Pol Espargaró a "un peu mal aux fesses" après sa chute

Pol Espargaró ressent quelques douleurs après son spectaculaire highside en EL4 au GP du Portugal, mais il est surtout déçu de son manque de constance, qui l'a selon lui privé d'une qualification en Q2.

Les chutes spectaculaires ont été nombreuses depuis le début du week-end à Portimão et Pol Espargaró s'est à son tour fait une grosse frayeur ce samedi. En Essais Libres 4, le Catalan a ouvert sa trajectoire au virage 15 et il a été piégé par un violent highside. Lourdement retombé sur les fesses, Espargaró a eu besoin de l'aide des commissaires pour se relever et il a finalement pu marcher puis participer à la Q1, séance qui lui a valu la 15e place sur la grille de départ. Il ne pense pas avoir de véritable blessure même si la douleur persiste.

"Je vais bien, j'ai un peu mal aux fesses, en haut des jambes", précise le pilote Repsol Honda. "Pour le moment ça va, donc je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de cassé, mais l'impact a été violent, on va vite à cet endroit. J'essayais d'ouvrir un peu la trajectoire, je ne suis pas sorti large. Dans ce tour, je suis entré un peu vite et l'arrière a un peu glissé. Quand j'ai mis les gaz, l'arrière m'a échappé. J'ai tout simplement eu un highside. Avant les qualifications, quand on doit trouver les limites de la moto, ce n'est pas le meilleur moment pour chuter."

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Plus que cette cabriole, c'est surtout une incapacité à faire un tour propre qui agace Pol Espargaró. Déjà frustré de ne pas avoir assuré sa qualification directe en Q2 dans la matinée, plusieurs erreurs ayant émaillé ses tours, il a encore eu des difficultés à assembler quatre bons secteurs en Q2, ce qui le contraindra à un nouveau départ depuis une position lointaine sur la grille de départ.

"Pour moi, dans ces conditions, le [chrono] idéal était un 1'39"4, ça aurait été deux dixièmes et demi de mieux. Ce n'est pas énorme. On aurait dû entrer en Q2 directement. J'ai fait beaucoup d'erreurs ce matin. On est rapide, j'ai la vitesse, mais je n'ai pas réussi à faire un seul tour sans erreur. Les leaders font leurs meilleurs secteurs dans leurs meilleurs tours, et pas moi. En trois tours, c'est dans trois secteurs différents et après, je n'arrive pas à tout assembler."

"C'est ce qui me met un peu en colère, parce que je sens que je suis rapide si tout va bien, mais je n'arrive pas à tout assembler à cause de petites erreurs. C'est comme ça en ce moment, donc on va débuter la course depuis une mauvaise position, mais on verra ce qu'on pourra faire."

Convaincu qu'il aurait pu jouer le podium sans de mauvaises qualifications au GP de Doha, Pol Espargaró craint que la situation soit similaire ce week-end, à savoir ne pas être en mesure de transformer son bon rythme en course en un résultat satisfaisant : "C'est un peu plus dur de doubler qu'au Qatar, mais ce qui est sûr, c'est qu'en EL4 nous n'étions pas mauvais jusqu'à ma chute. J'étais dans le top 10, mais j'ai eu une grosse chute et tous les autres ont amélioré. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus super bon, parce que comme au Qatar, notre meilleure séance pourrait être la course."

"D'un côté c'est bien, mais de l'autre c'est mauvais parce que j'ai une mauvaise position de départ. J'ai beaucoup à rattraper, je vais souffrir au début, etc. Il faudra prendre un bon envol et on verra quel sera le résultat possible, mais ce n'est pas la meilleure position pour le départ."

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Les difficultés d'Espargaró se concentrent sur les phases de freinages. Au guidon d'une Honda dont il continue à découvrir les subtilités, le #44 reconnaît avoir encore du mal à savoir précisément à quel moment il doit freiner, ainsi que l'agressivité qui peut être la sienne en entrée de courbe. Des difficultés exacerbées par le fait qu'Espargaró connaît mal le circuit de Portimão, intégré pour la première fois au calendrier la saison passée.

"Il faut faire plus de tours [sur la Honda]", explique-t-il, affichant sa confiance pour les prochaines courses : "Sur des circuits que je connais mieux que Portimão, je connaitrai mieux les points de freinage et toutes ces choses, et je pense que j'arriverai beaucoup plus facilement à comprendre la situation, et surtout à réunir tous les secteurs sur le même tour. Il faut être patient. Ça viendra, parce qu'on a la vitesse. Il faut juste que j'assemble tout."

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