Morbidelli a "accepté" sa dégringolade au championnat
Passé des avant-postes à une anonyme 16e place au championnat en l'espace d'un an, Franco Morbidelli dit avoir accepté sa situation actuelle, tout en affirmant vouloir faire les changements nécessaires pour progresser.
Photo de : Ronny Hartmann / AFP via Getty Images
Le bilan de mi-saison est particulièrement rude pour Franco Morbidelli, qui a dégringolé dans la hiérarchie en l'espace d'un an et fait figure de dernier pilote Ducati.
En 2025, il était arrivé en Allemagne en occupant la quatrième place du championnat, avant de se blesser durant ce week-end et d'en repartir bredouille. Il comptait malgré tout 139 points après ce 11e Grand Prix de l'année, alors qu'il n'en a marqué que 46 cette année. Même Fermín Aldeguer, blessé deux fois, affiche 30 points de plus que lui.
Cela lui vaut de figurer au 16e rang du classement seulement, très loin de sa courbe de résultats de la saison passée, lorsqu'il avait plusieurs podiums à son actif et pouvait se targuer d'entrées régulières dans le top 5.
"L'année dernière, à ce stade de la saison, j'étais quatrième du championnat, et aujourd'hui je suis 16e, donc il y a sûrement beaucoup de choses qui ont changé. Et puis, l'année dernière, ça avait été une course importante ici, au sens où je m'étais fait mal alors que j'étais deuxième du sprint. C'est un moment qui a ralenti notre saison", expliquait Morbidelli en arrivant en Allemagne pour le dernier Grand Prix précédant la pause.
"En tout cas, cette année, la situation est totalement différente. En termes de régularité, ça a été une première partie très positive, car on a bouclé pratiquement toutes les courses", a-t-il fait remarquer, en dressant néanmoins le même constat de circuit en circuit : il manque cruellement d'adhérence avec la version 2025 de la Ducati.
"Je pars d'un niveau de grip plus bas que l'année dernière et plus bas que celui des premiers. Et au fil des jours, le grip augmente pour moi [comme pour eux], mais je suis plus loin. Le problème, c'est l'écart. Il y a un écart que l'on n'a pas réussi à combler dans cette première partie du championnat, et on n'y arrivera probablement pas, et cet écart se maintient tout au long du week-end."
Lors des récents week-ends de course, cela a même poussé Morbidelli à la faute à plusieurs reprises, selon lui, car la quête de performance implique une prise de risque qui ne pardonne pas. "Malheureusement, dernièrement, si j'ai essayé d'en faire un peu plus, je suis tombé", a-t-il pointé. "Dans la course de Brno, j'ai senti que je n'arrivais pas à répliquer le type de vitesse que j'avais eue pendant les essais, parce que c'était trop risqué. Et à Assen, j'ai essayé et je suis tombé à la fois le samedi et le dimanche."
Franco Morbidelli a accepté le fait que sa situation a changé.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
La dernière épreuve avant la trêve n'a fait que renforcer le constat général du pilote VR46. "Ça a été une course difficile", décrivait-il au soir du GP d'Allemagne. "J'ai reculé de trois places sur la grille [à la suite d'une pénalité, ndlr] et j'ai pris un départ correct mais j'ai encore perdu des places. Et puis, ma vitesse n'était pas bonne du tout. Je n'ai pu être rapide dans aucune partie de la piste, nulle part. Je n'étais pas du tout performant. C'est dommage, mais c'est comme ça."
Une pause qui arrive au bon moment
S'il glisse au détour de son discours qu'il n'a pas l'espoir de résoudre ce problème de fond de la GP25, Franco Morbidelli a tout de même assuré vouloir se remobiliser pour la seconde partie du championnat.
"Ça a été une première partie de saison très, très dure, où je n'ai pas réussi à être aussi compétitif que l'année dernière", regrettait le pilote italien. "Je sais que la situation est complètement différente. OK, je l'ai accepté et je cherche malgré tout de la performance et des progrès."
"On va voir si l'été va m'apporter le bon état d'esprit pour la seconde partie", lançait-il avant de partir en vacances, tout en décrivant l'étendue de ce qu'il devrait améliorer : "Le freinage, le milieu de virage et l'accélération. Surtout le milieu de virage et l'accélération dans certains types de virage, mais aussi le freinage sur certaines pistes. Il va falloir que je change beaucoup de choses."
"Cette pause estivale arrive au bon moment. Je vais essayer de me remobiliser et de me concentrer, d'aborder la seconde partie avec un état d'esprit plus ouvert, et je vais essayer de changer tout ce que j'ai besoin de changer pour m'adapter à cette Ducati, parce qu'on voit bien que les Ducati peuvent être performantes. On voit Marc [Márquez], Álex [Márquez] et Diggia au top, donc la moto peut le faire et j'ai besoin de bien comprendre comment extraire le potentiel de ce package."
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