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DS Penske pressé d’être à São Paulo

Après un bon début de saison et une seconde place provisoire au championnat, l’écurie DS Penske est impatiente d’être au départ de la manche brésilienne, qui aura lieu samedi.

Stoffel Vandoorne, DS Penske

Après Mexico mi-janvier, puis les deux courses en Arabie saoudite deux semaines plus tard, les écuries ont remisé leurs monoplaces pour six semaines. Un long moment, imprévu en début de saison, qui résulte de l’annulation de la manche d’Hyderabad (Inde).

Pour le constructeur français DS Automobiles, engagé dans le championnat avec la structure américaine Penske Autosport, cette situation a généré une petite frustration. Car après avoir marqué de gros points et être monté une fois sur le podium, le team franco-américain semblait avoir trouvé le rythme qui allait lui permettre de se mesurer plus franchement aux Jaguar et aux Porsche, dominatrices la saison dernière. Chacun est donc resté sur sa faim et est aujourd’hui pressé de reprendre la bataille.

"Nous sommes super motivés, l’adrénaline de la course nous manque", indique Eugenio Franzetti, à la tête de DS Performance, le département de DS automobiles qui développe les monoplaces de DS Penske. "Nous sommes vraiment contents de retrouver le championnat, d’autant que des courses passionnantes vont maintenant s’enchaîner."

Pour la Formule E, cette pause fut aussi dommageable en termes de médiatisation, d’autant qu’en février la Formule 1 ou le WEC n’avaient pas encore commencé. Alors, les écuries de Formule E ont occupé le terrain médiatique avec des photos ou des vidéos du début de la saison, voire du championnat 2023, afin de rappeler à leurs fans les bons moments des courses passées.

Chez DS Penske, la pole position de Stoffel Vandoorne à São Paulo pour la première venue du championnat au Brésil a été un moment de choix. De choix, et de bon augure car la piste brésilienne, située dans le quartier où se déroule le traditionnel carnaval, constitue justement la prochaine manche du calendrier. Mais pendant que les équipes de communication s’affairaient, les ingénieurs et les pilotes ne sont pas restés les bras croisés.

Eugenio Franzetti, DS Performance Director

Eugenio Franzetti, directeur de DS Performance

Photo by: DPPI

La suite de la saison… et l’année prochaine !

Il n’est pas évident, pour les écuries, de rester dans une totale configuration course lors d’une si longue pause. Pour certains membres des équipes, ce fut l’opportunité de prendre quelques jours de repos non programmés et de repartir d’un bon pied. Pour d’autres, l’occasion de voir tout ce qu’il était possible de faire évoluer sur la voiture d’un point de vue réglementaire, mais aussi de préparer l’avenir peut-être de manière plus sereine. Car depuis le 1er janvier les écuries n’ont plus le droit de faire des séances d’essais privés avec les monoplaces 2024. Elles se sont donc concentrées sur celles de l’année prochaine.

"Nous avons roulé plusieurs jours à Calafat (Espagne), avec notre monoplace Gen 3.5", indique Eugenio Franzetti. "Elle n’était pas tout à fait complète, mais nous avons tout de même pu travailler. Nous avons aussi accueilli un nouveau directeur de course [Phil Charles, venu de chez Jaguar, ndlr] et ce temps de pause entre les courses nous a aidés à mieux l’intégrer dans l’équipe, et à commencer à travailler selon ses méthodes."

"Nos pilotes sont restés sous tension, car entre les séances d’essai physiques et celles de simulation, cette fois avec la voiture et les circuits de cette saison, ils ont été largement sollicités. Ce fut un vrai travail d’équipe, copieux, qui nous a permis de solidifier nos objectifs, qui restent avant tout de mettre les deux voitures dans les points à chaque course. Ce dernier aspect est capital pour nous, tout autant qu’une victoire."

Après six semaines de répit, le championnat va désormais aligner neuf courses en six lieux entre mi-mars et fin mai, ce qui représente une ou deux courses (pour les double-headers) toutes les deux semaines.

Jean-Eric Vergne, DS Penske, DS E-Tense FE23

Jean-Eric Vergne (DS Penske)

Photo by: DPPI

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