Ricciardo et Renault : "Je leur dois beaucoup"
Daniel Ricciardo revient sur sa décision difficile de quitter Renault, une écurie à laquelle il estime devoir énormément "sur la piste comme en dehors".
Dans une année 2020 qu'il décrit lui-même comme "bizarre", Daniel Ricciardo s'apprête à disputer un championnat dans la peau d'un pilote qui sait déjà quelle nouvelle équipe il rejoindra ensuite. Avant même sa deuxième campagne sous les couleurs de Renault, l'Australien a pris la décision de saisir l'opportunité offerte par McLaren le mois dernier et remplacera en 2021 Carlos Sainz, partant chez Ferrari. Ces mouvements prématurés sur le marché des transferts ont pris son équipe par surprise, Cyril Abiteboul regrettant de perdre ainsi un pilote qu'il avait recruté en grande pompe il y a près de deux ans. Néanmoins, les deux parties ont encore un petit bout de chemin à faire ensemble avant de se séparer.
Malgré cette situation particulière, l'ex-pilote Red Bull conserve des mots forts pour l'écurie française et veut faire son maximum lors de la saison qui débutera le mois prochain en Autriche. "J'ai évidemment hâte de courir mais aussi d'achever cette aventure et ce chapitre avec Renault de la meilleure façon possible", assure-t-il dans une interview organisée par le site officiel de la Formule 1. "J'ai toujours l'impression que je leur dois beaucoup, sur la piste comme en dehors, donc je suis heureux que nous puissions bientôt courir et essayer de faire de notre mieux. Je suis pour le moins enthousiaste à l'idée de reprendre la compétition."
Daniel Ricciardo ne le cache pas, la crise du coronavirus, le confinement et l'arrêt des sports mécaniques pendant trois mois l'ont poussé à réfléchir, parfois trop. Dans le même temps, il salue cette période bénéfique "pour le corps" qui a été épargné de ces voyages incessants. Il n'empêche que ces semaines ont abouti sur la décision de quitter Renault pour McLaren, non sans tiraillement.
"Ce n'était pas facile. Mais en même temps, ce n'était pas une décision du jour au lendemain", précise-t-il. "Je dirais simplement que toute cette année a été bizarre, et elle continue de l'être. Avoir beaucoup de temps pour réfléchir à ces choses-là, comme l'avenir, c'était une bonne chose. Mais parfois ce n'était pas facile car il y a énormément de temps mais il ne se passe rien. C'était difficile. Toute l'année a été faite de choses folles – même au-delà du coronavirus – alors prendre ces décisions après avoir participé seulement aux essais cette année, ce n'était pas simple. L'idéal aurait été de courir, d'y aller puis de décider, mais nous ne sommes plus à une période où il y a ce luxe."
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