Horner : Le parc fermé du sprint "est un peu une blague"

Christian Horner a critiqué la règle du parc fermé telle qu'elle est appliquée cette année lors des week-ends sprint, réitérant sa volonté de modifier le format à l'avenir.

Les voitures de Lando Norris, McLaren, Max Verstappen, Red Bull Racing RB19, Oscar Piastri, McLaren MCL60, dans le parc fermé

Si Max Verstappen estime que la F1 "devrait simplement se débarrasser des week-ends sprint", d'autres veulent encore donner une chance en format en dépit des critiques grandissantes. Patron du Néerlandais chez Red Bull, Christian Horner en fait partie mais ne manque pas, lui aussi, d'égratigner les règles en vigueur lors des six Grands Prix concernés, et plus particulièrement celle du parc fermé. 

En 2023, les week-ends sprint sont conçus de telle manière que les monoplaces entrent sous régime de parc fermé dès le vendredi à l'issue de l'unique séance d'essais libres. Dès lors, les pilotes sont coincés pour toutes les autres séances avec les réglages choisis. Une contrainte qui a contribué aux erreurs commises à Austin chez Mercedes et Ferrari, menant aux disqualifications de Lewis Hamilton et Charles Leclerc le dimanche en raison d'une usure excessive du patin sous le plancher.

On a aussi vu les deux Aston Martin et les deux Haas s'élancer en course depuis la voie des stands au Texas, après avoir fait le choix de changer totalement leurs réglages et d'enfreindre ainsi la règle du parc fermé. 

"Pour moi, le parc fermé est un peu une blague", déplore Christian Horner. "On a une séance pour régler la voiture, puis les ingénieurs peuvent tout aussi bien rentrer chez eux à partir de ce moment-là. Il faut se pencher là-dessus, et je suis certain que c'est un facteur qui a contribué aux problèmes de hauteur de caisse des équipes qui ont enfreint le règlement. En fait, il s'agit simplement d'un long relais en course sprint. Et il n'y a pas vraiment de risque, ni de réelle motivation."

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Il s'agit de la deuxième sortie en peut de temps de Christian Horner, le Britannique ayant appelé dès le lendemain du Grand Prix des États-Unis à trouver des alternatives pour pimenter les courses sprint. Des changements qu'il faudrait effectuer selon lui en consultant davantage le public. 

"On devrait vraiment s'adresser aux fans et recueillir leur avis", avance Christian Horner. "Qu'est-ce qu'ils veulent ? Je pense qu'il serait intéressant d'examiner les données à la fin de l'année pour voir à quel point la course sprint a été populaire, car ce sont les fans qui comptent. La raison pour laquelle on fait des courses sprint est d'essayer d'offrir plus de divertissement et de créer un événement plus attractif."

"On doit être honnêtes avec nous-mêmes à la fin de l'année, lorsque l'on aura fait toutes les courses sprint, et dire : 'OK, que peut-on faire de mieux ? Que peut-on apprendre ? Et comment peut-on améliorer le spectacle ?' Si les pilotes apprécient et trouvent ça gratifiant, si les équipes trouvent ça gratifiant, alors les fans finiront par aimer."

Le Grand Prix du Brésil de ce week-end est la dernière épreuve au format sprint cette saison.

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