Renault va rester engagé en F1 en dépit du plan d'économies

Malgré la mise en place d'un important plan d'économies par Renault, le constructeur français a réaffirmé sa volonté de rester engagé en Formule 1 à l'avenir.

Renault va rester engagé en F1 en dépit du plan d'économies
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Durement touchées par la crise mondiale liée à la pandémie de COVID-19, les entreprises du secteur automobile multiplient les mesures drastiques pour tenter de se maintenir à flots. Pour Renault, cela s'est traduit ce vendredi par la présentation d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans et l'annonce de la suppression d'environ 15'000 emplois dans le monde, dont 4600 en France.

Cette situation, alors même que la question du maintien du programme F1 se posait déjà avant la pandémie suite aux remous provoqués par l'arrestation de Carlos Ghosn et l'éviction de Thierry Bolloré, laissait évidemment en suspens l'avenir de l'écurie officielle, dont le programme était, comme tous les autres, examiné de près. Dans une conférence téléphonique avec des analystes pour évoquer le plan d'économies ce vendredi, Clotilde Delbos, la directrice générale par intérim de Renault, a envoyé un signal positif : "Nous avons dit publiquement et nous confirmons que nous restons engagés en Formule 1."

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Ces dernières semaines, face à un début de saison tronqué et aux conséquences économiques du ralentissement de l'activité pour le présent et l'avenir, les instances et les écuries de la discipline reine ont discuté et agi en coulisses pour parvenir à sortir de l'ornière et préparer un futur viable. Les conditions d'un avenir où les structures pourront survivre financièrement et éventuellement être compétitives à des coûts plus bas qu'actuellement ont été posées, avec entre autres l'adoption d'un plafond budgétaire de 145 millions de dollars dès 2021 qui diminuera progressivement lors des exercices suivants. "L'annonce d'une nouvelle réglementation sur le plafonnement des dépenses est très bonne pour nous car nous devrons moins investir dans cette discipline que certains de nos concurrents qui dépensent beaucoup d'argent", a ajouté Delbos sur le sujet ce vendredi.

Renault a d'ores et déjà, depuis son retour en tant que structure d'usine en 2016, grandement investi dans les usines d'Enstone (châssis) et de Viry-Châtillon (moteur), tout en mettant en place un modèle économique moins dispendieux que les structures du top 3 actuel (Mercedes, Ferrari, Red Bull). Un choix "pour l'avenir", avec en ligne de mire la mise en place d'une véritable réduction des coûts en F1, qui n'a pour le moment pas porté ses fruits sur le plan sportif puisque, en quatre saisons, le Losange n'est monté sur aucun podium.

Si l'avenir semble désormais assuré au-delà de 2020, plusieurs inconnues demeurent, au premier rang desquelles la signature des nouveaux Accords Concorde qui régleront les questions commerciales à partir de 2021 mais également le recrutement d'un pilote en remplacement de Daniel Ricciardo. L'Australien, dont le recrutement à prix d'or pour deux saisons à l'été 2018 avait suscité autant d'engouement que d'attentes, quittera Enstone en fin d'année pour rejoindre McLaren. À l'heure actuelle, le nom de Fernando Alonso, qui n'a plus roulé en Formule 1 depuis 2018, est celui qui est revenu avec le plus d'insistance du côté de Renault.

Dernier point à rappeler : à partir de 2021, Renault ne motorisera plus aucune structure cliente. En effet, son contrat actuel avec McLaren s'achève en fin d'année et, en dépit du maintien de la réglementation technique 2020 en 2021 et du gel d'un certain nombre d'éléments sur les monoplaces, l'équipe de Woking a indiqué qu'elle passerait bien comme prévu aux blocs turbo hybrides Mercedes.

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