Formule 1 GP de São Paulo

Des pilotes redoutent le même risque d'usure de planche qu'à Austin

George Russell, Fernando Alonso et Max Verstappen partagent tous le même sentiment : le Grand Prix de São Paulo pourrait, comme celui des États-Unis, compliquer sérieusement la tâche des écuries pour être en conformité au niveau de l'usure du plancher.

Détails du plancher de la Mercedes W14

Faut-il redouter un nouveau risque de disqualifications à l'issue du Grand Prix de São Paulo ? Plusieurs pilotes évoquent en tout cas cette crainte avant le début du roulage à Interlagos, estimant que le tracé brésilien pourrait provoquer les mêmes mauvaises surprises que celui d'Austin, avec une nouvelle fois un format sprint qui complique la tâche des écuries.

Ce vendredi soir, à l'issue d'une unique séance d'essais libres et au moment de disputer les qualifications pour le Grand Prix, les monoplaces entreront déjà sous régime de parc fermé, règle qui suscite des critiques grandissantes en cas de sprint. Car la hauteur de caisse, entre autres, sera alors figée pour l'ensemble du week-end. 

Lors du Grand Prix des États-Unis il y a deux semaines, Lewis Hamilton et Charles Leclerc avaient été disqualifiés en raison d'une usure excessive de la planche située sous leur monoplace. Chez Mercedes, on avait reconnu ne pas avoir pris suffisamment de marge, après avoir constaté qu'il n'y avait pas d'usure alarmante à l'issue des essais libres. Les bosses du Circuit des Amériques avaient largement contribué à ce phénomène, et la nature bosselée du tracé d'Interlagos n'invite donc pas à la sérénité certains des acteurs, d'autant que la pluie annoncée ce vendredi pourrait rendre encore plus illisible ce facteur pour les équipes. 

"Ce sera vraiment compliqué", prévient George Russell, vainqueur de ce Grand Prix l'an passé. "C'est un gros problème avec le week-end sprint. À Austin, on a terminé les essais libres, on a fait nos vérifications, il n'y avait pas d'usure de la planche et on pensait que ça allait. Puis avec un petit changement de direction du vent, 100 kg de carburant dans la voiture pour la première fois, des tours dans le trafic et d'autres pas, sur un circuit vraiment bosselé, on s'est soudainement retrouvé dans une situation que l'on n'attendait pas. Je dois être franc, sur un circuit comme celui-ci, certaines écuries pourraient se retrouver dans la même situation."

George Russell devant la presse, jeudi à Interlagos.

George Russell devant la presse, jeudi à Interlagos.

Chez Aston Martin, Fernando Alonso estime que certaines équipes adopteront justement une approche conservatrice pour éviter tout risque de disqualification, quitte à sacrifier un peu de performance. 

"Cette année, le format sprint a rendu difficile pour tout le monde l'optimisation de la voiture", souligne le double Champion du monde. "Il faut toujours prendre de la marge. À Austin, quelques voitures ont été contrôlées, et de nombreuses autres qui ne l'ont pas été étaient illégales. Je pense qu'ici, ce sera un peu plus conservateur de la part de chacun."

Max Verstappen, qui partage le même avis sur la difficulté de ce qui attend les écuries, espère même que des changements de réglages seront exceptionnellement autorisés si la météo est trop différente entre vendredi et le reste du week-end. 

"Pour régler la voiture et la hauteur de caisse, c'est toujours très compliqué quand il a plus toute la journée et que le dimanche, en course, la piste est sèche", plaide le pilote Red Bull"Mais espérons que la FIA autorisera l'ajustement de certaines choses s'il a plu."

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