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MotoGP GP de Grande-Bretagne

Quartararo : "30 secondes en 10 tours, je ne comprends pas"

Fabio Quartararo et sa Yamaha sont tombés au plus bas pendant la deuxième journée du Grand Prix de Grande-Bretagne, avec la dernière place des qualifications et l'avant-dernière de la course sprint. En manque d'explications face à la situation, le Français ne cache pas sa frustration.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Rude, très rude week-end pour Fabio Quartararo à Silverstone. Vainqueur ici-même il y a deux ans, le Français apparaît au plus bas, comme un douloureux retour à la réalité de cette saison 2023 après cinq semaines de pause du championnat.

Dès vendredi, sa Yamaha l'avait mis à la peine, le reléguant hors du top 10 des premiers essais, ce qui l'a obligé à passer par la Q1 pour la cinquième fois en neuf Grands Prix. Seulement, il n'a non seulement pas pu s'extraire de cette première partie des qualifications et y a même hérité de la dernière place sur la grille de départ.

Les conditions ne l'ont pas aidé, lui qui s'est fait une grosse chaleur sur la piste détrempée qui accueillait ces qualifications. Bien qu'il ait réussi à éviter la chute, il admet que la séance a été "mouvementée" pour lui. "Ce matin, mes sensations ont été mauvaises pendant les essais, puis pendant les qualifs j'ai fait une erreur, la moto s'est arrêtée, je suis rentré au stand pour changer quelque chose mais le mécanicien était à l'arrière, donc il y a eu une incompréhension. J'aurais pu faire mieux", retient-il.

Cet après-midi, le sprint s'est déroulé dans des conditions un peu plus sereines, calé dans une petite fenêtre sans averse. Mais pour Fabio Quartararo, la situation est restée très complexe et il n'a pu qu'osciller entre la dernière et l'avant-dernière place d'une course qui n'a connu aucun abandon.

"J'ai connu des meilleurs jours…" résume-t-il tristement, honnête quant au peu d'importance des petits couacs qui sont venus troubler sa journée, par rapport à des difficultés générales qui ne sont pas nouvelles. "En course, même si j'étais parti quatre ou cinq positions devant, j'aurais fait 17e, 18e ou 19e, donc ça n'aurait pas changé [quoi que ce soit]. On est vraiment frustrés, on ne comprend pas pourquoi on est aussi loin."

"J'ai gagné quelques positions au départ, sauf que mon front device est resté bloqué pendant un tour et demi. Même sans ça, comme j'ai dit, j'aurais peut-être fait 18e ou 19e... Le 15e, qui était Franco [Morbidelli], a terminé juste devant moi, pas bien loin, donc ça n'a pas changé grand-chose."

30 secondes de retard sur le vainqueur

Passé sous le drapeau à damier trente secondes après le vainqueur, Quartararo est incrédule, jugeant frustrant cet écart abyssal. "Terminer à 30 secondes en seulement dix tours, c'est quelque chose que je ne comprends pas. On a essayé beaucoup de choses, on a changé énormément de choses pendant la course, mais le problème est resté le même", décrit-il, pointant encore une fois le manque d'adhérence arrière de la Yamaha.

"En gros, on manque beaucoup de grip arrière, on patine en ligne droite. Mais en entrée de virage aussi : il faut incliner la moto pour entrer et on ne peut pas le faire parce qu'il n'y a pas de grip, après quoi on ne peut pas emmener de vitesse dans le virage. Il y a donc beaucoup, beaucoup de problèmes, pas juste un."

"C'est frustrant de voir à quel point on va doucement [alors] qu'on pousse au maximum, et il n'y a pas que moi. Je vois Mir, Champion du monde, Márquez, Champion du monde... Je sais très bien que ce sont des pilotes qui savent énormément rouler", observe le pilote Yamaha, qui constate, comme tout le monde, que les constructeurs japonais se retrouvent en bas de classement. "On est tous derrière, alors il est certain qu'on fait quelque chose de mal."

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo

Pour le plus grand malheur de Quartararo, le format du MotoGP veut que les positions sur la grille de départ restent inchangées pour les deux courses du week-end. Dimanche, il partira donc à nouveau dernier, non plus pour dix tours mais cette fois pour vingt.

"Pour demain, on va essayer quelque chose. Au warm-up, on espère que la piste sera sèche. On va essayer un gros changement sur la moto. De toute façon, maintenant on ne peut qu'essayer d'améliorer", souligne-t-il.

"En partant d'aussi loin, il va falloir essayer quelque chose de totalement différent. On n'a rien à perdre. Ma priorité à l'heure actuelle est d'essayer de progresser et d'être plus devant, et j'espère qu'on pourra progresser sur les prochaines courses. Mais normalement, c'est pendant la seconde partie de la saison qu'on rétrograde vraiment."

"Je ne dirais pas que je perds la motivation, mais je me sens frustré. Ces courses [à Silverstone] sont vraiment des cauchemars à cause des qualifs, mais d'une manière générale c'est difficile. À part ma première années, je me suis battu pour le titre, en 2020, 2021 et 2022, et maintenant je me bats pour les points. Je ne pense pas que Marc ait perdu son talent après avoir gagné huit titres. C'est difficile. Mentalement, ça n'est pas facile parce que j'ai le sentiment de bien piloter, mais ça ne suffit pas."

Une nouvelle fois, Fabio Quartararo ne rapporte donc aucun point de la course sprint. Il descend d'un cran au championnat pour figurer à présent en dixième position, talonné par un Maverick Viñales, au contraire, très à l'aise ce week-end et troisième du sprint.

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