Formule 1 GP de Belgique

Vasseur craint un "processus sans fin" en cas de dérogation pour Williams

Alors que Williams veut davantage de marge de manœuvre financière pour améliorer ses infrastructures, Frédéric Vasseur y est défavorable.

Carlos Sainz, Ferrari SF-23, Logan Sargeant, Williams FW45

Les infrastructures vieillissantes de Williams font l'objet d'un débat sur le plafond budgétaire, qui empêche la structure de Grove de se mettre au goût du jour après son rachat par Dorilton Capital mi-2020. Les écuries peuvent dépenser un maximum de 36 M$ (33 M€) sur une période de quatre ans, mais c'est manifestement insuffisant pour Williams, dont le directeur d'équipe James Vowles tente de convaincre ses pairs d'adapter le Règlement Financier sur ce point – pour l'instant sans succès. Aucun accord n'a été trouvé par la Commission F1, et le sujet va désormais être abordé par le comité de conseil financier du championnat.

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Vowles a reçu le soutien de Toto Wolff, qui souhaite que Williams fasse l'objet d'une dérogation, mais on ne peut pas dire que l'enthousiasme soit le même au sein de toutes les autres écuries – par exemple du côté de Maranello avec Frédéric Vasseur. "Sur les dépenses d'investissement, mon point de vue est un peu différent : j'estime que nous avons un règlement. Nous l'avons modifié à de nombreuses reprises. Et pour moi, la bonne forme actuelle de la F1 est due à la stabilité", affirme le directeur de la Scuderia Ferrari.

"Si l'on commence à changer la réglementation toutes les semaines parce que quelqu'un a un problème ou veut investir quelque part, c'est la fin de la stabilité. Et c'est un processus sans fin. Parce qu'aujourd'hui, c'est Williams qui veut un nouveau progiciel de gestion intégré. Demain, c'en sera un autre qui voudra racheter des camions, ou quelqu'un voudra avoir la dernière version du simulateur. C'est une discussion sans fin."

"Et il faut se rappeler que le plafond budgétaire a été le plus grand pas en avant pour la F1 en matière de stabilité, de convergence des performances, de rentabilité des écuries, etc. Cela signifie que soit nous allons dans cette direction, et j'y apporte tout mon soutien, soit c'est la fin du plafond budgétaire."

Un rééquilibrage moteur en faveur de Renault ?

Pierre Gasly, Alpine A523, Charles Leclerc, Ferrari SF-23

Pierre Gasly (Alpine) devant Charles Leclerc (Ferrari)

Vasseur revient par ailleurs sur la possibilité de rééquilibrer les performances moteur, alors que Renault semble avoir un déficit de puissance situé entre 15 kW et 25 kW (20-33 ch). Le Français n'est justement pas convaincu que le groupe propulseur au losange soit particulièrement anémique.

"Il est vrai que quand nous avons décidé de geler le moteur, nous avons considéré que dans des circonstances exceptionnelles nous pourrions trouver un moyen de soutenir ceux qui seraient complètement dépassés. Mais je ne suis pas sûr que Renault soit loin au point que nous n'ayons pas les mêmes chiffres que Renault. C'est la première fois que mes ingénieurs sont pessimistes par rapport aux autres !" sourit Vasseur.

"Et si nous devons faire quelque chose, ça ne peut pas être via le débit de carburant. Nous avons la même approche sur l'allocation en soufflerie : l'écurie qui est dixième a plus de temps en soufflerie, ce n'est pas qu'elle a dix kilos de moins. On permet à l'écurie ou au motoriste de développer, on ne lui donne pas un avantage : ce serait le début de la Balance de Performance."

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