Quartararo n'attend plus aucun progrès mais reste "reconnaissant" envers Yamaha
Fabio Quartararo ne voit "pas de réaction" chez Yamaha, avec une moto qui n'a pas évolué depuis septembre. Mais le Français comprend que la marque soit tournée vers 2027 et préfère retenir les bons souvenirs.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
On le sait depuis le mois de janvier, la relation entre Fabio Quartararo et Yamaha prendra fin au terme de la saison 2026, le Français étant attendu chez Honda. Et les espoirs de le voir briller une dernière fois avec la marque qui l'a mené au titre mondial en 2021 s'amenuisent de course en course.
Yamaha a lancé une toute nouvelle moto cette année, autour d'un moteur à l'architecture également nouvelle, le quatre cylindres en ligne ayant été abandonné pour un V4. Mais il apparaît que cette moto laboratoire servait surtout à acquérir une certaine expérience en vue du règlement 2027, et qu'elle n'a évolué qu'à la marge ces derniers mois, avec de simples expérimentations sur l'aileron avant.
Au cours des dernières semaines, Fabio Quartararo a ainsi évoqué sa "fatigue" face à la situation actuelle et au Mugello, où il n'a pas pu lutter pour les points, il a reconnu avoir quelque peu renoncé à se battre, en admettant que la motivation n'était plus au rendez-vous.
Il a encore évoqué la situation face aux journalistes de la presse internationale, dont ceux de Motorsport.com, ce jeudi au Balaton Park, avec un constat simple : il ne veut retenir que les bons souvenirs avec Yamaha, en ayant conscience que la situation actuelle n'évoluera pas favorablement...
As-tu mis le Mugello derrière toi ?
Je ne l'ai pas vraiment mis derrière moi parce que c'est un peu ce que nous avons fait depuis un mois, je ne suis pas vraiment content. Mais évidemment, je dois entamer ce week-end, donner mon maximum et essayer de voir les sensations en EL1 et pendant les essais, pour voir comment on va planifier notre week-end de course.
Fabio Quartararo n'a pas pu jouer les points au GP d'Italie.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Est-ce que ça peut être mieux ici ?
Je suis vraiment sensible aux sensations sur l'avant et depuis un an, je n'ai jamais vraiment eu ça, ces petites sensations sur l'avant. Je m'attends à mieux. Moins bien qu'au Mugello, ça serait difficile, mais je ne pouvais pas vraiment piloter, donc je m'attends à ce que ça soit mieux qu'au Mugello.
C'est la même moto qu'en septembre 2025.
Tu semblais assez content au Mans et à Barcelone, donc que s'est-il passé depuis un mois ?
Je ne suis pas vraiment content de la façon dont on a amélioré notre moto. C'est la même moto qu'en septembre 2025. Je m'attendais à ce qu'entre le premier prototype et maintenant, on ait fait de gros progrès, mais on en est encore là. C'est ce que je voulais dire. Mais mon travail, c'est d'attaquer, de faire de mon mieux et c'est ce que je ferai – si je me sens bien sur la moto.
Vois-tu une réaction du côté de Yamaha ?
Non... Je ne vois pas de réaction, mais vous savez, je pense qu'on est à un moment du championnat où on ne verra pas plus de réaction. On a déjà commencé un peu tard avec le V4. Si j'étais dans leur position, ils doivent évidemment préparer l'an prochain, donc je ne pense pas qu'on verra la moindre réaction cette année.
Fabio Quartararo ne s'attend plus à briller avec la Yamaha.
Photo de: Marc Fleury
Cette situation va-t-elle nuire à ton histoire avec Yamaha ?
La dernière année était déjà un peu comme ça, donc je ne pense pas que cela va nuire à notre relation, parce que je serai toujours reconnaissant envers Yamaha, pour ce qu'on a fait. Évidemment, les trois dernières années n'ont pas été les meilleures mais je ne pense pas que six mois vont changer notre relation. Ce sera long mais cela ne va pas changer notre relation.
Quel est le principal problème à résoudre ?
[Rires] Il y en a beaucoup ! Mais si on doit en choisir un, c'est évidemment le grip. Dès le test de Barcelone, on a vu que je suis rapide quand le grip est là. Mais ça dépend de beaucoup de choses, de la piste, des conditions, donc je dirais que c'est le grip. Évidemment, on a le turning, la vitesse de pointe, l'accélération, l'appui aérodynamique – on en a vraiment, vraiment, vraiment peu. Beaucoup de choses.
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