Lorenzo - "Je suis plus en difficulté que les autres pilotes Yamaha"

Jorge Lorenzo a disputé le Grand Prix d'Australie loin des places de prestige, en difficulté avec son pneu arrière sur une piste très fraîche et n'offrant que peu de grip.

Alors que son coéquipier opérait une remontée fantastique pour aller se battre aux avant-postes, Lorenzo a vécu une course beaucoup plus discrète, coincé dans le peloton et finalement sixième à l'arrivée, à 20 secondes du vainqueur. La faute, explique-t-il, à un pneu arrière qui le place dans une situation très compliquée lorsque les conditions sont aussi fraîches que cette semaine.

"Sur une piste comme Motegi, quand le bitume offre de l'adhérence, on est dans le coup pour faire un top 3, mais dès que les conditions sont beaucoup plus froides et qu'il y a beaucoup moins de grip comme ce week-end, alors que l'on garde les mêmes pneus, notre Yamaha est en difficulté et je suis plus en difficulté que les autres pilotes Yamaha compte tenu de mon pilotage qui est très fluide", analyse le pilote majorquin.

"J'ai besoin de plus de grip arrière que les autres, qui préfèrent peut-être plus de patinage et moins de grip arrière", explique-t-il. "Quand il y a de l'adhérence à l'arrière, je peux piloter comme je le veux sans avoir peur de tomber. Et cela fait la différence : je suis très bon quand je relève la moto, je pilote bien et je suis très, très rapide. Mais quand c'est comme ça, c'est le contraire : je chauffe moins le pneu et des pilotes comme Pedrosa ou moi avons plus de mal."

Yamaha a stagné avec l'électronique

Vainqueur de trois des sept premières courses de la saison, Jorge Lorenzo a vu sa courbe de résultats s'affaisser au fil de l'année, alors que le manufacturier modifiait ses produits et que la concurrence rattrapait son retard en matière d'électronique. C'est l'autre domaine qu'il pointe du doigt ce soir à l'heure de tirer le bilan de cette performance frustrante.

"Je pense que l'on finira par résoudre un jour la question des pneus et, quand ils fourniront un bon pneu arrière à tous les pilotes, je serai à nouveau fort. Il est vrai que notre progression a probablement été moindre que celle de Honda ou Suzuki, par exemple, en particulier concernant l'électronique. C'est la raison pour laquelle on ne gagne plus depuis Montmeló", souligne-t-il.

"Je pense qu'on n'a pas progressé sur l'électronique, on en est plus ou moins au même stade qu'à la première course, or Honda et Suzuki ont progressé dans ce domaine. C'est la raison pour laquelle vous voyez Crutchlow se battre pour la victoire et Aleix Espargaró se battre pour le podium. Ce ne sont pas des coïncidences", estime Jorge Lorenzo.

"Tout est problématique quand il n'y a pas de grip. J'ai des blocages quand je rétrograde, je manque de confiance en entrée de virage parce que le frein-moteur n'est pas parfait et j'ai des soucis de patinage en sortie de virage. Avec une bonne adhérence, ces problèmes sont plus masqués, mais ils sont multipliés par trois ou quatre quand le grip est très faible."

Un petit espoir pour Sepang

Lorenzo est d'ores et déjà assuré de connaître sa plus faible saison depuis la toute première, en 2008, puisqu'il ne compte pour l'heure que 192 points et n'occupe que la troisième place du championnat. Une place d'ailleurs menacée, car Viñales n'a plus que 11 points de retard sur celui qu'il remplacera le mois prochain chez Yamaha. Quant à Rossi, à qui Lorenzo aimerait contester la place de vice-Champion du monde, il prend le large et affiche 24 longueurs d'avance à deux courses du tomber de rideau.

Reste à ne pas baisser les bras avant l'heure. Le Majorquin focalise donc son attention sur Sepang, au programme la semaine prochaine, une course qui devrait se disputer dans des conditions qui lui sont plus favorables.

"En Malaisie, on ne devrait pas avoir de problèmes avec le froid, ni avec le grip puisque la piste est neuve (le bitume a été refait en début d'année, ndlr) et il devrait y avoir plus d'adhérence que l'année dernière. Mais attendons de voir si Michelin n'apporte pas des pneus trop durs pour éviter les problèmes du début de saison", souligne-t-il, se référant en cela aux problèmes connus par Loris Baz lors des essais hivernaux de Sepang et Scott Redding sur le Grand Prix d'Argentine, deux évènements qui ont contribué à faire réagir Michelin.

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