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Morbidelli, le satellite qui reste en orbite

Franco Morbidelli a cette fois dû s'incliner dans son duel de fin de course face à Jack Miller, une semaine après avoir eu le dessus sur l'Australien dans un finish haletant. Mais l'heure était tout de même aux réjouissances, avec une nouvelle arrivée sur le podium et la confirmation de la seconde place au Championnat du monde des pilotes... en qualité de pilote satellite !

Franco Morbidelli, Petronas Yamaha SRT

Qui aurait pu penser il y a encore quelques courses que Franco Morbidelli conclurait la saison 2020 en position de vice-Champion du monde, et premier pilote du clan Yamaha ? Troisième à l'arrivée du Grand Prix du Portugal, qui marquait la dernière épreuve du championnat, l'Italo-Brésilien a clairement été l'un des hommes forts de la seconde moitié de saison. Sa troisième place du jour marque aussi le troisième podium du pilote Petronas SRT sur les quatre derniers GP, acquis avec un équipement différent de celui de son équipier Fabio Quartararo, qui s'est progressivement perdu comme les autres pilotes disposant du matériel d'usine le plus récent.

Morbidelli a tenu la seconde place de la course depuis le départ, avant de voir Jack Miller porter une attaque imparable dans l'ultime passage, en guise de revanche à leur duel du week-end dernier qui s'était conclu par une superbe victoire du #21 dans les ultimes mètres. Peu importe : Morbidelli a une nouvelle fois fait son petit effet et a bien constaté qu'il n'aurait quoi qu'il en soit pas été possible de lutter pour la victoire face à un Miguel Oliveira qui évoluait seul sur sa propre planète.

"Je suis plus heureux de la deuxième place au championnat que de la position perdue dans le dernier tour", souriait-il de manière entendue lors de la conférence de presse d'après-Grand Prix. "Jack était très bon, très fort, particulièrement à la fin où il était plus fort que moi. Il a été malin et ne m'a pas donné la chance de répliquer alors vraiment, félicitations à lui et à Miguel, qui a été intouchable aujourd'hui."

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Morbidelli s'est vite rendu compte qu'il serait vain de tenter de répliquer au rythme affiché d'entrée de jeu par le pilote Tech3, qui a signé sa seconde victoire de la saison et a fait un bond au championnat. "J'ai essayé au début pour voir si j'étais capable de rester proche de lui, mais ce n'était pas le cas et dès le début et j'ai assez vite réalisé que je n'étais pas en mesure de rester avec lui. Puis j'ai juste essayé de pousser à 200% et de prendre beaucoup de risques malgré tout, car je souhaitais une arrivée sur le podium sur cette dernière course du championnat. Et finalement, nous y sommes parvenus, alors vraiment félicitations à toute l'équipe et à Yamaha qui m'a fourni un bon package… même si je ne peux pas cacher que j'avais le sentiment d'être la quatrième force en début d'année".

Un message adressé à plusieurs reprises dans le Parc Fermé, lors des interviews télévisées puis en conférence de presse par celui qui a bien tenu à faire passer le message à tous : il a été initialement difficile d'accepter que Yamaha ne lui procure pas le matériel d'usine 2020 comme à Rossi, Vinales et Quartararo cette année, tout comme d'admettre que la situation serait une nouvelle fois différente pour lui l'an prochain par rapport à ses compagnons mais néanmoins rivaux du clan Yamaha devant qui il termine finalement au championnat…

"Nous avons été en mesure d'exploiter le meilleur de ce que nous avions et finalement, dans l'ensemble, nous nous en sommes très bien sortis et avons fait un très bon travail", philosophe-t-il. "Il s'agit clairement d'une année dont je me souviendrai et au cours de laquelle j'ai vu que le travail paie. J'ai beaucoup travaillé alors je suis vraiment heureux maintenant de pouvoir me relaxer, profiter et bien me préparer pour l'année prochaine."

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