Rétro 2001 - Le premier GP de Fernando Alonso

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Rétro 2001 - Le premier GP de Fernando Alonso
Par : René Fagnan
21 nov. 2018 à 19:30

Fernando Alonso va faire ses adieux à la Formule 1 ce week-end à Abu Dhabi. Revivons son cheminement vers le premier de ses 312 Grands Prix, celui d’Australie en 2001.

Né à Oviedo en Espagne, Fernando Alonso s’est vite intéressé au karting grâce à son père qui lui a offert son premier kart. En 1988, il décroche son premier titre après avoir gagné les huit épreuves au programme.

Après être devenu vice-champion d’Espagne en catégorie Cadet, sa fédération nationale lui accorde une autorisation en 1992 pour qu’il puisse, malgré son jeune âge, courir dans la classe 100 cc.

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Par la suite, Fernando reçoit une aide financière de la firme italienne IAME, et en 1995, il effectue le grand saut sur la scène internationale. Deux semaines avant de célébrer son 15e anniversaire, Alonso remporte le titre mondial junior de karting à Genk.

Après avoir disputé 14 saisons en kart, Alonso, âgé de 17 ans, décide passer à l’automobile.

Fernando Alonso, Minardi M01

Fernando Alonso, Minardi M01

Photo de: LAT Images

Fernando Alonso, Minardi M01

Fernando Alonso, Minardi M01

Photo de: LAT Images

Fernando Alonso, Minardi M01

Fernando Alonso, Minardi M01

Photo de: LAT Images

Adrián Campos, ancien pilote de F1 chez Minardi et propriétaire d’une écurie de Formule Nissan en Espagne, a justement un œil sur lui. En octobre 1998, Campos lui offre d'essayer la monoplace sur le tracé d’Albacete. Alonso montre de belles aptitudes et dispute le championnat 1999 de la série monotype. Avec six victoires, neuf pole positions et 164 points marqués, Alonso est sacré Champion de Formule Nissan.

À fond de train à bord de la Minardi

Son titre lui procure la chance d’essayer une Minardi de F1. Après avoir fait mouler son baquet, il se rend à Jerez le 13 décembre 1999 pour son premier contact avec un bolide de F1. La piste est très humide, glissante et piégeuse. Alonso s’installe au volant de la M01, et le moteur Ford V10 VJ Zetec-R prend vie. Il ne cale pas, puis, une fois en piste, il écrase l’accélérateur et monte les rapports à la volée. Dans le stand, tout le monde se regarde, éberlué. La Minardi dérape dans les virages, mais Alonso maîtrise la bête.

L’équipe l’arrête après trois tours de piste. Il a roulé plus vite que les deux autres pilotes conviés au test ! Toutefois, Alonso se fait sermonner par la direction de l’écurie. On lui ordonne de se calmer. Il retourne en piste, mais il roule encore plus vite ! Giancarlo Minardi sait qu’il tient un diamant brut et lui fait signer un contrat à long terme.

En 2000, Alonso court en Formule 3000 avec l’écurie Astromega. Il se classe quatrième et meilleur débutant. Simultanément, deux événements surviennent. Premièrement, Flavio Briatore gère la transformation de l’écurie de F1 Benetton en Renault. Il voit en Alonso la future star de l’équipe Renault, et rachète son contrat à Minardi. Briatore "prête" Alonso à Minardi où ce dernier fera ses classes en F1.

Fernando Alonso

Fernando Alonso

Photo de: Minardi Formula 1

Fernando Alonso

Fernando Alonso

Photo de: Minardi Formula 1

Fernando Alonso et Tarso Marques

Fernando Alonso et Tarso Marques

Photo de: Minardi Formula 1

Deuxièmement, Minardi vend son écurie à l’homme d’affaires australien Paul Stoddart. Les voitures seront propulsées par des moteurs Ford Zetec R, mais reconditionnés chez Stoddart au Royaume-Uni et rebaptisés European, du nom de son entreprise d’aviation.

Toutefois, Alonso n’a pas vraiment la chance d’accumuler les kilomètres d’essais avant le début de la saison 2001 de F1. L’Espagnol roule aux commandes d’une Lola de Formule 3000 de l’écurie European puis prend le volant d’une Benetton-Renault F1 lors d’essais de pneus Michelin sur le tracé de Barcelone. À cette occasion, Alonso n’a eu droit qu’à 30 tours de piste, mais a été plus rapide que Jean Alesi et Enrique Bernoldi au volant de la Prost-Peugeot.

Alonso arrive en Australie pour y disputer son premier Grand Prix. Il y rencontre un autre jeune débutant, Kimi Räikkönen qui commence chez Sauber. L’Espagnol apprend le circuit d’Albert Park à Melbourne et s’en tire bien. Il se classe 17e lors des EL1, puis 15e lors des EL2. Il qualifie sa European-Minardi en 19e place, à 3”657 de la pole position réalisée par Michael Schumacher dans sa Ferrari.

Un sans-faute

Fernando Alonso

Fernando Alonso

Photo de: Minardi Formula 1

Fernando Alonso

Fernando Alonso

Photo de: Minardi Formula 1

Fernando Alonso et Kimi Räikkönen

Fernando Alonso et Kimi Räikkönen

Photo de: Minardi Formula 1

Alonso dispute une course calme et disciplinée. Il mène une belle bataille contre Jos Verstappen, le papa de Max qui pilote une Arrows-Asiatech (Peugeot). Lors de son arrêt, le limiteur de vitesse refuse de fonctionner. La Minardi excède la vitesse maximale dans les stands et Alonso écope d’une pénalité de dix secondes. Au final, il franchit la ligne d’arrivée en 12e position avec deux tours de retard. N’empêche, il a impressionné, n’a pas commis de grosses erreurs et a ramené la voiture en un seul morceau.

Le reste de sa saison n’a rien d’exceptionnel. Il qualifie sa Minardi entre la 17e et la 22e place et termine ses courses avec habituellement plusieurs tours de retard. Il doit aussi subir huit bris mécaniques, sa Minardi n’étant pas un modèle de fiabilité. Après cette dure saison d’apprentissage, il passe chez Renault à titre de pilote essayeur, et en 2003, il devient pilote-titulaire et récoltera deux titres mondiaux.

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Séries Formule 1
Événement Grand Prix d'Australie
Pilotes Fernando Alonso Boutique
Équipes Minardi
Auteur René Fagnan