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Quelles garanties de sécurité les écuries ont-elles reçues ?

Les écuries de Formule 1 évoquent des garanties de sécurité "crédibles", qui les ont convaincues de continuer à participer au Grand Prix d'Arabie saoudite.

Christian Horner, Team Principal, Red Bull Racing, Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1

Depuis l'attaque au missile qui a visé un site pétrolier de la société Aramco à Djeddah, à quelques encablures du circuit, la question de la sécurité du Grand Prix d'Arabie saoudite et de tous les membres du paddock est devenue centrale. Si la décision a été prise de poursuivre le programme comme prévu samedi et dimanche, c'est parce que la Formule 1 et les écuries assurent avoir reçu des garanties extrêmement convaincantes en matière de sécurité. Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Il a par exemple été précisé que le site touché vendredi après-midi n'était pas couvert par le système de défense très élaboré qui inclut en revanche le circuit. Le fait également que des VIP saoudiens soient présents en famille et n'affichent aucune inquiétude particulière a également pesé dans la balance pour convaincre les écuries.

"Je crois que les autorités ont leurs propres familles ici, et ils se sentent en sécurité, et je me sens en sécurité", confirme Günther Steiner, directeur de Haas. "Nous connaissons les systèmes techniques qu'ils ont mis en place. Pour moi, la garantie est que si les autorités sont venues avec leurs familles ici et se sentent en sécurité, alors je peux me sentir aussi en sécurité."

"Ils ont expliqué de manière très crédible ce qui était mis en place. Je ne suis pas en mesure d'expliquer les détails techniques, car je ne suis pas suffisamment qualifié. Mais il y a des choses en place, qui nous protègent, évidemment. Je ne suis pas calé là-dessus. Mais l'explication crédible de ce qu'ils font, et le fait que leurs familles soient là avec eux, m'apportent l'assurance d'être en sécurité, et que mon équipe l'est."

Mike Krack, directeur de l'équipe Aston Martin, confirme que les écuries ont "reçu plusieurs représentants des autorités de haut rang" vendredi soir. "Ils nous ont expliqué la situation, ils nous l'ont expliquée de manière très crédible. Et c'est ce qui fait que nous tous, les dix qui étions dans la salle, étions convaincus qu'ils prenaient leurs responsabilités très au sérieux."

Pour se faire un avis définitif, les patrons d'équipe ont aussi pu s'appuyer sur les conseils d'un expert étranger des systèmes de défense. "Il y avait également une autre personne de la défense", révèle Jost Capito, directeur de Williams. "Pas quelqu'un d'ici, il venait d'un autre pays et a examiné ça de manière indépendante. Il a confirmé que tout était en place pour que l'épreuve soit sécurisée."

Pour Andreas Seidl, il convient de "faire confiance à la F1 et aux autorités, qui placent la sécurité en priorité pour chaque membre du paddock". Le directeur de McLaren insiste sur sa "pleine confiance" et sur le fait qu'en cas d'évolution de la situation, il s'appuierait à nouveau "sur les conseils de la F1 et des autorités".

Avec toutes ces garanties de sécurité sur la table, les officiels et les directeurs d'équipe sont donc parvenus à convaincre les pilotes, réunis pendant quatre heures la nuit dernière, à accepter de courir samedi et dimanche.

"Je ne crois pas que nous ayons dit qu'ils étaient à 100% heureux et détendus", admet Mattia Binotto, directeur de Ferrari. "Je pense qu'ils sont toujours préoccupés, mais ils écoutent les garanties que nous leur donnons, ils comprennent l'importance de rester ici et d'essayer de courir d'une manière ou d'une autre, parce que c'est le meilleur choix que nous pouvons faire."

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