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Pourquoi le taux de compression a tourné au psychodrame en F1

Frédéric Vasseur estime que la saga autour du moteur Mercedes, a priori close, était inévitable pour des raisons dépassant le cadre pur et dur de la performance.

George Russell, Mercedes

Photo de: Steven Tee / LAT Images via Getty Images

Une semaine tout juste avant le premier Grand Prix de la saison, en Australie, le petit monde de la Formule 1 a trouvé un compromis pour mettre un terme à la polémique moteur. Celle-ci durait depuis trois mois au moins, jusqu'à devenir un sujet majeur alors que Mercedes aurait trouvé une manière légale de contourner la limite réglementaire du taux de compression sur sa nouvelle unité de puissance.

Un vote des motoristes et des instances a finalement acté une modification de la mesure statique, qui sera aussi réalisée à chaud à partir du 1er juin prochain. Tout en acceptant ce compromis, Toto Wolff a regretté le lobbying exercé par certains concurrents, assurant que le fond du problème n'était qu'une "tempête dans un verre d'eau".

Pourtant, le fait que l'affaire soit devenue une véritable saga pendant quelques semaines était inévitable selon son homologue chez Ferrari. Car Frédéric Vasseur a expliqué que la question allait "au delà d'un seul sujet"

"Lorsqu'un règlement complètement nouveau est introduit, comme celui de 2026, chaque équipe fait face à un changement total : moteur, châssis, aérodynamique, pneus, batteries, tout, même la manière dont le règlement est structuré", explique le Français dans un entretien accordé à Motorsport.com.

"Nous nous attendions à ce qu'au début de cette saison, il y ait des zones grises. Au final, qu'est-ce qu'une zone grise ? C'est un domaine où différentes interprétations existent, chacune semblant correcte. C'est exactement ce qui s'est produit avec le taux de compression."

"Le plus grand problème dans ce cas précis est que lorsqu'une zone grise concerne l'unité de puissance, les délais pour réagir sont très longs. De plus, le moteur est géré sous plafond budgétaire, ce qui complique encore les choses. Il existe un processus de planification précis : nous savons exactement combien de moteurs nous produirons pendant la saison, et les commandes de composants sont passées très en amont car les délais de livraison sont très longs." 

"Pour ces raisons, la question du taux de compression est devenue une saga. Ce n'est pas seulement une question de performance, mais de planification de toute la saison. J'ajouterais aussi que bientôt commencera le travail sur les unités de puissance 2027, et il est donc essentiel d'avoir un scénario clair avant de démarrer."

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Le taux de compression n'a pas été le seul sujet brûlant ces dernières semaines. La question des départs a également été mise sur la table, et l'on se souvient que McLaren a soulevé des préoccupations liées à la sécurité pour tenter de faire bouger les lignes. Sur ce point précis, et alors que la Scuderia a laissé entrevoir un avantage dans l'exercice lors des essais de Bahreïn, Frédéric Vasseur se dit davantage surpris. 

"La FIA a été assez claire dès le début sur le fait de ne pas vouloir modifier la procédure de départ, donc j'ai été surpris lorsque ce sujet est réapparu à Bahreïn", assure-t-il. "Il est facile de demander à un pilote de soulever une question de sécurité ou quelque chose de similaire, mais en réalité, c'était connu depuis longtemps. Lorsqu'on conçoit l'architecture d'un moteur, des compromis sont toujours faits : d'un côté on vise la puissance maximale, de l'autre le comportement. Il faut prendre des décisions."

Propos recueillis par Roberto Chinchero

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