Márquez "mérite une pénalité très forte", selon Jarvis

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Márquez
Par : Léna Buffa
9 avr. 2018 à 13:31

Les 30 secondes infligées à l'Espagnol suite à son contact avec Rossi sont-elles suffisantes ? Pas aux yeux du camp opposé...

Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Lin Jarvis, directeur exécutif Yamaha Motor Racing
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing se touchent
Jack Miller, Pramac Racing, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Marc Marquez, Repsol Honda Team, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Le contact entre Marc Márquez et Valentino Rossi lors du Grand Prix d'Argentine n'a pas fini de faire parler de lui, en dépit de la pénalité de 30 secondes déjà encaissée par le pilote espagnol. S'exprimant auprès du site officiel du championnat, Lin Jarvis a résumé sa pensée de façon limpide : "Je pense que c'était dangereux, inacceptable et que cela mérite une pénalité très forte."

Après avoir heurté Rossi et l'avoir fait chuter à quatre tours de l'arrivée alors qu'il le dépossédait de la sixième place, le pilote espagnol a été pénalisé par ce qui aurait dû être un ride-through mais s'est transformé en l'ajout de 30 secondes à son temps de course compte tenu du fait que celle-ci était terminée lorsque la sanction est tombée. De cinquième sur la ligne d'arrivée, il a donc rétrogradé au 18e rang, ce qui l'a privé de points.

Est-ce suffisant ? Sur ce point, Jarvis émet de sérieux doutes. "De notre point de vue, nous avons risqué que notre pilote soit blessé, nous avons perdu beaucoup de points. Simplement, de mon point de vue, c'était le deuxième incident pendant cette course mais aussi, je crois, le quatrième pendant ce week-end", résume-t-il, suggérant que le Champion du monde en titre aurait besoin d'être recadré pour changer tout bonnement de comportement.

"Valentino a dit que Márquez est très dangereux et qu'il a peur d'être près de lui en piste. C'est une chose qu'il faut résoudre pour l'avenir. Pas uniquement pour nous, mais pour le MotoGP en général", précise le directeur exécutif de Yamaha Motor Racing auprès de Sky Italie.

"Nous avons tous été agressifs"

Lin Jarvis s'inscrit ainsi en soutien indéfectible de son pilote, monté au créneau dimanche en accusant Márquez d'avoir "détruit" le MotoGP avec un comportement dangereux.

Et s'il n'est pas lui-même exempt de tout reproche sur l'ensemble de sa carrière, à commencer par le contact avec le même Márquez qui lui a valu en 2015 de partir du fond de grille sur la course suivante, Rossi pointe du doigt la récurrence des faits dans le cas de l'Espagnol. "Tous, pendant notre carrière, nous avons été agressifs, nous avons fait des erreurs, nous avons même fait tomber d'autres pilotes, mais… six en un seul week-end ? De quoi parle-t-on ? Moi, j'ai peur de courir avec lui, alors j'espère qu'il va se passer quelque chose pour qu'il ne fasse pas ça."

S'appuyant sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'une première dans le cas de l'Espagnol, le camp Rossi demande une prise de conscience et une sanction en conséquence. "Notre sport ne devrait pas être un sport de contact. Il fait exprès de viser entre la jambe et la moto comme il l'a fait aujourd'hui avec Espargaró parce qu'il veut te faire sortir de la piste. Sauf qu'on est à 220 km/h, on se fait mal, c'est dangereux. J'ai peur", martèle le numéro 46.

"J'espère que la Direction de course va faire quelque chose pour qu'il se comporte comme tous les autres", affirme Rossi. "Ce ne sont pas des auto-tamponneuses. Tous les autres ne sont pas des crétins. Jack Miller, ou moi, ou Iannone… nous aussi on a les couilles de faire ça s'il le faut. Sauf que si on se met à courir comme ça, dans cinq courses plus personne ne courra parce qu'on se fera tous mal."

"On va bien voir ce qui va se passer. Moi, je ne me sens pas protégé par la Direction de course avec Márquez, parce que je sais que Márquez fait ce qu'il veut", ajoute le nonuple Champion du monde, se référant par ailleurs à l'épisode survenu sur la grille de départ.

Une pénalité juste selon Espargaró

Si le clash de Márquez avec Rossi a accaparé l'attention, une autre confrontation musclée avait précédemment concerné l'Espagnol. Dans le neuvième tour, il remontait le peloton suite à son ride-through – consécutif au fait d'avoir roulé en sens inverse sur la grille de départ – lorsqu'il a croisé le chemin d'Aleix Espargaró. Bien plus rapide que lui, il l'a heurté dans le virage 12 en tentant de s'infiltrer à la corde, où son compatriote ne laissait pourtant pas de place.

Si cela lui a valu sa deuxième des trois pénalités du jour – consistant à rétrograder d'une place –, Espargaró lui-même n'a pas jugé que cette manœuvre était pire que d'autres. "Petrucci m'a touché dans le virage 2, tout aussi fort voire plus. Je crois qu'on a un million de caméras sur la moto, il y a un million d'images embarquées, et je ne pense pas que ce soit si compliqué d'évaluer ou de voir les actions", a-t-il fait savoir.

"La sanction de Marquez me parait juste, il entrait très fort dans le virage. Cela peut arriver, il est pénalisé et c'est tout, mais il n'est pas juste que Petrucci n'ait pas été sanctionné quand il m'a heurté, encore plus fort. Le travail de la Direction de course ne me paraît pas si compliqué", a suggéré le pilote Aprilia.

 

Avec Oriol Puigdemont

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