Les pilotes Hyundai perdus après une nouvelle déconfiture
Le Rallye de Suède a été une nouvelle douche froide pour les pilotes Hyundai, restés loin de la lutte avec les représentants de Toyota. Thierry Neuville a testé une trentaine de configurations sans obtenir satisfaction.
Au Monte-Carlo comme en Suède, Hyundai a été incapable de lutter avec Toyota pour les première places. Dans ce qui ressemble pour le moment à un remake de la saison 2025, le constructeur sud-corréen est largement distancé par son rival japonais, qui a entamé le championnat avec un triplé avant d'enchaîner sur un quadruplé dimanche.
Malgré des conditions différentes dans les deux épreuves, même si la neige était à chaque fois présente, le manque de motricité était criant à bord des Hyundai "Evo" d'Adrien Fourmaux, Esapekka Lappi et Thierry Neuville, arrivés dans cette ordre entre la cinquième et la septième places.
Tout au long du week-end, les pilotes ont essayé des changements sur les amortisseurs, les barres anti-roulis ou encore l'inclinaison de leur voiture, avec un certain succès puisque Neuville a pu remporter la Power Stage. Néanmoins, le Belge ne cachait pas sa perplexité après avoir testé une grosse trentaine de configurations au cours du week-end.
"Je ne sais pas quoi dire", a lâché Neuville, lointain septième après un passage hors de la route et une pénalité d'une minute. "On peut dire que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, mais il faut mettre tout notre courage à l'œuvre et essayer de travailler dur pour retrouver le niveau qui est le nôtre."
Thierry Neuville et Martijn Wydaeghe ont été en retrait au Rallye de Suède.
Photo de: Hyundai
"J'ai fait 30-35 changements de réglages au cours du week-ends et nous avions tous des réglages différents à un moment, sans ce que cela fasse une différence. Le freinage était désastreux, parce qu'on n'a aucun grip et un gros sous-virage. Nous en faisons beaucoup, nous roulons beaucoup mais d'une manière ou d'une autre, nous ne travaillons pas dans la bonne direction."
Tout au long du week-end, le pilote Hyundai le mieux placé a été Lappi, de retour dans l'équipe cette année. Il se sentait pourtant particulièrement lent en début d'épreuve, et a été étonné de voir qu'il devançait Fourmaux – devant lequel il s'est effacé en toute fin de rallye – et Neuville.
"C'est sûr qu'il était frustrant de voir à quelle distance des Toyota se trouvait l'équipe", a reconnu Lappi. "Au début, je croyais que c'était juste moi et que je n'étais pas encore dans le rythme, mais finalement ce n'était pas que moi. Être le meilleur chez Hyundai était satisfaisant après un an et demi d'absence."
Esapekka Lappi et Enni Malkonen étaient eux aussi distancés au Rallye de Suède.
Photo de: Hyundai
"Nous sommes plus légers et il nous manque la batterie et l'hybride [qui étaient imposés par le règlement en 2024], et il y a aussi eu beaucoup d'évolutions sur la géométrie. Je ne sais pas ce qui cloche en ce moment et pourquoi nous ne pouvons pas être plus rapides que ça."
Une lueur d'espoir en interne
Face à ce constat douloureux, Andrew Wheatley tente de remonter le moral des troupes. Le directeur sportif de Hyundai veut voir du positif dans les rares moments où la voiture est bien placée, un signe que le potentiel est là et qu'il faut simplement trouver la clé pour l'exploiter avec plus de régularité.
"Je pense que nous devons être à la fois réalistes et optimistes", a estimé Wheatley. "Réalistes pour comprendre où nous sommes, et optimistes pour essayer de travailler afin de réduire cet écart. Nous savons que c'est un défi et je pense que personne ne l'ignore. Si nous ne l'acceptons pas, nous ne serons jamais en capacité de nous battre."
"Nous savons que la voiture est rapide, elle vient de remporter la Power Stage en Suède. Nous devons comprendre comment elle a remporté la Power Stage et nous devons comprendre comment le reproduire à l'avenir."
Adrien Fourmaux et Alexandre Coria ont dû se contenter de la cinquième place en Suède.
Photo de: Hyundai
"Le problème est la motricité et comment nous adapter au pneu et au niveau de grip que nous avons. C'est le défi fondamental, mais je pense que nous pouvons profiter de beaucoup d'autres éléments pour améliorer ça."
"Nous entendons sans cesse les pilotes dire que c'est une question de confiance, et nous savons que la confiance est importante dans cette catégorie. Le problème est que nous n'y sommes pas en ce moment. Nous avons fait trois temps scratchs sur ce rallye, et ce n'est pas suffisant sur 18 spéciales."
"Nous voulions être plus proches de l'an dernier, quand nous en avions fait sept, mais si la voiture était incapable de le faire, ce serait un problème. Or, elle peut le faire, nous devons juste comprendre comment y arriver avec constance."
Propos recueillis par Tom Howard
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