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La F1 ne fait "absolument pas" passer le spectacle avant la sécurité

Le directeur de course Michael Masi n'a pas apprécié les insinuations formulées autour de la sécurité en F1 à l'issue du Grand Prix de Toscane au Mugello.

Carlos Sainz Jr., McLaren MCL35 et Kevin Magnussen, Haas VF-20 après le crash

Le très agité Grand Prix de Toscane attise les commentaires depuis dimanche, alors que la première course de l'Histoire de la F1 organisée au Mugello a été interrompue par deux drapeaux rouges. Dans tous les esprits, il y a surtout le carambolage survenu après la première intervention de la voiture de sécurité. Ne faisant heureusement pas de blessé, l'accident a mis hors course Kevin Magnussen, Antonio Giovinazzi, Carlos Sainz et Nicholas Latifi.

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À l'issue du Grand Prix, les commissaires sportifs ont étudié l'incident et ont estimé que plusieurs pilotes étaient responsable de ce chaos, adressant un avertissement à douze d'entre eux. Il s'agit de ceux qui étaient placés à l'arrière du peloton, ce qui a également dédouané définitivement Valtteri Bottas, alors leader et en capacité de dicter le rythme de son choix jusqu'à la ligne de chronométrage.

"Ce n'est absolument pas la faute de Valtteri", a d'ailleurs rappelé Lewis Hamilton après la course, avant de pointer le doigt vers les officiels. "C'est celle des décideurs. Je ne sais pas qui. Ils essaient évidemment de rendre ça plus passionnant, mais au bout du compte, aujourd'hui [dimanche] on a vu qu'ils avaient mis les gens en danger. Alors peut-être qu'ils ont besoin de repenser ça."

Dans le viseur du sextuple Champion du monde, la procédure de relance d'une course après intervention de la voiture de sécurité. Néanmoins, la FIA a rapidement fait savoir qu'il n'était pas nécessaire de modifier les règles en vigueur. Surtout, le directeur de course Michael Masi n'apprécie pas vraiment les allusions faites par Hamilton ou par d'autres. Interrogé sur le fait de faire passer le spectacle avant la sécurité, il a fermement réagi.

"Absolument pas", a-t-il rétorqué. "Du point de vue de la FIA, la sécurité est primordiale. Point final, fin de l'histoire. En ma qualité de directeur de course et de délégué à la sécurité, c'est mon rôle de gérer l'intégrité sportive et la sécurité. Et quiconque dit le contraire m'offense personnellement."

Les deux derniers Grands Prix disputés en Italie, à Monza et au Mugello, ont tous les deux été interrompus par des drapeaux rouges avant de reprendre par des départs arrêtés. Cette situation est d'habitude plutôt rare en F1, mais la FIA ne veut pas y voir le début d'une tendance volontaire.

"Je pense que c'est une coïncidence", a fait savoir Michael Masi. "Si l'on regarde les choses de manière assez logique, celui de Monza était simplement pour réparer les barrières de sécurité endommagées. Oui, nous aurions pu faire 20 tours sous voiture de sécurité pour réparer les barrières, mais je ne crois pas que c'était dans l'intérêt de qui que ce soit. On peut alors suspendre la course, travailler pour réparer les structures de sécurité, puis reprendre."

"C'était le cas pour deux des trois drapeaux rouges que nous avons vus. Lorsque l'accident de Lance [Stroll] a eu lieu, il y avait une barrière endommagée. Je n'allais pas laisser continuer alors qu'il  y avait un véhicule d'intervention à 30 ou 40 mètres et un mur de pneus en réparation."

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