Márquez sera le premier à dire stop s'il ne réussit pas chez Gresini

Álex Márquez croit au projet de Gresini et en sa capacité à se relancer au guidon d'une Ducati qui a déjà fait ses preuves en piste. Néanmoins, il affirme qu'il saura reconnaître qu'il n'est "pas fait" pour le MotoGP si les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Márquez sera le premier à dire stop s'il ne réussit pas chez Gresini
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Après un début de saison compliqué au guidon d'une RC213V toujours difficile à cerner, Álex Márquez a annoncé un changement de direction dans sa carrière l'an prochain puisqu'il rejoindra les rangs de Ducati au sein de l'équipe Gresini, après trois saisons passées chez Honda.

Le constructeur japonais n'a toujours pas annoncé son line-up pour 2023, aussi bien dans son équipe officielle que dans son team satellite, et les portes ne semblaient donc pas complètement fermées pour l'Espagnol. Malgré un avenir incertain, il a toutefois ressenti un profond besoin de changement qui a été le moteur de sa décision.

"J'ai parlé à Lucio [Cecchinello, patron de l'équipe LCR] et je lui ai dit que je ne me voyais pas [rester], que c'était mon choix. Je ne savais pas où j'allais aller, si j'allais me retrouver chez moi ou pas, mais je ne me voyais pas [rester], j'avais besoin d'un changement. Mentalement, ça a été une moitié de saison dure, l'année dernière aussi. On a eu des hauts, mais peu, et j'avais besoin de changements et de continuer à progresser en tant que pilote et en tant que personne. Je crois que ce changement va beaucoup m'aider", a expliqué Álex Márquez.

Mentalement, ça a été une moitié de saison dure. Je crois que ce changement va beaucoup m'aider.

Álex Márquez

"J'ai une relation très spéciale avec Lucio et on peut parler comme ça, directement. J'ai été sincère, il a été sincère, et il a été le premier à me féliciter quand il a su que j'avais signé. Il m'a fait une accolade et était presque plus ému que moi. Je suis heureux là où je suis mais j'ai besoin d'un changement mentalement."

Ce changement passera donc également par la découverte d'une nouvelle moto qui a déjà fait ses preuves et qui, il l'espère, lui permettra de retrouver le niveau qui est le sien. "Je n’aime pas parler d’une moto que je n’ai pas essayée. C'est vrai que beaucoup de pilotes ont été très rapides avec cette moto et qu'elle s'adapte certainement à beaucoup de styles de pilotage. Je verrai son potentiel quand je l'essayerai, mais sur le papier c’est une bonne moto. C’est pour ça que j’ai saisi cette opportunité car je crois au projet, à la moto et à l'équipe", a ajouté le Champion du monde Moto2 et Moto3.

"Comme je l'ai dit, je suis toujours le même qu'en 2020, quand j'étais rookie, et je crois que je suis même meilleur. Je connais bien mieux la catégorie, je comprends bien mieux les pneus, l'électronique, tout. Je ne suis pas dans une situation où je monte sur la moto et que je peux profiter et avoir le feeling qui me permette d'être rapide. À partir de là, tout le monde tire ses propres conclusions mais je crois que les gens sont intelligents."

Álex Márquez

Álex Márquez

Malgré ce regain de motivation au travers d'une opportunité qui était la meilleure à ses yeux, Márquez reconnaît que le doute s'est quand même insinué après un an et demi sans résultats, et qu'il n'hésitera pas à dire stop si la situation venait à se reproduire chez Ducati.

"Parfois, il est clair que je doute de moi-même. Est-ce que je serai bon ou pas ? Quoi de mieux que d'avoir une Ducati ? Si l'année prochaine les résultats ne viennent pas comme escompté, je serai le premier à dire que je ne suis pas bon et pas fait pour être là", a affirmé sans détour celui qui avait marqué les esprits en décrochant deux podiums en 2020.

"Je crois qu'en 2020 j'ai montré que j'avais le niveau pour être en MotoGP, je suis double Champion du monde mais au final il faut le montrer en piste, et prendre des décisions. Je crois au projet, à la moto et je pense que je peux faire de bonnes choses là-bas, sinon je n'aurais pas pris cette décision."

À présent, Álex Márquez va pouvoir avancer sereinement et décompresser après cette longue période d'incertitude. "On a une moitié de saison devant nous et je continuerai d'aider Honda de la meilleure des façons, mais j'avais hâte de signer, avant l'été, pour être tranquille, profiter et déconnecter. J'ai besoin de la pause comme personne car cette moitié de saison a été très difficile et, mentalement, je termine épuisé."

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