Analyse
Formule 1 GP d'Émilie-Romagne

La Ferrari d'Imola montre réussites et échecs des évolutions

Ferrari est arrivé à Imola avec optimisme compte tenu de ses résultats récents, l'équipe ayant trouvé la bonne combinaison d'évolutions et de retours en arrière pour libérer le potentiel caché de la SF1000.

Charles Leclerc, Ferrari SF1000, va en grille

Bien que le chemin reste long pour revenir à l'avant de la grille, le travail réalisé lors des dernières courses a non seulement résulté en une belle performance en piste mais devrait aussi porter ses fruits à l'avenir.

Ferrari SF1000 front wing Emilia-Romagna GP

Pour Imola, l'équipe a de nouveau saisi l'opportunité de peaufiner son niveau d'appui à l'avant de la voiture, simplifiant le volet supérieur de l'aileron pour raccourcir la corde autour de l'ajusteur. C'est un travail correctif que l'équipe semble mener au circuit plutôt que d'envoyer de nouveaux volets sur chaque lieu de Grand Prix. C'est quelque chose que nous n'avons pas vraiment vu de la part de la Scuderia ces dernières années. Cela montre l'intention de l'équipe de s'adapter aux difficultés qui se présentent à elle cette saison, tentant de trouver un compromis entre ses objectifs de développement à court terme et à long terme.

Ferrari SF1000 rear wing Emilia Romagna GP

Ferrari a également décidé d'utiliser moins d'appui à l'arrière de la voiture, retrouvant son aileron en forme de cuillière. On notera que dans cette configuration, l'équipe a vraiment poussé encore davantage le design de la plaque d'extrémité, dont l'épaisseur a été réduite autour du plan principal et du volet supérieur afin de développer l'influence du flux d'air entre ce volet et la plaque d'extrémité.

Il est également intéressant de voir la section suspendue de la plaque d'extrémité de ce côté, car cela montre que, bien que tous les éléments soient connectés, celui qui est le plus en avant agit comme l'arrière vu sur des voitures rivales. Cela crée un parcours en U pour le flux d'air, qui arrive de l'autre côté.

Ferrari SF1000 diffuser

Le fond plat introduit au Grand Prix du Portugal à Portimão a également été conservé par la Scuderia, l'équipe estimant clairement que ce design à l'ancienne, avec trois ailettes verticales devant le pneu arrière, apporte davantage de performance que le précédent. Quant au diffuseur, similaire à celui utilisé lors de la première course de la saison, il a également été gardé pour ce week-end.

Ferrari SF1000 diffuser detail
Ferrari SF1000 2020 diffuser

En comparant les deux diffuseurs, on voit que le design révisé n'a que deux listons verticaux de part et d'autre de la rampe centrale, les deux les plus à l'intérieur n'ayant pas de fentes. L'appendice de raidissement (flèche rouge) connecte désormais les quatre éléments du diffuseur, plutôt que les trois les plus à l'extérieur comme c'était le cas au GP de Styrie. Il s'agit certainement de réduire la flexibilité à une certaine vitesse pour un peu plus de constance aérodynamique.

L'équipe a également revu le montant du diffuseur derrière la structure de crash, rabotant manifestement cette section à la main. C'est un ajustement similaire à celui du volet supérieur de l'aileron avant. Un autre volet, qui semble avoir été développé très rapidement, a été ajouté au-dessus et accroché au côté de la structure de crash (flèche bleue).

Sebastian Vettel, Ferrari SF1000

Si Charles Leclerc a à nouveau marqué de gros points pour la Scuderia, ceux-ci ont encore une fois échappé à Sebastian Vettel. Cependant, sans des dégâts au premier tour et un arrêt au stand prolongé, le quadruple Champion du monde aurait probablement fini dans le top 10.

L'accrochage de Vettel avec Kevin Magnussen au premier tour a cassé la plaque d'extrémité de l'aileron avant, ce dont il a souffert pendant toute la course. Cela a clairement eu un impact sur la performance aérodynamique, et de surcroît, Ferrari et lui avaient moins de données avec lesquelles travailler. La pièce en question (qui s'est logée dans la zone de déflecteurs de la Mercedes de Valtteri Bottas, coûtant à ce dernier ses chances de victoire) était effectivement équipée d'une caméra thermique permettant de surveiller la température du pneu avant droit.

Il est remarquable que les chronos de l'Allemand aient très peu fluctué et qu'il ait affiché un rythme relativement bon : il était même quatrième à un moment, quand les pilotes en tendres devant lui sont rentrés au stand.

Sebastian Vettel, Ferrari SF1000

Vettel a également eu la malchance d'avoir un tear-off coincé dans son aileron arrière à un moment. Mais c'est vraiment son arrêt au stand de 13 secondes qui a changé sa course, à cause d'un problème d'écrou – d'autant que l'on perd déjà beaucoup de temps aux stands sur un circuit comme Imola.

Sebastian Vettel, Ferrari SF1000, makes a stop

Tous les indicateurs montrent que Ferrari est sur la bonne voie, et avec une nouvelle version de l'unité de puissance en début de saison prochaine, la Scuderia parviendra peut-être à réduire encore un peu l'écart sur ses rivaux.

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