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Martín : "Je me sens un peu plus proche de l'objectif final"

Jorge Martín repart de Malaisie en ayant marqué sept points de plus que Pecco Bagnaia, ce qui le rapproche un peu plus encore du titre de champion du monde. C'est ce qu'il retient en priorité après avoir dû s'incliner face à l'Italien dans une superbe course.

Jorge Martin, Pramac Racing

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Jorge Martín pouvait se permettre d'assurer un résultat moyen et malgré tout réaliser une bonne opération au championnat ce dimanche, en Malaisie. Il a pourtant employé les grands moyens pour chercher à empêcher la fuite de Pecco Bagnaia en tête de la course.

Au premier départ, les deux hommes ont joué des coudes, prenant tous les risques pour tenter de se départager. Puis à la relance, après l'interruption due à l'accident ayant notamment impliqué Jack Miller, c'est l'Italien qui a pris l'avantage à la première accélération pour se positionner à nouveau en tête. Sauf que Martín, dans sa roue, a lancé les hostilités sans attendre et voilà que tous deux se sont livré à une passe d'armes d'une beauté exceptionnelle pendant trois tours !

"Ça a été une super course !", se réjouit le pilote Pramac. "J'ai pris beaucoup de plaisir. Merci à Pecco, parce que, grâce à son niveau, j'améliore le mien aussi. On est chaque jour de plus en plus forts. Je crois qu'on n'a jamais eu une bagarre comme celle-ci dans toute notre carrière, avec 11 dépassements en trois tours, m'a-t-on dit !"

"Je suis très content d'avoir pu me battre contre Pecco. C'est très difficile d'attaquer un pilote comme lui, il freine tellement, tellement fort ! Mais j'y suis arrivé. Je pense que si j'avais pu garder la première place pendant un tour complet, cela aurait un peu tout changé, mais il avait un rythme incroyable au final et c'était trop risqué pour moi de continuer à attaquer. J'ai juste essayé de contrôler mon avance sur le pilote derrière et d'aller au bout."

Cette lutte à couteaux tirés comportait en effet de gros risques et Martín a préféré laisser son adversaire filer : "J'aurais pu être un peu plus calme mais je sentais que je pouvais me battre avec lui, alors j'ai essayé. Mais à un moment donné j'ai senti que c'était trop de risques, je me suis mis derrière. Le souci, c'est que dès que je me suis mis derrière lui, tout a commencé à mal fonctionner. J'avais aussi Marc, qui était assez proche, et je devais donc pousser. Quand Marc est tombé, ça a été un gros soulagement pour moi parce que j'avais de l'avance sur Enea."

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix de Malaisie

Alors que les positions se sont longuement stabilisées, Martín s'est soudain fait une belle chaleur à quatre tours de l'arrivée, dans le virage qui avait piégé Bagnaia hier. "Quand Marc est tombé, je me suis relaxé un peu trop. Je me suis dit 'OK, la deuxième place suffit, je continue comme ça'... Mais j'ai vu que Pecco relâchait aussi un peu, alors j'ai pensé que si j'attaquais, j'allais peut-être pouvoir me rapprocher."

"Je crois que j'ai repris quatre dixièmes en un tour, donc j'ai continué à pousser. Je voyais qu'il élargissait parce que les conditions de piste étaient très difficiles aujourd'hui, mais j'ai un peu élargi dans le virage 9 et failli tomber, comme au Japon. Alors je me suis dit que ça suffisait, la deuxième place c'est parfait, on verra la prochaine fois !", explique Martín. Et d'ajouter : "C'était physique aussi, les trois derniers tours ont été difficiles, donc j'ai juste essayé d'aller au bout."

Martín salue en gentleman la victoire de Bagnaia, tout en soulignant sa propre capacité à résister à la pression qu'impliquait cette journée. "Tout était de son côté pour gagner aujourd'hui, il avait beaucoup de risques à prendre. J'aurais pu me battre un peu plus mais ça n'avait pas de sens. Je pense que j'aurais pu obtenir cette première position mais ça impliquait trop de risques. C'est important parce qu'en termes de pilotage, je crois qu'on était très, très proches, il n'y avait pas du tout de différence, c'était plus mental. Je crois qu'il avait tout pour gagner aujourd'hui."

De toute façon, l'essentiel est ailleurs ce soir pour le leader du championnat, qui a marqué sept points de plus que son rival sur l'ensemble du week-end. "C'est bien, ce sont des points supplémentaires importants au championnat", retient-il, auteur de son 14e podium de la saison. "Je suis content de marquer sept points de plus de cette manche. Je me sens un peu plus proche de l'objectif final, mais rien n'est fait tant que ça n'est pas fini donc il faut rester super concentré. Je vais y croire jusqu'au bout, c'est sûr."

Après avoir promis de reverser sa prime de victoire aux victimes des intempéries de Valence, samedi, Jorge Martín a eu à nouveau une pensée pour elles ce dimanche, et il est monté sur le podium avec le drapeau de la région sinistrée. "Ça n'est malgré tout pas une bonne journée aujourd'hui après ce qui s'est passé en Espagne. Ce podium est pour eux. Je vais essayer de gagner le championnat, pas pour moi mais pour mon équipe et les gens qui m'entourent et le méritent vraiment."

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