Vasseur : Il aurait été "injuste" de courir sans McLaren
Pour le directeur d'Alfa Romeo, Frédéric Vasseur, disputer le Grand Prix d'Australie sans McLaren aurait été injuste envers l'écurie britannique.
McLaren a pris la décision de se retirer du Grand Prix d'Australie jeudi suite à la découverte d'un cas de coronavirus dans ses rangs. La structure a été la première et, à l'heure actuelle encore, la seule touchée dans le paddock. Depuis, ce sont 15 de ses membres qui ont été placés en quarantaine.
Le retrait de ce pilier historique du championnat, à un moment où beaucoup de questions se posaient déjà sur la venue de la F1 en Australie et l'organisation maintenue de l'épreuve alors même que le COVID-19 passait au stade de pandémie, a eu pour effet de mettre plus de pression sur les instances et les écuries. Une réunion jeudi soir à Melbourne, avec les représentants des équipes et Ross Brawn a débouché sur une décision majoritairement partagée et acceptée par la FIA, à savoir l'annulation pure et simple de la course. En dépit de tergiversations dans les heures qui ont suivi, le Grand Prix a bien été annulé.
Si Red Bull, AlphaTauri et Racing Point étaient en faveur du maintien de la course, les sept autres écuries ont voté contre. Parmi elles, Alfa Romeo, dirigée par Frédéric Vasseur. "En tant que compétiteur, il est difficile de prendre ce genre de décision", a déclaré le Français à Motorsport.com. "Mais, avant tout, nous devons penser à nos employés, à la sécurité des fans, à l'image de la discipline, à l'image des sponsors, et aussi à McLaren, parce qu'il aurait été un peu injuste de les laisser se retirer seuls. Je pense que c'était la bonne décision."
"Ce n'est pas facile pour le team, parce que tout le monde s'est démené pour être à l'heure à Melbourne, au niveau de l'équipe de course mais aussi à l'usine. Mais il fallait prendre la décision. Il est peut-être dommage que ce soit un peu trop tard, mais ça a explosé si rapidement."
Depuis, un report des Grands Prix de Bahreïn et du Vietnam a suivi. Les écuries vont devoir revoir leur programme. "Nous remballons tout et ensuite nous verrons quelle sera la prochaine étape. Nous aurons une réunion avec la FOM, et nous allons discuter du calendrier. Mais la situation n'est pas simple, c'est un immense désastre dans le monde. La F1 n'est pas le centre du monde, donc allons-y pas à pas. Le premier pas n'est pas facile."
Avec Adam Cooper
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