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Et si McLaren avait sous-évalué ses objectifs aéro ?

L'écurie McLaren a-t-elle fait preuve d'un manque d'ambition quant aux objectifs liés au châssis de la MCL33 ? C'est ce que craint Éric Boullier, directeur de la compétition à Woking.

Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
Les mécaniciens McLaren dans la voie des stands avec Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
Fernando Alonso, McLaren MCL33
Eric Boullier, directeur de la compétition de McLaren Racing
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
Eric Boullier, directeur de la compétition, McLaren
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 Renault
L'actrice Carina Lau dans le garage McLaren
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33
L'actrice Carina Lau avec le casque de Fernando Alonso, McLaren
Fernando Alonso, McLaren MCL33

Pendant des années, McLaren a clamé haut et fort avoir l'un des meilleurs châssis en Formule 1 et être tiré vers le bas par l'unité de puissance Honda ; le nouvel accord moteur avec Renault était censé propulser l'équipe anglaise vers les avant-postes.

Force est de constater que ce n'est pas le cas pour l'instant. Aucune McLaren n'a atteint la Q3 cette saison, et dans la phase précédente des qualifications, la meilleure MCL33 accuse en moyenne un retard de 1"023 sur la Red Bull la plus rapide et de 0"798 sur la Renault la plus véloce – deux teams disposant des mêmes groupes propulseurs. Ce n'est qu'à la faveur de performances convaincantes et d'opportunisme en course que McLaren devance le Losange à la quatrième place du championnat des constructeurs.

Or, Éric Boullier révèle que le châssis de la MCL33 a atteint les objectifs qui lui étaient fixés pour la saison 2018 – lesquels n'étaient donc peut-être pas suffisamment ambitieux.

"La voiture atteint l'objectif, ce qui signifie peut-être que l'objectif n'était pas le bon", confirme le Français. "Nous devons donc revoir nos ambitions quant à ce que nous devons accomplir."

"La voiture est quand même très équilibrée ; si l'on écoute les pilotes, ils sont satisfaits de son équilibre. Quoi que l'on tente au niveau des réglages, elle réagit en conséquence. Je pense qu'elle n'a pas mauvais caractère, disons-le ainsi, en matière de design. Nous devons juste la rendre plus rapide dans les virages et en ligne droite."

Pour pallier le manque de vitesse de pointe, McLaren a même demandé à ses pilotes de se donner mutuellement l'aspiration dans la longue ligne droite du circuit de Shanghai, ce qui n'a pas suffi à atteindre le top 10 en qualifications.

Lorsque Motorsport.com lui demande si cette tactique est symptomatique d'un problème fondamental d'efficacité aérodynamique, Boullier répond : "C'est clairement un problème, notre vitesse de pointe n'est pas la meilleure qui soit puisque nous sommes en fond de classement. Mais ce n'est pas le seul [problème]."

McLaren va donc tenter de redresser la barre pour sauver la face, notamment en qualifications. "Nous avons le même moteur que Renault et Red Bull et nous sommes derrière, donc on ne peut pas se cacher, il n'y a que des faits. Nous devons comprendre pourquoi nous sommes lents en qualifications, pourquoi nous sommes meilleurs en course et pourquoi nous sommes derrière les autres écuries Renault. Point barre."

Propos recueillis par Adam Cooper

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