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Pirelli face au mur dans l'évolution de ses pneus pluie

Alors que le manufacturier italien envisage toujours de réviser sa gamme de pneus pluie, notamment avec l'éventuelle création d'un troisième composé, le manque d'occasions de tests en conditions humides freine considérablement la collecte de données et complique le développement.

Oscar Piastri, McLaren, lors d'essais Pirelli

Photo de: Pirelli

Les courses sur piste mouillée ont été au cœur des débats lors de la dernière génération de Formule 1, de 2022 à 2025. Les monoplaces à effet de sol rendaient les Grands Prix sous la pluie presque impossibles. Les diffuseurs de ces F1 projetaient une telle quantité d'eau que la visibilité des voitures suiveuses était souvent totalement compromise, même sous une pluie faible.

Pour des raisons de sécurité, la direction de course n'hésitait donc pas à interrompre les Grands Prix. Cette prudence a suscité l'incompréhension de nombreux fans et même de certains pilotes, qui estimaient que ces arrêts étaient parfois excessifs.

Ces interruptions étaient aussi liées au fait que les équipes cherchaient à éviter au maximum l'utilisation des pneus pluie développés par Pirelli - intermédiaires et full wet -, jugés peu performants et rapidement dégradés, utilisables dans le fenêtre optimale seulement sous une forte averse, souvent synonyme de drapeau rouge.

Déjà l'année dernière, Pirelli avait annoncé son intention de revoir sa gamme de pneus pluie en créant un troisième composé, une sorte de "super intermédiaire", situé entre l'intermédiaire et le full wet.

Pirelli face à un mur

Des ingénieurs de Pirelli à Monza.

Des ingénieurs de Pirelli à Monza.

Photo de: Pirelli

Cependant, un obstacle majeur se dresse sur la route de Pirelli. Avec les changements réglementaires de 2026 - notamment des pneus plus étroits et la fin de l'effet de sol -, le fournisseur dispose de très peu de données réelles issues des voitures actuelles. Cela complique la mise en œuvre de ses idées concernant la gamme pluie.

Dans ce contexte, un début de saison pluvieux pourrait se révéler bénéfique pour Pirelli, lui permettant d'analyser le niveau réel de projections d'eau généré par la nouvelle génération de F1.

"Pour l'instant, personne ne peut trancher [pour modifier la gammes pluie de Pirelli], car nous ignorons encore le niveau de projections", a déclaré Mario Isola, directeur de Pirelli Motorsport. "Je ne dis pas que j'espère de la pluie lors des premières courses, mais une course humide nous fournirait des informations précieuses pour orienter le développement."

"Sans le diffuseur qui envoyait beaucoup d'eau dans l'air, la visibilité devrait être légèrement meilleure [en 2026]. De plus, les pneus sont un peu plus étroits et projettent moins d'eau. Reste à savoir si cela suffira pour que la direction de course autorise le roulage : cela, je ne le sais pas encore."

Des occasions de tests rares

La Mercedes lors de tests Pirelli à Silverstone en 2025.

La Mercedes lors de tests Pirelli à Silverstone en 2025.

Photo de: Pirelli

De manière générale, il est très difficile pour Pirelli d'améliorer sa gamme de pneus pluie, car les occasions de tests en conditions humides sont rares. Jusqu'ici, les essais se déroulaient principalement sur des circuits européens équipés de systèmes d'arrosage, tels que Paul Ricard, Magny-Cours ou Fiorano.

Pirelli a cependant annoncé qu'il pourrait désormais organiser des tests pluie sur le circuit de Bahreïn. L'ajout de Sakhir représente une opportunité précieuse : le tracé est réputé pour son asphalte abrasif et sa forte sollicitation des pneumatiques, un environnement idéal pour des essais exigeants.

"Nous essayons d'organiser un test pluie ici à Bahreïn", a expliqué Isola. "Je suis très confiant, car le circuit dispose d'un projet pour mouiller toute la piste, non pas avec des camions-citernes mais grâce à un autre système d'arrosage. S'ils y parviennent correctement, nous aurons l'occasion de faire des essais sur un circuit très sévère dans des conditions humides."

Gabriel Bortoleto lors d'essais Pirelli à Silverstone en 2025.

Gabriel Bortoleto lors d'essais Pirelli à Silverstone en 2025.

Photo de: Pirelli

"C'est quelque chose qui arrive rarement. Nous voulons donc exploiter cette opportunité au maximum. Les responsables locaux se montrent toujours très coopératifs face à nos demandes particulières. Je leur ai demandé : 'Et si nous organisions un test pluie à Bahreïn ?' Ils ont répondu : 'Bien sûr, réfléchissons-y'."

"[Ce n'est pas facile, car] nous avons besoin d'un niveau d'eau constant, parce que clairement le risque est que l'inconstance du niveau d'eau soit plus importante que les différences entre prototypes."

Mario Isola a toutefois annoncé qu'un test pluie devrait se dérouler sur le circuit de Bahreïn avant le premier Grand Prix de la saison, fin février. Deux équipes y participeront, McLaren et Mercedes, avec des voitures "mulet", c'est-à-dire d'anciennes monoplaces modifiées pour tenter de reproduire les spécificités du règlement 2026.

Avec Ronald Vording et Filip Cleeren

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