Magnussen - Une visibilité pas aussi bonne qu'espéré avec le Halo

Kevin Magnussen a eu l'occasion de tester le dispositif de protection du cockpit lors des Essais Libres 1 du Grand Prix du Mexique. Et il n'a pas vraiment été conquis.

Le Danois ne figurait pas, avant cet essai, parmi les défenseurs du Halo. Cela ne risque pas de changer après ce vendredi puisqu'il est même ressorti du cockpit de sa Renault R.S.16 déçu par la visibilité offerte au pilote.

"Je ne suis pas un grand fan. C’est étrange d’avoir quelque chose devant vous. C’est comme avoir une casquette très enfoncée. Vous pouvez voir où vous marchez, mais vous ne pouvez rien voir d’autre. Je n’aime pas ça. La visibilité n’est pas aussi bonne que je l’espérais. Donc je pense que sur des pistes où il y a du dénivelé, ça va être un problème."

Une prise de position en net contraste avec celles de Nico Rosberg, Daniel Ricciardo, Nico Hülkenberg ou encore Carlos Sainz qui avaient eu l'occasion de tester le Halo sur le circuit vallonné de Spa-Francorchamps et avaient globalement été positifs sur la question de la visibilité.

"Je suis sûr que nous avons tous notre propre opinion, mais mon opinion est qu’il y a peut-être d’autres choses à regarder avant d’avoir quelque chose comme un Halo, un cockpit fermé, une canopée ou autre chose", poursuit Magnussen.

"L’accident de Jules [Bianchi] n’aurait pas été différent s’il avait eu un Halo. Donc je pense que le Halo fonctionnerait juste dans une situation avec une roue qui frappe la tête ou peut-être un museau, ce qui s’est passé avec Justin Wilson."

Puis, le pilote Renault de faire référence à son propre accident lors du Grand Prix de Belgique, à la sortie du Raidillon de l'Eau Rouge : "Mais en F1 il y a d’autres choses qui doivent être changées avant… J’aurais préféré qu’à Spa il y ait des graviers au lieu d’un dégagement en tarmac, parce que quand vous allez en arrière et de côté, vous préférez évidemment avoir des graviers. Donc je pense qu’il y a d’autres choses sur lesquelles nous devons nous concentrer en premier lieu."

Pascal Wehrlein, qui a aussi été équipé du Halo lors des EL1, est moins catégorique. "Mon sentiment est que c’est vraiment étrange. Donc si vous pilotez avec pour la première fois, c’est étrange, anormal, vous pensez toujours qu’il y a quelque chose devant vous qui ne devrait pas être là. C’est mieux pour la sécurité, alors je vais travailler sur ça."

Il explique aussi que sa petite sortie de piste à basse vitesse lors de de cette séance n'était pas due à la protection du cockpit mais à un moment d'inattention. "Comme c’était mon premier tour, je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé et j’ai dû sourire dans la voiture."

"Je suis sorti dans le second virage juste en pilotant lentement et c’était… je ne sais pas, je n’ai pas vraiment fait attention, peut-être que j’étais toujours en train de dormir. Je me suis levé [hier] matin à 6h00, peut-être que c’était un peu trop tôt !"

Pour rappel, le Halo est en phase de tests depuis les essais hivernaux de la saison 2016 et, s'il est bien introduit en Formule 1, il ne le sera pas avant la saison 2018.

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Événement GP du Mexique
Circuit Autodromo Hermanos Rodriguez
Pilotes Kevin Magnussen , Pascal Wehrlein
Équipes Renault F1 Team , Manor Racing
Type d'article Actualités
Tags cockpit, halo, mexico, protection, sécurité