Formule 1 Essais de Barcelone

Ce phénomène d'oscillation qui perturbe les F1 2022 à Barcelone

Les nouvelles monoplaces à effet de sol placent les écuries face au casse-tête du "porpoising". Mais de quoi parle-t-on ?

Charles Leclerc, Ferrari F1-75

Les Formule 1 nouvelle génération ont fait leur véritable entrée en matière cette semaine pour les premiers essais hivernaux à Barcelone. Depuis le roulage initial de mercredi, un phénomène particulièrement lié à l'effet de sol a fait son apparition sur les monoplaces, affectant plus ou moins certaines écuries.

Un grand nombre d'entre elles y ont fait face ces dernières heures sur la piste catalane. Elles ont été victimes de "porpoising", terme anglais régulièrement utilisé pour le décrire. Et pour cause, celui-ci existait déjà à l'époque de l'effet de sol en F1 dans les années 1970-1980. Celui-ci se produit lorsque la voiture atteint une certaine vitesse en ligne droite et se traduit visuellement par une impression de "rebond" observée au niveau de la suspension.

Lorsque le plancher de la monoplace aspire l'air pour la coller au sol, tendance qui s'accentue avec la vitesse en ligne droite, le flux se bloque soudainement, soit à cause d'un changement de pression, soit à cause du contact entre le fond plat et la piste. Lorsque cela se produit, la monoplace perd soudainement de l'appui et se réhausse brièvement, avant d'être ramenée vers le sol, et ainsi de suite. En plus d'être particulièrement inconfortables pour le pilote, ce tangage peut devenir un problème majeur dans les courbes à très haute vitesse si jamais la monoplace perd brusquement de l'appui.

 

Plusieurs F1 2022 ont souffert de ce souci depuis mercredi à Barcelone, et il pourrait s'agir d'un critère de performance au moins lors des premiers Grands Prix. Chez Ferrari ce n'était pas une surprise puisque le travail de simulation et de soufflerie avait prévenu, mais il se pourrait bien que certaines écuries aient toutefois sous-estimé le phénomène. Celui-ci peut se résoudre assez facilement en rehaussant la hauteur de caisse, mais le compromis de performance peut alors devenir très dommageable.

"Je pense que la plupart d'entre nous a au minimum sous-estimé le problème en ce qui concerne le fait d'être sur la piste et de rebondir plus que prévu", explique Mattia Binotto, directeur de Ferrari. "Quand on règle ces voitures avec un plancher à effet de sol, la situation est différente. C'est un processus d'apprentissage."

"Je pense que résoudre le problème peut être assez simple. En optimisant les performances, car ça ne doit pas être un compromis, il faudrait essayer d'éviter les rebonds tout en tirant le maximum de performance de la voiture, mais ça peut devenir un exercice moins facile. Je suis quasiment sûr qu'à un moment donné, l'équipe trouvera la solution. Combien de temps cela prendra-t-il ? Ceux qui y parviendront le plus tôt auront un avantage en début de saison."

Ces oscillations provoquées à haute vitesse sont soupçonnées d'être à l'origine du faible roulage d'Alfa Romeo depuis le début des essais. L'écurie dirigée par Frédéric Vasseur a également peu roulé ce jeudi matin, avant une amélioration de la situation à la mi-journée.

"Certains éléments ne sont pas faciles à évaluer en soufflerie et au simulateur, et nous faisons tous face au même problème", a simplement commenté le Français. "Régler le problème n'est pas la partie la plus difficile, mais le faire efficacement sera la clé. La rapidité de réaction de l'équipe sera essentielle pour les premiers Grands Prix."

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