficile" mais bonne

La principale interrogation avant cette session de tests était celle du physique, le bras droit du vainqueur du GP du Canada 2008 ayant une mobilité réduite en raison des séquelles de son accident de rallye en 2011.

"La Hongrie, nous savons que c'est une piste difficile, c'est un des tracés les plus physiques. En fait Nico Hülkenberg a dit la même chose, si je peux piloter ici, je pourrais probablement piloter partout ailleurs. Ça a été difficile, mais je pense que la plupart des pilotes aujourd'hui ont eu un moment difficile derrière le volant. On peut imaginer que ce n'était pas facile, ce que je ne cache pas, mais c'était bien."

"Au final, nous avons fait 140 tours. Je pourrais facilement piloter demain, je pense, donc la condition physique est bonne, ce qui est bon signe. Il y a des aspects qui doivent être améliorés ou être meilleurs, mais c'est toujours comme ça. Si quelqu'un m'avait dit il y a trois mois que je serais là et que je couvrirais 140 tours, j'aurais signé immédiatement, mais une fois que l'on y est, on veut faire mieux et plus. Mais je dois dire que nous devons être heureux, et je suis heureux."

Heureux, mais pas totalement. "Pas heureux à 100%, il y a eu un tournant dans la journée, en fait. La première fois que je suis sorti de la voiture, c'était pour la pause. J'étais dans la voiture avant 9h et je l'ai pilotée jusqu'à 13h, et je n'ai pas eu le temps de réfléchir à ce qui se passait, à tout remettre en place, à donner des priorités aux choses. Je collectais juste des informations et des ressentis, mais je n'avais pas le temps de les démêler."

"Une fois que je suis sorti de la voiture, j'ai eu une grosse pause et je suis revenu à 14h, et je me suis senti comme un pilote différent. La voiture semblait bien plus familière, c'est bon signe parce que ça veut dire que... vous savez, beaucoup de gens croient que l'on s'améliore juste en pilotant, mais on peut aussi progresser en réfléchissant, et en réfléchissant à ce que l'on peut améliorer, c'est ce qui s'est passé. Et, bien sûr, si je pilotais demain, j'aurais quelques idées pour des améliorations, et évidemment, je pourrais me sentir plus familier avec la voiture, et tout viendra plus facilement et de façon plus naturelle, ce qui est l'objectif."

Peu de modifications du volant

Quand il lui est demandé s'il a ressenti de la douleur dans son bras, il répond : "Non, je n'ai pas eu de douleurs, je me sens assez bien en fait. Évidemment, je suis fatigué parce qu'au final le plus gros problème est la température, ça a été une journée chaude. Finalement, dans une journée de huit heures de roulage, je suis sorti une seule fois pendant dix minutes ; une fois que vous êtes dans le garage, dans la voiture ça devient très chaud. Je savais cela, rien de nouveau."

Enfin, sur la question de l'adaptation du volant à son handicap, il explique plus en détails ce qui a changé : "Il y a une partie qui a été faite spécialement pour moi. OK, il y a quelques adaptations sur la palette de passage de vitesses, mais c'est quelque chose qui a été utilisé auparavant, c'était encore utilisé par d'autres équipes que je connais, que j'ai utilisé dans les simulateurs."

"Il n'y a rien qui a strictement été fait pour moi. Ce volant a été adapté lors des deux derniers jours, juste pour repositionner les boutons, afin d'ordonner les plus grandes priorités, pour que je puisse fonctionner plus facilement, et les boutons sans grande priorité, que l'on n'utilise jamais – ou quand vous les utilisez c'est de temps en temps, dans des positions qui sont plus difficiles à atteindre , mais à part cela, tout est standard."

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement Essais d'août au Hungaroring
Sous-évènement Mercredi
Circuit Hungaroring
Pilotes Robert Kubica
Équipes Renault F1 Team
Type d'article Réactions
Tags budapest, hungaroring, tests