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Martín a tout tenté jusqu'à une grosse chaleur en fin de course

On ne pourra certainement pas reprocher à Jorge Martín de ne pas avoir essayé de gagner, malgré son départ depuis la quatrième ligne de la grille au GP du Japon. Il a cependant failli tout perdre à trois tours de l'arrivée et a préféré assurer la deuxième place.

Jorge Martin, Pramac Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Compétiteur jusqu'au bout des ongles, Jorge Martín peut difficilement se satisfaire de voir d'autres que lui s'imposer, et à plus forte raison s'il s'agit de son principal adversaire pour le titre. Mais l'Espagnol, qui a travaillé sur sa manière de gérer les courses qu'il ne peut remporter, a encore prouvé à Motegi à quel point il a progressé dans son approche cette année, dosant son attaque sans surpiloter pour valider le maximum de points possibles.

Après sa quatrième place au sprint, c'est donc sur la deuxième marche du podium qu'il a conclu ce week-end. Ce GP du Japon qu'il avait remporté l'an dernier lui vaut cette fois une perte de 11 points sur Pecco Bagnaia, mais lui laisse aussi le sentiment d'avoir bien limité les dégâts après une chute en qualifications qui aurait pu entraîner des conséquences bien plus lourdes encore.

Onzième sur la grille, Martín a une nouvelle fois réussi un très bon départ ce dimanche, "pas aussi bon qu'hier" selon lui, mais suffisant pour lui permettre de gagner sept places dans le premier tour, excusez du peu. "Dépasser Marc [Márquez], Enea [Bastianini] et Brad [Binder] a été difficile, ils sont super forts au freinage et j'ai donc dû prendre plus de risques qu'hier. Mais ensuite le rythme était bon, j'étais un peu plus rapide qu'hier", relate le pilote Pramac, qui n'avait déjà plus que Bagnaia comme cible à partir du troisième tour.

C'est alors un long duel à distance qui s'est ouvert entre eux, avec un écart variant de dixième en dixième au gré de l'attaque de l'un et de la réplique de l'autre. Jamais, toutefois, Martín n'est revenu à moins de sept dixièmes du leader, tout en contrôle. Et même si tous deux se sont parfois fait peur, gérant entre talent et chance une moto poussée dans ses retranchements, la hiérarchie n'a pas varié jusqu'au drapeau à damier.

"Je suis content. C'est sûr je pourrais l'être un peu plus si j'étais devant Pecco mais aujourd'hui l'objectif était de monter sur le podium et on y est arrivé. En partant 11e, c'était difficile", commente le pilote espagnol, qui n'est malgré tout pas de l'avis de son team manager lorsque celui-ci donne à cette deuxième place acquise depuis la quatrième ligne de la grille la valeur d'une victoire. "C'est super, mais ça n'est pas comme une victoire, je suis pilote et je veux tout le temps me battre pour gagner."

Il n'a finalement manqué que 1

Il n'a finalement manqué que 1"189 à Jorge Martín à l'arrivée du GP du Japon.

Photo de: Dorna

"Le principal problème a été que, quand je me suis rapproché de Pecco et que je me suis trouvé à moins d'une demi-seconde, j'ai commencé à souffrir à l'avant, comme on le sait tous. Donc c'était assez difficile mais je n'ai malgré tout pas baissé les bras, j'ai essayé encore et encore."

"À dix tours de l'arrivée, je me suis dit que j'allais retenter. J'ai vu que Pecco avait un peu de mal au freinage alors j'ai poussé pas mal", poursuit Jorge Martín. "Quand j'ai commencé à me rapprocher, j'ai vu que Pecco a élargi un peu dans le virage 11, par deux fois, alors je me suis dit que lui aussi poussait à 100%. Ça a été une grosse bagarre à distance. On n'était pas très proches donc je n'ai jamais eu l'opportunité de tenter de dépassement, mais j'ai mis la pression sur lui pour essayer de le forcer et il a été super fort."

À trois tours de l'arrivée, je me suis fait une grosse chaleur et cette chaleur m'a dit 'Jorge il est temps d'arrêter !'

"Je me suis dit 'pousse, pousse, pousse' et tout était sous contrôle, bien qu'assez à la limite", juge-t-il. Sauf que sa moto a fini par le rappeler à l'ordre lorsque l'écart est repassé sous la seconde en fin de course. "À trois tours de l'arrivée, je me suis fait une grosse chaleur au virage 3 et cette chaleur m'a dit 'Jorge, il est temps d'arrêter !'", sourit Martín dans son debrief pour le site officiel du MotoGP.

Bien que déçu de ne pas avoir pu s'approcher suffisamment pour attaquer son rival, le pilote espagnol s'estime donc "satisfait de cette deuxième place" qui limite le rapprochement de Bagnaia au classement général. "J'ai fini avec 20 points. Pecco a été très fort, c'est un maestro pour gérer le pneu arrière, il a fait un boulot incroyable. Mais après être revenu de la quatrième ligne jusqu'à la deuxième place, j'emmène une bonne confiance pour l'Australie, qui est une bonne piste pour moi."

Rendez-vous donc au prochain round !

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